samedi 12 août - par matthius

Créer une coopérative auto-gérée

Après des années passées dans l'animation socio-culturelle, Franck, Gaël et cinq autres militants de l'éducation populaire ont décidé de créer leur propre structure. L'idée : "faire de l'éducation populaire exactement comme on pensait que ça devait être fait, ce qui n'était plus possible selon nous dans le modèle associatif classique".



23 réactions


  • medialter medialter 12 août 13:47

    "faire de l’éducation populaire"
    *
    L’éducation populaire, c’est faire l’apologie du péquenaud communiste ? "On passe à l’acte [...] On a décidé de faire la révolution" smiley Mais oui, allez vous branler dans votre égalitarisme. Ca commence copains comme cochons en descendant des bières et ça finit par niquer la femme de l’associé. Bouffons de gauchistes


    • frugeky 12 août 14:32

      @medialter
       On croirait presque sentir l’odeur de l’associé cocu...

      Vous pouvez vous y mettre, à l’éducation politique, en faisant l’apologie de l’intellectuel fasciste, puisque vous semblez friand de ces vieilles étiquettes.

      Même si nous ne restions qu’entre français, faudrait-il éliminer ceux qui ne pensent pas comme vous ou apprendre à vivre ensembles ?


    • DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 12 août 23:48

      @medialter :
      Je préfère le communiste, un travail collectif en commun, que le chacun pour sa gueule que tu prônes ...


    • medialter medialter 13 août 14:08

      @frugeky
       "On croirait presque sentir l’odeur de l’associé cocu..."

      *

      J’ai une gueule à trainer avec des babacools ?

      *

      "apprendre à vivre ensembles"

      *

      Il ne peut exister le moindre vivre ensemble dans un système où le vivre ensemble a mené à la dictature actuelle


    • anomail 14 août 09:51

      @medialter

      "L’éducation populaire, c’est faire l’apologie du péquenaud communiste ?"

      Ah la vache, vous attaquez bille en tête vous.

      Bon, essentialiser le communisme c’est classique, c’est le réflexe pavlovien de celui qui n’a rien d’intéressant à dire.

      Mais sauriez-vous nous éclairer sur la nature du communisme dont vous accusez ?

      Parce que si les bas du fronts ne retiennent que Staline, il y a quand même eu (et il y a toujours) beaucoup de courants de pensées autour du communisme.

      C’est comme les abrutis qui parlent des "fonctionnaires" sans avoir la moindre idée du nombre de métiers que ce terme englobe.

      (épargnez-vous les attaques personnelles, je ne suis pas communiste).


  • maQiavel maQiavel 12 août 14:50

    Ils dressent un tableau très pondéré de leur expérience, c’est intéressant.

    Dans la réalisation d’un projet il y’a toujours des contradictions entre la théorie et la pratique et ce qui est fun c’est quand on essaie de surmonter ces contradictions sans dénaturer son projet théorique de base mais sans non plus être déconnecté du réel, et cela nécessite des réarrangements, des aménagements, des adaptations, de trouver des modes de régulation , des principes d’organisation etc.

    Merci du partage , ce qu’ils racontent de leur expérience est intéressant ...


  • nephis 12 août 15:31

    Ubuesque la quantité de sous-êtres (pour ne pas dire non-êtres) fortement marqués par la vacuité ontologique qu’aura générée ce zoo à ciel ouvert qu’on nomme société moderne ! De l’anthropologie française à la sous-anthropologie charlique…


  • Joe Chip Joe Chip 12 août 18:25

    Je vois pas ce qu’on peut leur reprocher à partir du moment où ils n’ont pas tendu la main pour demander des subventions, en plus ils tiennent pas du tout des propos de "gauchistes" sur leur retour d’expérience. 


  • yoananda yoananda 13 août 10:31

    C’est super (vraiment) MAIS ...
    En passer par tout ça pour réaliser que "la hiérarchie a des vertus" [je sais que leur expérience ne se résume pas à ça] c’est un peu, comment dire, dérisoire. Quand je pense qu’ils font de la déséducation populaire, ils auraient peut-être du commencer par la, comme ils le disent eux même : pas de jugement moral sur la hierarchie.
    En fait, les gens "normaux", qui n’ont pas le luxe de se poser autant de question, vont à l’efficacité et basta.
     
