samedi 22 février - par zendragon

Retraites : le faux problème du financement - ou l’arnaque de la réforme Macron-BlackRock

Si vous aviez besoin de preuves chiffrées démontrant qu'il n'y avait aucun besoin raisonnable de dégrader une nouvelle fois notre système de retraite, cette vidéo est faite pour vous.

L'appauvrissement des futurs retraités, programmé par la réforme des retraites, est juste un choix intéressé de Macron-BlackRock. Il n'y a en réalité aucun problème démographique majeure qui justifierait cete réforme.

Osons Comprendre explique notamment que :

Les réformes passées prévoient déjà d'augmenter l'âge de départ à la retraite de 4 ans ;
elles ont aussi diminué le niveau des pensions ;
les Fonds de réserve des régimes de retraite représentent 137 milliards € ;


La CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale) pourra mobiliser 24 milliards € par an à partir de 2024 ;

Dans le pire des scénarios prévu par le COR (Conseil d'Orientation des Retraites), une augmentation des cotisations retraites de seulement 0,44 point suffirait à combler le déficit (sans même reculer l'âge de départ à la retraite).

Si une réforme était nécessaire, elle devrait plutôt partir du principe que ceux qui ont les moyens et qui vivent plus longtemps pourraient cotiser davantage. (Pour le véritable problème des inégalités entre retraités, voir l'article Retraites : inégalités, les chiffres qui tuent).

A l'évidence, Macron-BlackRock veut une réforme qui dégradera l'efficacité du système de retraite par répartition. Exactement le même schéma consistant à étrangler les services publics, pour les rendre moins efficaces. On pourra ainsi les fermer (ou les contraindre uniquement aux activités n'intéressant pas le secteur privé) pour cause d'inefficacité. Des intérêts privés viendront prendre la place, pour le bonheur des gros actionnaires et des groupes financiers...

 

Retraites : le faux problème du financement - Osons Comprendre

Osons Causer, ajoutée le 21 février 2020

De plus en plus de retraités qui vivent plus longtemps : l'équilibre financier de nos retraites serait menacé.
Il faudrait d'urgence faire des économies avec une nouvelle réforme. Mais est-ce bien sûr ?

Avec cette vidéo, le financement des retraites n'aura plus aucun secret pour vous. Et vous pourrez debunker facilement tous les mensonges du gouvernement :)

 



5 réactions


  • keiser 23 février 10:00

    Bonjour

    La France a reversé 310 milliards d’euros en 2018 (soit 13,8% de son PIB) pour le financement des retraites.
    Même en prenant en compte le scénario le plus pessimiste du Conseil d’orientation des retraites = 18 milliards d’euros de déficit en 2025.
    18 Milliards sur 310, franchement, n’importe quel gérant d’entreprise serait à même de régulariser la situation devant son banquier.
    Surtout que Jospin avait prévu un fond de solidarité depuis 1999.

    En 2024, il restera un peu plus de 20 milliards dans ce fond.

    A noter que ce fond à été allégrement pillé par les gouvernements précédents.

    On peut donc dire que ce système par répartition fonctionne et sa longévité, malgré les crises successives le prouve.

    La nouvelle reforme, en cherchant bien car nous sommes dans l’expectative, devrait représenter un chèque de 700 milliards sur quinze ans.

    Cela inclut la remise à niveau des rémunérations promises par le gouvernement.

    Il parait donc illogique de changer un système qui ne demandait que des améliorations.

    Pour un canard boiteux dont on ne connait même pas les tenants et aboutissants et dont le cout n’est pas vraiment défini.

    Je me pose donc quelques questions :

    Qui va payer le cout de cette reforme ?

    Et surtout : à qui profite ce crime clientéliste si ce n’est à Black Rock ou autres requins de la finance.

    Quelle garantie pourront donner ces fonds spéculatifs en cas de crise ou faillite ?

