samedi 8 août 2020 - par Djam

La mondialisation linguistique est-elle anglaise ?

La mondialisation – en anglais la globalisation – on le sait est un mouvement planétaire pour lequel ses zélateurs affirment qu’il est inévitable. Rares sont ceux, du moins on l’espère, qui n’auraient pas compris que ce mouvement, rondement mené, est essentiellement, pour ne pas dire exclusivement un avantage colossal pour la nouvelle économie.

Passée de réelle à virtuelle, et d’échanges commerciaux concrets à jeu de casino, l’économie planétaire bouzille à peu près tout sur son passage sauf les algorithmes qui sont son carburant, son moteur, son cœur de battement que les sus mentionnés zélateurs aimeraient éternel. Le bon sens indique que rien en ce bas monde, fut-il virtuel, ne dure. Mais nous laisserons pour l’heure les « heureux de la mondialisation » - fort peu on le sait – s’éclater dans leur bac à sable rempli de faux bifetons et de lignes de chiffres sur des écrans sans fond.

Ce que je vous propose aujourd’hui est fait, non pas pour contrer cette mondialisation – ce serait d’une prétention achevée – mais pour la soutenir en lui redonnant une couleur que les nouveaux interprétateurs professionnels de l’Histoire factuelle prennent soin d’oublier. En principe, la vidéo et son contenu proposé ci-dessous devrait redonner des couleurs si ce n’est un bon moral à ceux qui le perdent sous le masque de la « nouvelle société » des barrés du visage (muselière sanitaire), opturés des esgourdes (écouteurs de bruits numérisé) et assombris du regard (porteur de lunettes solaires marqués). Manque plus que de leur boucher le dernier orifice de jouissance et on aura l'implosion si redoutée ! Mais revenons dans le droit chemin de la causerie sympathique et pédagogique...

Il s’agit là d’une vidéo d’1h animée par Anthony LaCoudre, français d'origine normande, qui a publié un ouvrage captivant sur la réalité de la langue anglaise. Certes, de grands et bons linguistes ont déjà rectifié des idées reçues sur la langue française qui « irait en se perdant dans la soupe mondialiste ». Et bien non ! Non seulement elle est bien là, mais les anglais parlent tous les jours le français, mais chuuuuuut ! ils ne le savent pas… et ceux qui le savent préfèrent ne pas l'avouer trop fort.

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La particularité du livre d’Anthony LaCoudre c’est qu’il est aussi l’un des meilleurs moyens d’apprendre « l’anglais » en apprenant à utiliser des mots… français, raffinés, justes, élégants, nuancés et pourtant considérés comme… anglais !

Pour ceux qui ont le temps et le goût, voici la version d’1h :

Pour ceux qui font dans la diagonale et l’express, voici un condensé de 11 mn :

CONCLUSION PROVISOIRE

Non, la culture française ne disparaitra pas de sitôt. Elle se répand, masquée – c’est tendance ! – et nous savons tous qu’une culture ne meurt pas sous les bombes mais dès que l’on détruit sa lange. La langue française est comme une herbe hybridée avec le temps long, elle circule sous le manteau, sous la prononciation adaptée à des bouches qui boivent du thé, sous couvert de technicité langagière et de fausse latinisation comme s’ingénient à l’affirmer les américains qui font semblant de croire qu’ils sont « le monde ».

La langue française est universelle, malgré elle et par les surprises des faits d’armes historiques. Jeanne d’Arc se doutait-elle qu’en sauvant la France elle a permis avant tout à une certaine Angleterre d’exister ?

A vous d’écouter…

Je vous salue masquée comme le concombre…



19 réactions


  • Giordano-Bruno 8 août 2020 14:06

    L’avantage des anglicismes, pour moi, c’est que je ne comprends pas ceux qui les utilisent.


  • perlseb 8 août 2020 21:00

    Moi je me pose une question sur la guerre de cent ans. On l’aurait perdu contre les "anglais", la langue mondiale serait peut-être le français aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque, on parlait français dans les 2 cours des 2 pays et la France était le plus peuplé des 2 pays. Alors Jeanne, elle a pas forcément fait du bon boulot...