    Vous imaginez une armée sans hiérarchie en auto-gestion coopérative ?
    Cette recherche utopique, c’est le retour à la facile dans le ventre de maman qu’ils recherchent, ils veulent la fin du rapport de force, la fin du conflit, mais bon ... faut bien bouffer à la fin de la journée, et la bouffe, ce n’est pas comme les idées, ce que tu prends pour toi ne pourra pas être donné au voisin et quand il n’y en a pas assez pour tout le monde, ben faut se battre pour sa part.
     
    Alors il reste une question : est-ce que les machines, produites par le méchant capitalisme inégalitaire, vont finir par nous donner un monde ou le travail devient non nécessaire ?
    Oui, sûrement, mais je parie que ça ne changera rien car quand nous y arriverons, les machines finiront par nous considérer nous même comme des ressources à exploiter et nous devrons nous libérer d’elles, ce qui sera encore pire qu’avant.
     
    Donc pour moi, ce genre d’expérience est très intéressante et ça corresponds à l’esprit des blancs de toujours vouloir abattre la prochaine frontière (ici sociale), mais la radicalité (nécessaire pour être à fond) me semble applicable uniquement dans un environnement financier et social très particulier d’abondance.
     
    Si ce n’est pas le cas et que je me trompe (tant mieux) mais j’aurais aimé un retour sur le coté économique et ses contraintes.


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 12:42


    Je suis certainement particulièrement obtus, mais je ne comprends absolument pas ce que vend (et à qui ?) leur coopérative auto-gérée (cela sent le pléonasme) pour subsister (sans subventions)...



    • yoananda yoananda 13 août 13:10

      @Jean-Pierre Llabrés
      et combien ?

      En effet, je serais intéressé de savoir qui paye.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 13:30

      @Jean-Pierre Llabrés

      Matthius, qui n’a pas fait un commentaire depuis le 6 août, devrait se réveiller et assurer le service après-vente en matière d’information.



    • medialter medialter 13 août 14:14

      @yoananda
      "En effet, je serais intéressé de savoir qui paye"

      *

      C’est le client qui paye. C’est une structure commerciale, la seule différence, c’est que les décisions de l’entreprise sont collégiales (on lève la main comme à l’école, parce que, comprenons-nous bien, le système démocratique est le nec plus ultra smiley ). Le dernier qui a essayé de mettre de telles communautés en place était Pierre Rabhi. J’avais discuté avec lui à une de ses conférences à Grenoble, à l’époque où il s’est présenté à la présidentielle, de son aveu même ça avait fini en carnage. Je crois que tous ces utopistes n’ont pas encore bien capté ce qu’était la nature humaine


    • yoananda yoananda 13 août 15:10

      @medialter
      je me demandais quelle était la sociologie des clients (je me doutais un peu que c’était le client qui payais ! lol) smiley


    • jeanpiètre jeanpiètre 13 août 18:51

      @medialter
      on attend toujours tes articles et ton blog sensé nous révélé la quintescence de kubrick... 

      c’est plus facile de jouer les snipers quand certains ont de l’initiave 

      non peut être


    • anomail 14 août 10:11

      @yoananda

      Ils vendent ça :

      http://www.ardeur.net/formations-2017/


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 14 août 10:51

      @anomail

      Merci bien pour cette information.
      Malheureusement, ce document ne dit rien sur "à qui ils le vendent, à quel prix, et cætera..."


    • Heimskringla Heimskringla 14 août 23:30

      @medialter

      "Je crois que tous ces utopistes n’ont pas encore bien capté ce qu’était la nature humaine"

      2 vertueux pour 8 sous races. 


    • anomail 17 août 16:28

      @Jean-Pierre Llabrés
      Tout est accessible par le lien que j’ai collé, y’a qu’à cliquer un peu.