    Quelles garantie sur la pérennité du point peut donner le gouvernement car c’est à lui qu’appartiendra le gestion des retraites et non plus à des caisses ayant fait leurs preuves à travers les décennies.

    A savoir que ce n’est pas fini dans la casse car la suite concerne l’apport du privé dans les logement sociaux.

    Ainsi que la privatisation de la sécurité sociale, ou du moins ce qu’il en reste.

    Etc, etc ...


    • pegase pegase 25 février 11:40

      @keiser
      Je me pose donc quelques questions :

      Qui va payer le cout de cette reforme ?

      Drôle de question, cette réforme engendre justement moins de coûts en terme de cotisations sociales des entreprises... enfin en principe ...

      Et surtout : à qui profite ce crime clientéliste si ce n’est à Black Rock ou autres requins de la finance.

      Aux grandes entreprises françaises qui sans cela ne seraient pas assez compétitives dans le cadre de l’euro et de notre adhésion à l’union européenne ..

      En clair, l’euro est une monnaie trop forte pour notre économie, cette monnaie rend nos grandes entreprises insuffisamment compétitives sur le marché mondial, donc ils ont engagés une réforme (ils => sans doute ceux qui tirent les manettes de la commission européenne), qui consiste à dégrever en partie les charges sociales et les impôts des entreprises, cette réforme c’était le CICE introduit sous François Hollande (gouvernement Ayrault), puis le CICE a été supprimé en 2019 (dernièrement donc), en fait ils ont subtilement supprimé le CICE, mais le dégrèvement existe toujours... Cette réforme a engendré un manque à gagner aux caisses de retraites de plus de 50 milliards d’euros selon Sapir ...

      Voir le poste de maQiavel ici, avec l’interview de Jacques Sapir (économiste) par un journaliste russe ...(en français évidemment)

      https://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/entretien-avec-jacques-sapir-sur-84910

      Personne ne s’y est intéressé, et pourtant c’est sans doute un des 2 ou 3 articles les plus importants depuis le début de l’année ...

      Le problème numéro 1 est donc notre appartenance à l’UE et à l’euro ...


    • pegase pegase 25 février 11:52

      @keiser
      -
      En fait le niveau des cotisations sociales qui existait avant notre adhésion à l’union européenne est incompatible avec l’euro, qui est une monnaie trop forte pour notre économie ... Avant ces problèmes se réglaient en dévaluant la monnaie par injection de liquidité, aujourd’hui c’est impossible puisque le cours de l’euro est verrouillé ...

      Donc ce sont les acquis sociaux qui sont devenus les variables d’ajustement ...

      Blackrock là dedans, c’est sans doute eux qui ont conseillé le gouvernement Ayrault, mais on ne peut pas dire qu’ils en profitent directement, sinon par le fait de faire perdure le système UE et euro ...


  • Vraidrapo 24 février 15:43

    Le problème c’est 25% des électeurs qui se satisfont d’une marionnette du Banquier le plus planqué du Monde, comme Hôte du Château...
    Cette marionnette arrogante autorise Talonnettes, multi-mis en examen, pour représenter la France lors de cérémonies officielles...

    Lors de son apogée, cette Talonnettes, elle même, se faisait accompagner à chacun de ses voyages, par un Balkany devenu repris de justice notoire...

    Et, pour couronner le tableau, Dany-Le-Rouge agitateur de mai 68 a rejoint sa tribu en fin de carrière...

    Dans un tel contexte, pourquoi se fatiguer à critiquer l’injustifiable...Tout n’est que complot. Faut voir que rien ne transpire du Siècle, ni du Bilderberg.


  • Orwell Orwell 25 février 01:24

    Le système actuel des retraites est très solide. C’est 330 mds d’euros chaque année. Ça fonctionne bien. Le régime général est en excédent depuis 2013 à peu près. C’est 35% des retraites.

    C les gouvernements qui organisent son insolvabilité.


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