    • Djam Djam 8 août 2020 22:34

      @perlseb

      En effet, elle a spécialement fait du "bon boulot"... si vous prenez le temps d’écouter la vidéo complète de Lecoudre (la 1ère) vous allez comprendre pourquoi le fait d’avoir sauver la France a curieusement permis à l’anglais de développer son royaume... de la part de l’auteur de cet ouvrage, c’est assez bien vu.


  • Djam Djam 8 août 2020 22:35

    ouppps... "elle n’as PAS spécialement fait du bon boulot"


  • cathy cathy 9 août 2020 09:42

    Donc les vikings parlaient français, lol. (Guillaume le conquérant était allié avec la France). L’unification de la langue française sur son territoire est très récente, entre la 1ere et 2ème mondiale.


  • Duke77 Duke77 9 août 2020 16:33

    Les états-unis auraient pu parler français. Il s’en est fallu de peu. Une bataille en particulier a été cruciale. La langue est aussi le reflet d’une mentalité. La mentalité anglosaxonne n’a rien à voir avec la mentalité française. Ce qui fait que le monde occidental est individualiste c’est notamment que le monde anglosaxon a gagné à cette époque.


  • Français du futur Français du futur 10 août 2020 00:05

    La mondialisation – en anglais la globalisation – on le sait est un mouvement planétaire pour lequel ses zélateurs affirment qu’il est inévitable.

    Ce n’est qu’un terme de novlangue qui devrait être traduit par américanisation. Le commerce ayant toujours été mondial depuis la nuit des temps.

    Et si vraiment on assistait à une mondialisation en bonne et due forme, alors il y aurait des magasins péruviens, des restaurants malgaches, des centres culturels philippins, des films indiens, des chansons mexicaines ou que sais-je encore dans nos villes et dans nos vies. Or ce n’est pas le cas, la grande majorité des enseignes sont américaines, comme la musique et comme les films...


    • Français du futur Français du futur 10 août 2020 00:19

      @Français du futur
      Quand je regarde le nom des magasins dans les centres villes, je ne me sens clairement plus en France. Idem quand j’entends ou que je lis les jeunes avec leurs WTF ou OMG.

      Soit on se couche et on devient des franco-américains, et ça ne fait pas plaisir à entendre, voir cela à Moncton avec ce sabir nommé chiac : 
      Soit on se bat comme les Québécois pour conserver ce qui fait notre originalité.


  • herve_hum 10 août 2020 15:41

    deux remarques

    1, une culture meurt soit par contrainte extérieure, soit par abandon intérieur, où la destruction de la langue en est alors la conséquence. Bref, le maintient ou non d’une culture dépend uniquement de la volonté de la faire vivre ou non.

    2, conséquence de la remarque précédente, la mondialisation n’est en rien la cause de la destruction des cultures, c’est un très gros mensonges. La preuve irréfutable en est la France, mais on peut citer n’importe quel pays du monde composé de plusieurs cultures, comme le Japon, la Chine, la Russie, le Royaume Unie, etc. Ceci, car si ce que vous affirmez était vrai, alors, il n’existerait plus en France les cultures basques, occitanes, bretonnes, etc. Là encore, c’est uniquement la volonté ou non de les conserver qui décide. Ainsi, au XIX ème siècle, la volonté était sinon de détruire, du moins de réduire les cultures régionales pour former l’idée de nation française, où parler en langue régionale était puni par la loi et ce n’est que récemment, après la seconde guerre mondiale qu’est revenu l’idée de conserver les cultures régionales et favoriser le retour de l’enseignement des langues.