    • ffi 18 août 10:40

      @jeanpiètre
      La sociologie des clients ? Des gens bien positionnés dans la fonction publique ou le monde associatif, ayant la capacité d’utiliser leurs subventions pour produire des animations pour leur public, partageant avec eux un goût prononcé pour ce genre d’expérimentation économique. C’est ce que j’imagine.

      Bref, c’est fort possible que, même s’ils n’ont pas reçu de subventions en propre, ils aient servi de réceptacle final à toute une série de subventions, guidées vers leur structure par un bon réseau idéologique et militant. Les subventions de « gauche » subventionnant les structures de « gauche » en cascade, en quelque sorte.

      Leur projet aura produit un engouement idéologique. Mais l’individualisme étant très constitutif de la spiritualité de gauche, finalement, les gens de gauche sont très mal outillés pour réussir ce genre de structure... S’il n’y a plus l’ennemi bourgeois capitaliste et exploiteur pour produire l’unité du groupe, il explose... Et c’est même drôle : À un moment, l’un évoque « l’auto-exploitation »... L’ennemi, il était devenu intérieur...

      Mais, si l’on y réfléchit bien, pour pouvoir se placer à l’intérieur d’une hiérarchie, il faut savoir laisser sa volonté être guidée par les choix d’un décideur, ce qui revient à abandonner une part de son individualité, ce qui est difficile pour un militant de gauche.

      Une des solutions proposées serait d’avoir posé à priori un ensemble de règles et de procédures pour régler les différends. Cela revient finalement pour le coopérant à se placer dans une hiérarchie, ce qui est donc susceptible de contrevenir à son individualisme. De plus, à la différence du modèle naturel, le chef de cette hiérarchie n’est pas une personne humaine, mais un système normatif, décrété à priori.

      Ce genre de hiérarchie a le défaut d’être inhumain. Déjà, comme un tel système normatif est donné à priori, il ne peut s’adapter à une situation inédite. De plus, un chef compétent saura ménager les susceptibilités, faire preuve de diplomatie, prendre en compte les sentiments, autant de choses qu’un système normatif, du fait de son inertie, ne saura jamais faire.


    • anomail 27 septembre 16:18

      @ffi

      "Bref, c’est fort possible que, même s’ils n’ont pas reçu de subventions en propre, ils aient servi de réceptacle final à toute une série de subventions, guidées vers leur structure par un bon réseau idéologique et militant. Les subventions de « gauche » subventionnant les structures de « gauche » en cascade, en quelque sorte."

      Bien vu, cela dit en théorie je vois mal une structure "droite" financer une structure de "gauche", au final chacun utilise les niches budgétaires et fiscales qui sont à sa portée.

      "Mais l’individualisme étant très constitutif de la spiritualité de gauche"

      Je vous laisse l’entière responsabilité de cette essentialisation péremptoire smiley

      "S’il n’y a plus l’ennemi bourgeois capitaliste et exploiteur pour produire l’unité du groupe, il explose..."

      Après examen de cette phrase, il ne semble pas extravagant qu’une organisation, fût-elle de gauche, disparaisse en même temps que l’objet de son existence, avec ou sans l’effet pyrotechnique évoqué.

      Cela dit, le "bourgeois capitaliste et exploiteur" faisant preuve d’une santé insolente, je crois que nous ne sommes pas près d’assister à la supernovæ qui permettrait de vérifier votre théorie.

      "Et c’est même drôle : À un moment, l’un évoque « l’auto-exploitation »... L’ennemi, il était devenu intérieur..."

      En effet, mais au moins ont-ils eu la sagesse de tout stopper et d’analyser pour repartir sur de meilleures bases, ainsi l’expérience n’aura pas été vaine.

      "finalement, les gens de gauche sont très mal outillés pour réussir ce genre de structure..."

      C’est comme quand les gens de droite essaient de mettre en œuvre une démocratie, ils apparaissent assez démunis également. D’ailleurs ils ont compris, ils évitent désormais le sujet en ne parlant plus que de république.


  • zygzornifle zygzornifle 13 août 13:03

    A quand la France autogérée grâce sa sortie de l’UE ? 


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