jeudi 13 septembre - par Hieronymus

Haro sur la Hongrie, l’Union européenne va-t-elle imploser ?

Vote historique ce 12 septembre au parlement européen du déclenchement de l'article 7 contre la Hongrie pour "non respect des droits de l'homme" dans ce pays, c'est une procédure tout à fait exceptionnelle ;

Le vote est due à l'initiative d'une députée écologiste néerlandaise, la résolution a été adoptée par un peu plus des 2/3 des votants.

Le Parlement européen a donc voté le déclenchement de l'article 7 contre la politique du président hongrois Viktor Orban, en quoi consiste cet article ?

Budapest a du mal à digérer le rapport voté à Strasbourg, notamment par une partie de la droite du Parlement. Réactions de la part des habitants.

 



58 réactions


  • Hieronymus Hieronymus 13 septembre 11:27
    bonjour à Tous
    bon bah, pas besoin d’être grand clerc pour diagnostiquer les causes réelles de cette attaque contre la politique de Viktor Orban, en clair ce qu’il lui est réeellement reproché, pas cette histoire de "droits de l’homme"
    c’est bien sûr son refus de la politique d’invasion migratoire décrétée par les ploutocraties occidentales, à ce sujet le vote d’hier sera particulièrement intéressant à analyser car permettant d’établir une "ligne de partage des eaux" entre les populistes (qui servent le peuple) et les oligarchistes (qui servent l’oligarchie)
    il est assez triste de constater que le groupe faussement dénommé PPE dont fait pourtant partie Orban s’est fractionné sur ce scrutin, votant majoritairement en faveur de la condamnation de la Hongrie

    • Zolko Zolko 13 septembre 12:22

      @Hieronymus : "la politique de Viktor Orban, en clair ce qu’il lui est réellement reproché..."

       

      Ce qu’ils lui reprochent est encore plus simple : c’est d’avoir fait inscrire dans la constitution Hongroise que le forint est la monnaie nationale. Comme il faut une majorité de 2/3 pour changer la constitution, Orbán a, de-fait, protégé la Hongrie de la tutelle de la BCE. Bien que l’adoption de l’€uro soit une obligation de la part des traités Européens, en Hongrie ce ne sera possible que pour un gouvernement ayant 2/3 de majorité.

      De plus, Orbán a aussi viré le FMI, taxé les banques, taxé les transactions financières, fait supporter aux banques les pertes dues aux crédits en devises, et mis un des ses fidèles (Matolcsy) à la tête de la banque nationale au lieu d’un bankster issu de Goldman-Sachs. Toutes choses bien plus graves que le chicanement des immigrés, dont tout le monde se fout éperdument à Bruxelles. Mais pas des banques.


    • Hieronymus Hieronymus 13 septembre 16:30

      @Zolko
      bien sûr qu’une telle manoeuvre d’attaque n’est certainement pas monocausale

      c’est comme pour De Gaulle dans le déclenchement de mai 1968

      il y avait sa critique de l’agression d’Israel (guerre des 6 jours en 1967) mais vis à vis des States, sa sortie de l’Otan, son refus du Dollar US, etc..

      dans le cas de Orban, un élément essentiel est très certainement son attaque frontale contre G.Soros, voir à ce sujet la vidéo de V.Vota :

      https://youtu.be/QBuwx2rA5lY

      c’est sût que c’est pas cette gauchiasse hollandaise qui a décidé un beau matin toute seule qu’il fallait désormais attaquer le vilain Orban


  • Qirotatif Qirotatif 13 septembre 12:31

    Parfait. Le clivage devient de plus en plus clair en Europe entre ceux qui veulent défendre leurs peuples (Salvini, Orban, Kurz, Duda, SD, etc.) et les mondialistes à la solde des lobbys éco et financiers. La volonté des seconds de soumettre les premiers ne peut aller que crescendo. Le "centre-droit" (Macroute, Merkel et cie) et autres collabos ne vont pas lésiner sur les moyens en utilisant le levier habituel des droits de l’homme mais tant pis : les Hongrois ont voté à 70% pour rester Hongrois (Orban, presque 50%, le Jobbick près de 20%) et Orban est la tête de prou de la résistance des peuples européens à disposer d’eux-mêmes. Si ce qui est pointé dans la sanction c’est la violation de l’Etat de droit en Hongrie, il faut bien comprendre que ce qui est ciblé c’est le droit des Etats. 