    La mondialisation n’est pas une théorie, c’est un fait, une réalité physique en germe depuis que l’humain existe en tant que tel. Mais cela ne prédispose en rien de ce quelle doit être, cela dépend uniquement de la volonté humaine, fondé sur la diversité culturelle ou non. De ce point de vue, l’existence d’une langue mondiale n’altère en rien la conservation des langues nationales, c’est tout le contraire, puisque dès lors où tout le monde s’entend sur une même langue pour communiquer, cela veut dire qu’il n’y a plus de conflits linguistiques et culturels. A ce que je sache, parler au moins deux langues ne pose aucune difficultés pour personne, surtout si elles sont enseignées dès l’enfance. C’est en cela que l’espéranto fut conçu.


  • Thierry Saladin 10 août 2020 19:35

    Bonsoir à tous,

    Je n’ai écouté que l’entretien accordé par Anthony Lacoudre à France 24. 

    À l’entendre, ce monsieur serait le premier à avoir découvert que l’anglais a un vocabulaire aux trois-quarts d’origine française...

    Passons.

     

    Ajoutons que l’intéressé est parfaitement inconnu de nous, les associations de défense de la langue française*.

    En effet, il ne figure pas parmi les signataires de notre communiqué commun du 14 juillet 2020, et pas davantage du Haut comité international de la Langue française et de la Francophonie (HCLFF) qui a été créé le 18 juin 2020. Hélas pour nous.

    * lesquelles se battent, dans l’anonymat absolu, depuis des décennies. Déjà pour faire respecter la loi Toubon (1994). Nous en sommes même réduits à mener des actions en justice, c’est dire !

     

    Quant à la nouvelle lettre que nous avons sous le coude pour l’adresser à Macron dès septembre, ce doit être également terra incognita pour lui.

     

    Il est à craindre que son intérêt pour la langue française soit, somme toute assez relatif, ou bien fort différent du nôtre. Laquelle langue française est en danger de mort, d’abord dans notre pays.

    Il ne sait pas non plus que nous tous parlons désormais de véritable linguicide du français en France.

    C’est probablement pour toutes ces raisons que beaucoup de sottises ou de banalités sont été dites lors de cet échange télévisé de 11’. Par lui d’abord, mais également par la journaliste. Notamment sur les faibles capacités des Français à apprendre les langues — l’extinction phonétique, ça lui parle au monsieur ?


    @Hervé Hum

    Bien d’accord avec vous quand vous écrivez : (...)A ce que je sache, parler au moins deux langues ne pose aucune difficulté pour personne, surtout si elles sont enseignées dès l’enfance. C’est en cela que l’espéranto fut conçu.

     

    Cordialement.

     

    Thierry Saladin

     

    Pour les curieux : https://www.francophonie-avenir.com/fr/accueil/bienvenue

    ou bien : http://www.avenir-langue-francaise.fr/


    • Djam Djam 13 août 2020 10:33

      @Thierry Saladin

      On vous sent donneur de leçon Thierry (?)

      A l’évidence vous n’avez pas lu l’ouvrage de Lacoudre sinon, en principe, vous n’auriez pas écrit exactement cette petite pique à son encontre.

      Cet auteur n’a pas la prétention d’être l’exclusif défenseur de la langue française, il ne nie pas non plus le linguicide que vous évoquez. Il a juste pris un parti celui de faire savoir au plus grand nombre de français et... d’anglais parlant le français, que notre langue est omniprésente dans cet anglais qui occupe tout le terrain de la vie économique et qui, en effet, parasite le bien parler français.

      Si vous vous contentez en effet d’écouter que l’entretien vous ne risquez pas de saisir l’objectif de son ouvrage ! Croyez-vous vraiment qu’une télé comme F24 ait le souci de défendre notre langue ?? A l’évidence ils s’en foutent, ils font juste un petit coup de flash sur un français qui, par ailleurs, vit aux EU... c’est la raison pour laquelle il n’est pas signataire des communiqués dont vous parlez.

      Le fait même que son ouvrage existe vient simplement renforcer les livres déjà fort captivants de linguistes français comme Henriette Walter ou Claude Hagège. Ne soyez pas si radical envers ceux qui font, à leur façon, le même travail d’information que vous !


