
Grégoire 1er, dit « le Grand » (540-604) et le chant « Grégorien » ?
Rappelons pour commencer que c’est de lui qu’il faut dater la suprématie papale (560). Toutes les luttes éparses, toutes les petites révoltes, toutes les tentatives d’insoumission se condensèrent sous sa puissante volonté.
Il résumait en lui l’état mental de son époque : caractère énergique et concentré, comme tous ceux qui ont peur de leurs propres actes, peur de l’immensité du mal qu’ils font ; imagination violente comme tous les candidats à la folie, sombre comme tous les hommes tourmentés et tourmentants, sans instruction aucune, ennemi déclaré de tout ce qui est intellectuel, de toute recherche, de toute science, il chassa de Rome les savants, ces gêneurs, il brûla les bibliothèques et fit détruire les derniers vestiges de l’art antique.
Ses traits étaient durs et noirs, comme ceux des hommes méchants. Déjà fou, il conversait avec des anges, la nuit, disait-il ; il se prosternait devant des châsses de saints pour glorifier la sainteté de son sexe en ces hommes, il avait toutes les superstitions, attachait à la moindre relique des vertus miraculeuses, s’agenouillait devant les grossières images qui remplaçaient les belles statues qu’il avait fait détruire.
Il devint maître de Rome (la pourrie) qui tremblait sous son autorité farouche ; riche du reste, comme tous ceux qui savent prendre ce qu’on ne leur donne pas. Il défendait d’étudier quelque livre que ce fût, disant que le démon est dans tous les livres ; il voulut anéantir toute manifestation de l’Esprit.
Tel est l’homme qui posa les lignes fondamentales du nouveau culte. On lui fait gloire de l’invention du chant grégorien, à tort, il ne fit que lui donner son nom. Ce sont les Bénédictins qui le trouvèrent.
NB : Les Catholiques nous racontent qu’on fonda, sur le mont Cassin, un Ordre religieux appelé les Bénédictins, et lui donnent comme fondateur saint Benoît.
On nous parle beaucoup de la règle de saint Benoît, qui semble être celle des anciens Esséniens.
Mais les Catholiques, qui suppriment toujours les femmes et mettent tout au masculin, disent qu’il s’agit d’un couvent de Bénédictins, alors qu’il est notoire que cet Ordre comprenait des hommes et des femmes, et que les Bénédictines furent beaucoup plus connues que les Bénédictins.
Presque toujours, les couvents des Bénédictines se trouvaient voisins des monastères de Bénédictins. Souvent les deux maisons étaient placées sous, le gouvernement d’un seul supérieur.
A Fontevrault, c’est l’abbesse qui commandait à la fois aux religieux et aux religieuses.
On appelle les Bénédictines « les filles de saint Benoît », mais ces religieuses n’acceptent pas ce titre et réclament, comme fondatrice, une « sœur jumelle » de saint Benoît de Noreia, sainte Scolastique. Voilà donc le nom de la vraie fondatrice des Ordres féminins remis en lumière.
Les modernes font dériver le mot École, Schola, du grec « Scholè » (loisir). En résumé, c’est le nom de la fondatrice qui est resté pour désigner les Écoles.
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