    • Joe Chip Joe Chip 13 septembre 16:52

      @Qirotatif

      Pas sûr que les choses soient aussi limpides. La nouvelle à retenir c’est qu’il n’y aura probablement pas de grande alliance à droite entre les libéraux-conservateurs et les nationaux-conservateurs, ce qui va affaiblir le PPE et du même coup ouvrir un gros espace au centre pour les "progressistes" macroniens. 

      Orban ne pèse rien en dehors du PPE et ne pourra rien faire à part fédérer une coalition d’affreux jojos à l’extrême-droite. Son pouvoir était entièrement lié à son positionnement politique, apparaissant comme le chaînon naturel entre la droite conservatrice libérale classique et les "populistes" antimigrants. Mais il est sans doute allé trop loin et dorénavant il sera perçu comme un leader d’extrême-droite.

      On risquerait alors de voir se répéter le scénario de l’élection française : une victoire par défaut des centristes, une droite affaiblie et des anti-UE ghettoïsés. 


    • Hieronymus Hieronymus 13 septembre 16:53

      @Qirotatif

      si on déploie à ce point l’artillerie lourde contre un petit pays, c’est bien sûr pour faire un exemple vis à vis des plus grands qui seraient tentés d’être récalcitrants mais il y a aussi un enjeu personnel entre Soros (d’origine hongroise) et l’actuel dirigeant de la Hongrie qui est à peu près le seul chef d’état européen à s’en être pris aussi nommément au "milliardaire philanthrope"

      intéressant à écouter, Zemmour sur "l’état de droit"

      https://youtu.be/tVwY3SFPvN0

      Eric Zemmour : « L’état de droit n’a rien à voir avec la démocratie »

    • attis attis 13 septembre 17:17

      @Qirotatif
      Orban est la tête de prou de la résistance des peuples européens à disposer d’eux-mêmes.

      Orban est plutôt la tête de proue de l’axe Poutine-Netanyahou-Trump en Europe. Et Salvini semble être en passe de rejoindre le club. Le récent succès électoral de ce dernier n’est d’ailleurs peut-être pas étranger à l’influence de cet axe.

      Je n’éprouve aucune sympathie pour tous ces gens, mais je n’en ai pas plus pour ceux qui s’opposent à eux (Macron, May, Soros & co.). S’ils pouvaient tous s’entre-dévorer...


    • Qirotatif Qirotatif 13 septembre 17:25

      @Joe Chip
      De toutes façons Orban ne pesait pas grand chose et tôt ou tard cette sanction allait tomber. Pour le moment, il ne sont pas certains que leur art. 7 soit très efficace concrètement. Quant au fait d’être relégué à l’extrême-droite et isolé avec les autres vilains petits canards, de toutes façons c’était déjà le cas. La Rép Tchèque et la Pologne (qui a bcp plus à perdre) sont dans le viseur depuis un moment aussi et quoi qu’il arrive la politique de l’UE va demeurer. "Centristes", je ne sais pas trop ce que cela signifie à part que la politique de la libéralisation de tous les marchés possibles et imaginables est "en Marche", indépendamment des étiquettes et des alliances. 

      Petite rectif j’ai mis Sebastien Kurz dans le lot mais il a soutenu la sanction contre la Hongrie. Malgré son excellente santé éco, le sujet de l’immigration va rester sur la table pour les "populistes" et les nations gardent quand même une marge de manoeuvre, pourvu que les peuples fassent les bons choix 


    • Joe Chip Joe Chip 13 septembre 17:28

      @Qirotatif

      D’ailleurs Kurz a voté en faveur de la sanction contre la Hongrie, bien qu’il ait lui-même passé un accord électoral avec l’extrême-droite en Autriche. 

      Ca confirme qu’Orban a échoué dans sa tentative d’union conservatrice et surtout d’isoler politiquement Macron en enfonçant un coin dans la relation franco-allemande. 