    • Thierry Saladin 13 août 2020 21:34

      Bonsoir Djam,

      Vous me répondez : (…)A l’évidence vous n’avez pas lu l’ouvrage de Lacoudre sinon, en principe, vous n’auriez pas écrit exactement cette petite pique à son encontre.

      Examinons ensemble les faits :
      1) Minutage 0’45’’ : « Personne n’a écrit des deux côtés de La Manche ou des deux côtés de l’Atlantique une étude, un livre, une recherche sur le thème… [ndr : à propos du fait que l’anglais a une forte proportion de son lexique d’origine française].

      Une once de modestie chez lui, pour ne pas dire d’honnêteté intellectuelle, l’eût préservé de mon ironie.

      Car quelques auteurs ont traité de ce sujet bien avant lui : citons au hasard, André Cherpillod, Georges Kersaudy, Claude Piron…

      Ainsi que Claude Hagège et Henriette Walter que vous citez, vous-même.

       

      2) Ensuite, au minutage 2’05’’-2’10’’ : « Guillaume parle français, comme vous et moi. Il serait assis à côté de nous, on pourrait converser avec lui. »

      Ben voyons !

      En pareil cas, l’aide d’un médiéviste interprète ne serait sans doute pas superflue… Ne serait-ce que pour faciliter la compréhension.


      3) Vous précisez :
      (...)Cet auteur n’a pas la prétention d’être l’exclusif défenseur de la langue française, il ne nie pas non plus le linguicide que vous évoquez.(...)


      Vous ne croyez pas si bien dire...

      Minutage 8’10’’ : « On a en français pas plus de 500 mots anglais ».

      Bingo !

      8’37’’ : « Pensez-vous qu’il y a une menace ? » demande la journaliste. Réponse : « Non, pas du tout (…) mais sans influencer particulièrement le français ».

      Carton plein !

      Autrement dit j’assume ce que vous appelez la « petite pique ».

      De plus, j’ai pris la peine d’écouter la vidéo de sa conférence à Paris Dauphine, où, comme vous le savez, il est enseignant : pas un mot sur la situation actuelle du français. Déjà en France.

      Donc s’agissant du linguicide du français, eh bien je vous l’accorde : il ne le nie pas, puisqu’il n’en parle pas du tout.

      En est-il même conscient ? Je vous laisse le soin d’apprécier, et vous fais grâce de mon avis.

      (à suivre)


    • Thierry Saladin 13 août 2020 21:38

      @Djam (suite)

      4) (...)Ne soyez pas si radical envers ceux qui font, à leur façon, le même travail d’information que vous ! (...)

      Mais il ne s’agit pas du tout du même travail.
      Il y a même un monde entre des gens comme lui, que par convenance je qualifierai de chercheurs (dans leur laboratoire : in vitro), et des responsables d’associations de défense de la langue française, comme nous sur le terrain (donc in vivo).

      En conclusion.

      Je n’ai absolument rien contre ce monsieur, mais visiblement il ne voit pas les choses comme nous. Ce qui est parfaitement son droit. En outre, il surfe sur la vague de l’anglais incontournable, pour ne pas dire salvateur, ce qui est autrement plus facile que ce que font nos modestes associations, dont personne ne se soucie, et qui tiennent un langage bien différent.

       

      Apprenez en effet que le 20 mars 2018, quatre associations tenaient une conférence de presse à Paris. (cela aurait presque pu avoir lieu le même jour que lors de son passage sur France 24)

      Et devant qui, SVP ?  Mais zéro journaliste, voyons !

      https://www.francophonie-avenir.com/fr/Point-d-infos/278-Le-20-mars-nos-associations-tenaient-conference

      Si vous avez la curiosité de lire cette page et d’écouter la vidéo qui y figure — ce qui vous honorera — vous verrez que nous ne faisons pas du tout le même travail que ce monsieur. C’est ainsi.

      Et ne voyez aucune pleurnicherie ici.
      Simplement une expérience pluridécennale qui nous autorise, même dans un silence médiatique absolu, à soutenir une thèse (= la vraie vie, finalement) bien différente de celle qui nous est vendue aujourd’hui, entre autres par M. Anthony Lacoudre. Oui, entre autres, parce qu’il est loin d’être le seul.

      Et grand bien lui fasse.

      Bien à vous.

      Thierry Saladin

      P.S. : pour le cas où vous le souhaiteriez, voici comment contacter notre association :<[email protected]>

    • Djam Djam 14 août 2020 10:18

      @Thierry Saladin

      Je prends sans problème en considération vos remarques Thierry. Le forum est fait pour ça et j’apprécie que chaque article, quel que soit son thème, puisse être remis en cause, y compris l’auteur comme celui de cet ouvrage.

      J’ai simplement proposé la découverte d’un nouveau livre sur le très dense sujet de la langue française. Rien d’autre. Le livre, je vous l’assure, est très bien fait et je le propose comme l’un des plus faciles moyens de mieux parler l’anglais !

      Tous les autres auteurs linguistes cités par vous et moi sont tout aussi pertinents voire sans doute encore plus précis... pourquoi rejeter celui-ci s’il peut aider quelques personnes à faire des progrès ?


    • Télé-Afrav Télé-Afrav 14 août 2020 18:35

      @Djam - Monsieur, si je comprends bien vous proposez ce livre comme l’un des plus faciles moyens de mieux parler l’anglais.
      Nous y sommes donc : ce livre n’est pas là pour convaincre les Anglophones de se mettre au français, mais pour inciter encore un peu plus les Français à parler anglais. Vous a-t-on dit que dans un échange lorsqu’il n’y a pas de réciprocité, l’échange n’est pas loyal, et pour le cas, ce sont encore les Francophones les dindons de la farce. Oui, dans ces circonstances, le fait de nous dire que l’anglais est largement composé de mots français
      , sous-entend que ce n’est pas grave de perdre notre langue au profit de l’anglais puisque l’anglais, c’est du français (mal prononcé dixit Clemenceau).

      Le problème, c’est que si c’était les mêmes langues, on se demande alors bien pourquoi les Britanniques et les Anglo-Américains ont tant fait pour éliminer le français partout où il était :

      En Louisiane, le français fut interdit à partir de 1921 et cela jusqu’en 1968.

      Dans le Vermont pour angliciser la population de cet état qui était très francophone et très catholique, on y introduisit des prêtres et des évêques catholiques venant d’Irlande, car la population refuser de se mettre à l’anglais jugeant que cette langue était la langue des protestants.

      Je passerai sur la Déportation des Acadiens, véritable génocide, organisé par nos « amis » anglais pour, notamment, ne plus entendre parler français à l’Est du Canada.

      Dans l’Ouest canadiens, ce ne fut pas mieux pour les Francophones. Les Métis francophones chers à Louis Riel, qui peuplaient majoritairement l’actuelle Alberta, Saskatchewan et Manitoba furent contraints à l’anglais après que les puritains protestants aux ordres du 1er ministre canadien de l’époque, John Alexander Macdonald, eurent pendu leur chef Louis Riel, en 1885. À partir de cette date, il était interdit aux Métis de l’Ouest Canadien de parler français, et si d’aventure, on les entendait s’exprimer dans cette langue, on leur lançait une méprisant « Speak White ». La politique du « Speak White » a fait que tout l’Ouest canadien a été assimilé à l’anglais en quelques décennies.

      Dans ces circonstances, nous raconter que l’anglais, c’est comme du français, c’est comme se moquer de nous. Cette façon de faire contribue à rendre une partie de notre peuple aveugle et sourde au fait que la Grande-Bretagne et les États-Unis furent souvent, et restent en diverses circonstances nos alliés bienvenus, lorsque leurs intérêts rencontrent et servent les leurs, mais sont en même temps des rivaux constants, voire des ennemis occasionnels, qui choisissent de s’attaquer à nos vecteurs de rayonnement et d’action extérieure.