    • Perre Sanders 13 septembre 17:43

      @Joe Chip

      « D’ailleurs Kurz a voté en faveur de la sanction contre la Hongrie, bien qu’il ait lui-même passé un accord électoral avec l’extrême-droite en Autriche. « 

       

      Kurz est un européiste, son parti a fait 31.47 % des voix (62 sièges), Strache en a obtenu 25.97 % (51 sièges) et l’accord de gouvernement stipulait que le gouvernement serait aligné sur Bruxelles.

      Ca n’entame en rien les liens de Strache, vice-premier ministre, entretient avec Orbán, Salvini et Seehofer.

      Ca confirme qu’Orban a échoué dans sa tentative d’union conservatrice et surtout d’isoler politiquement Macron en enfonçant un coin dans la relation franco-allemande. 

      « Ca confirme qu’Orban a échoué dans sa tentative d’union conservatrice… »

      Il ne faut pas siffler la fin du match, alors qu’il vient à peine de commencer, Macron n’est entré sur le terrain que le 29 août.


    • Perre Sanders 13 septembre 17:51

      @Qirotatif

      "Parfait. Le clivage devient de plus en plus clair en Europe entre ceux qui veulent défendre leurs peuples (Salvini, Orban, Kurz, Duda, SD, etc.) et les mondialistes à la solde des lobbys éco et financiers."

      Et ce qui est recherché, à l’occasion des européennes de l’an prochain, c’est un scénario "à la finlandaise" : 144 sièges pour la gauche, 143 sièges pour la (fausse) droite et, en position d’arbitre, 62 sièges pour les Démocrates de Suède.

      Si le PPE est affaibli, avec des chèvre-chou à la Les Républicains, ça devient jouable.


    • Qirotatif Qirotatif 13 septembre 18:44

      @Perre Sanders
      Justement je ne crois pas que ce soit réellement "recherché" mais plutôt le résultat de l’effritement naturel de "droites" pseudo-conservatrices et qui se vérifie un peu partout. Les "extrêmes" montent (VVilders, FPÖ, Liga, SD, AfD, etc.) parce qu’une partie croissante de chaque peuple commence à reconnaître qu’elle est perdants avec l’UE. Autrement dit je ne crois absolument pas à une sorte de stratégie cachée pour faire monter le centre-droit euro-mondialiste. Ce dernier s’impose juste sur un vide crée par l’érosion des anciens partis de pouvoir et en se présentant "comme au-dessus des clivages" d’avant ; une prétendue politique 2.0 en somme. Même si tout cela est de la cosmétique, cela suffit pour fonctionner. Il a beau jeu d’ostraciser les partis populistes et présenter les autres pour ce qu’ils sont d’ailleurs, des ringards. 


    • Perre Sanders 13 septembre 19:14

      @Qirotatif

      Dans la mesure où les eurosceptiques ne peuvent pas aspirer à la majorité absolue au parlement européen, ils ne peuvent qu’espérer, je crois, jouer un rôle central, faisant pencher la balance tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, troublant ainsi le ronron cinquantenaire qui règne à Bruxelles.


    • Joe Chip Joe Chip 13 septembre 19:40

      @Perre Sanders

      Kurz est un européiste, son parti a fait 31.47 % des voix (62 sièges), Strache en a obtenu 25.97 % (51 sièges) et l’accord de gouvernement stipulait que le gouvernement serait aligné sur Bruxelles.

      Orban aussi est "européiste", il n’a jamais prôné la sortie de l’UE mais prétendu la "changer". Pour cela, il avait besoin du soutien des conservateurs allemands qui viennent de le désavouer. Donc c’est un échec.

      Et je vous l’annonce d’emblée : tous les partis qui prôneront une rupture avec l’Europe se planteront, quelle que soit l’hostilité des peuples envers l’UE.

      Il ne faut pas siffler la fin du match, alors qu’il vient à peine de commencer, Macron n’est entré sur le terrain que le 29 août.

      C’est un succès relatif pour Macron face à la coalition conservatrice allemande qui lui menait la vie dure depuis son élection en s’opposant à tous ses ambitieux projets fédéralistes. Il les a mis dans une position où il leur devenait impossible de donner l’impression de transiger entre lui et Orban. 


    • Zatara Zatara 13 septembre 20:45

      @Joe Chip
      Et je vous l’annonce d’emblée : tous les partis qui prôneront une rupture avec l’Europe se planteront, quelle que soit l’hostilité des peuples envers l’UE.