      Ainsi, on en vient, en France, avec beaucoup d’indulgence, à occulter le dénigrement et l’hostilité dont notre langue et notre culture sont l’objet de la part de ces « amis ». On a pris l’habitude de leur pardonner diverses « bavures » et « dommages collatéraux » qu’ils nous ont causés au cours de plusieurs conflits où nous étions pourtant alliés.

      Les derniers exemples en date étant en 1975, la bizarre liquidation par le "Peace Corps" du fonds français de la Bibliothèque nationale du Cambodge qui restait après la chute des Khmers rouges ; le bombardement par les avions de l’Oncle Sam du Consulat de France à Hanoï vers la fin de la guerre du Vietnam, pendant laquelle ils avaient tout fait pour éliminer la langue française, bien mieux que les Russes n’ont pu le faire. Moralité, aujourd’hui, le français est quasiment mort dans cette partie-là du monde.

      Et que dire, plus près de nous, de la politique anti-français du commissaire britannique Neil Kinnock qui, à partir de 2004, à la tête des services linguistiques de l’UE, a poussé la Commission et notamment les Commissaires chargés de la politique linguistique, sous l’influence du British Council et du cynisme de sa politique de domination.

       


    • Télé-Afrav Télé-Afrav 14 août 2020 18:37

      @Télé-Afrav - (suite et fin du précédent message) :

      Enfin, force est de constater que M. Lacoudre (voir la première vidéo de votre article), alors qu’il fait une conférence en France, dans une université française, Paris-Dauphine, présente son diaporama avec des titrages tout en anglais, considérant somme doute que ce n’est pas la peine de titrer en français puisque l’anglais et le français, c’est pareil.

      On voit là le vrai message de ce monsieur : « N’ayez pas de scrupule à céder à l’anglicisation puisque l’anglais, c’est du français ».

      Pour information, l’université Paris-Dauphine fait partie de l’ensemble universitaire PSL - Paris Sciences et Lettres, PSL qui avait adopté le logotype « University Research », un logotype en anglais, bien sûr, mais ce n’est pas grave, comme dirait l’autre, puisque ces deux mots sont d’origine française, sauf que pour nous à l’Afrav, on aime pas le français mal prononcé. Alors, nous avons attaqué PSL en justice pour que ce logotype disparaisse de notre environnement linguistique, et nous avons gagné : https://francophonie-avenir.com/fr/Info-breves/248-Victoire-de-l-Afrav-Paris-Sciences-et-Lettres-PSL-condamnee.

      Oui, l’anglais ne fait pas encore la loi en France, et c’est tant mieux !  

       


  • Télé-Afrav Télé-Afrav 11 août 2020 16:22

    On remarquera que la journaliste, Florence Villeminot (dans la seconde vidéo), dit que les Français ne sont pas mondialement connus pour leur compétence en anglais, mais qu’elle oublie de dire, comme par hasard, que les plus nuls en langues étrangères ce sont les Anglo-Américains pour qui apprendre une langue étrangère n’est même pas obligatoire dans leur parcours scolaire.

    Bizarre cette manie de toujours accuser les Français de mal parler anglais, alors que l’on ferme les yeux sur le quasi monolinguisme des Anglo-Saxons. 

    Faudrait faire un livre là-dessus, M. Lacoudre !

     


    • Djam Djam 13 août 2020 10:37

      @Télé-Afrav

      Bien vu et bien rappelé Afrav !

      Les français sont les premiers à se discréditer à peu près en tout. C’est le "remarquable" travail d’auto détestation qu’ont fait pendant des années les ex-maoistes plus ou moins intellos surmédiatisés comme les BHL, Sollers et autres Glucksman qui détestent tout ce qui est " bignou, coq français et floklore régional" (sic. Botule Levy !).


  • hase hase 6 novembre 2020 13:49

    Bonjour,

    j’espère que vous recevez vos commentaires sur votre messagerie : vous avez oublié de mettre la vidéo sur votre article en modération ! dommage !!! j’aurais adoré l’écouter !!


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