      Pour la simple est bonne raison que le pays deviendrait ingouvernable de part la finance et de par les possibles révolution orange qui en découleraient.... En réalité, ça démontre surtout toute l’impuissance des politiques à l’échelon nationale, désormais, il n’y a plus que des capos (style Macron) et des joueurs de flute (style Merluch/Le Pen) pour jouer à ’démocratie


    • Hieronymus Hieronymus 13 septembre 21:25

      @attis
      qu’est ce donc que cet axe Poutine-Netanyahou-Trump ?

      pour moi il s’agit d’un OPNI (objet politique non identifié)


    • Perre Sanders 13 septembre 21:37

      @Joe Chip

      "Orban aussi est "européiste", il n’a jamais prôné la sortie de l’UE mais prétendu la "changer"."

      Non, c’est un eurosceptique, et comme tous les politiciens réfléchis, il ne va pas contre la majorité de son peuple. On notera, au passage, que Salvini est dans la même situation face à son allié Di Maio que Strache face à sa Kurz.

      "Pour cela, il avait besoin du soutien des conservateurs allemands qui viennent de le désavouer. Donc c’est un échec."

      Non, il a besoin du soutien de son peuple, et certains pensent que, grâce à son intransigeance, il pourrait atteindre 60 %, lors des prochaines législatives. Pour le reste, je ne sais même pas si ça existe des eurosceptiques à la CDU/CSU

      "Et je vous l’annonce d’emblée : tous les partis qui prôneront une rupture avec l’Europe se planteront, quelle que soit l’hostilité des peuples envers l’UE."

      Moi, je ne me risque jamais à prédire l’avenir

      "C’est un succès relatif pour Macron (...) dans une position où il leur devenait impossible de donner l’impression de transiger entre lui et Orban." 

      En acceptant son toujours plus d’Europe, dont les peuples ne veulent pas ? Vous croyez qu’ils ne savent les Chleuhs où il en est dans les sondages (20 % pour les REM, dans un sondage réalisé fin août), et le statu quo ne leur coûtera un pfennig, à la différence des délires jupitériens.


    • pegase pegase 13 septembre 21:49

      @Zatara

      Il y a surtout l’épée de Damoclès Otan, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai le sentiment que les russes nous surveillent ... prêts à saisir une opportunité ...

      Il n’y a qu’à écouter RT pour se rendre compte qu’on est l’objet d’une attention particulière ...


    • attis attis 14 septembre 07:56

      @Hieronymus

      qu’est ce donc que cet axe Poutine-Netanyahou-Trump ?

      pour moi il s’agit d’un OPNI (objet politique non identifié)


      Ce sont les principaux dirigeants nationalistes actuels. Leurs liens sont multiples et variés... En voici un parmi beaucoup d’autres.

      Et puisque cet article est centré sur Orban, je vous recommande la lecture de cet article, vous apprendrez sans doute un truc ou deux.


    • Zolko Zolko 14 septembre 09:55

      @Qirotatif : "une partie croissante de chaque peuple commence à reconnaître qu’elle est perdants avec l’UE"

       

      je dirais plutôt qu’une part croissante des Européens reconnaît que l’UE commence à changer de direction, et d’une organisation économique assez souple on se dirige vers une organisation politique très rigide, voire une organisation impérialiste militaire qui rappelle de mauvais souvenirs.

      Et ce qui est drôle — si on est cynique — là dedans c’est que les vrais fascistes sont les partis et médias traditionnels : ce sont eux qui veulent limiter la liberté d’expression (Dieudonné), qui veulent imposer aux autres leurs façons de penser et de faire (Orbán), et qui bombardent les pays selon leurs bons désirs (Syrie, Libye, Irak...).

      Bien-sûr, ils nous vendent ça enveloppé dans un gloubiboulga droitdelhommiste plein de bons sentiments mielleux, et c’est ce discours qui ne passe plus, que de plus en plus d’Européens commencent à reconnaître pour ce que c’est : de la propagande. Ce que cache cette propagande est encore peu reconnu, bien que le sauvetage des banques en 2008 aurait du mettre la puce à l’oreille de la plupart des gens : le régime politique occidental est soumis à l’oligarchie bancaire. Et Orbán a affronté cette oligarchie, et c’est pour ça qu’on veut abattre.


    • Hieronymus Hieronymus 14 septembre 10:31

      @attis
      à l’exception des dirigeants ouest européens qui sont des lopettes dégénérées, tous les chefs d’état digne de ce nom sont naturellement nationalistes, prenez n’importe lequel dirigeant asiatique, africain ou même latino américain

      non, n’allez pas prendre Trudeau, celui là c’est l’archétype du dégénéré de notre époque


    • Joe Chip Joe Chip 14 septembre 12:08

      @Perre Sanders

      Non, c’est un eurosceptique, et comme tous les politiciens réfléchis, il ne va pas contre la majorité de son peuple. On notera, au passage, que Salvini est dans la même situation face à son allié Di Maio que Strache face à sa Kurz.

      Mais on s’en fout des mots comme "eurosceptique" ou "européiste". Orban a t-il oui ou non mis l’option de la sortie de l’UE sur la table ? C’est le critère minimum quand on prétend changer les règles de fonctionnement d’une institution, autrement cela veut dire qu’on admet implicitement que le fait d’appartenir à cette institution a un caractère fondamental.

      Orban n’a jamais eu l’intention de sortir de l’UE ni même d’en faire évoluer la forme actuelle car il sait que son pays est structurellement dépendant de l’UE et de l’Allemagne. C’est pourquoi son pari politique reposait sur le soutien sans faille des conservateurs allemands, sans lesquels il ne représente rien. Ce n’est pas difficile à comprendre.

      Non, il a besoin du soutien de son peuple, et certains pensent que, grâce à son intransigeance, il pourrait atteindre 60 %, lors des prochaines législatives. Pour le reste, je ne sais même pas si ça existe des eurosceptiques à la CDU/CSU

      Qu’est-ce qui ça changera au plan européen ? Si ces 60% de Hongrois pensent aussi que la Hongrie doit rester quoiqu’il arrive dans l’UE, absolument rien. 


    • Perre Sanders 14 septembre 21:11

      @Joe Chip

      "Mais on s’en fout des mots comme "eurosceptique" ou "européiste". Orban a t-il oui ou non mis l’option de la sortie de l’UE sur la table ?"

      Vous peut-être, moi pas. Pour moi, un eurosceptique, c’est quelqu’un qui sait que l’Europe connaît de graves dysfonctionnements, mais qui se respecte la volonté de son peuple, tandis que celui qui pose l’option sortie sur la table, pisse contre le vent, et stagne à 1 % dans les intentions de vote, en compagnie de Philippot.

      "Orban n’a jamais eu l’intention de sortir de l’UE ni même d’en faire évoluer la forme actuelle car il sait que son pays est structurellement dépendant de l’UE et de l’Allemagne. "

      Il sait, et les Hongrois aussi, que le PIB/hab de la Hongrie a passé de 7800 dollars en 1999 à 28900 dollars en 2017

      "C’est pourquoi son pari politique reposait sur le soutien sans faille des conservateurs allemands, sans lesquels il ne représente rien. Ce n’est pas difficile à comprendre."

      Mais qu’est-ce qu’il restera des conservateur allemands - et du PPE - au soir du 26 mai 2019 ? Avant cela que feront les conservateurs allemands, si l’AfD leur fait perdre la majorité absolue lors des élections bavaroises du 14 octobre ? Et après cela, que se passera-t-il lors du Conseil européen de décembre où ne peuvent être prises que des décisions à l’unanimité ?

      Moi, je n’ai pas de réponse, vous, vous répondrez que vous vous en foutez, et on en restera là



    • Joe Chip Joe Chip 15 septembre 14:12

      @Perre Sanders

      Je m’en fous à partir du moment où vous utilisez les termes dans le sens qui vous convient.

      Il sait, et les Hongrois aussi, que le PIB/hab de la Hongrie a passé de 7800 dollars en 1999 à 28900 dollars en 2017

      Voilà, c’est exactement ce que je disais. Tout le reste, c’est de la littérature. Pour le moment Merkel et ses alliés conservateurs sont encore dans la complaisance vis à vis des pays de l’est car ils contribuent à la profondeur stratégique et à la puissance du modèle exportateur allemand. On insiste tellement sur l’immigration qu’on oublie de mentionner le volet géopolitique de la doctrine Orban qui prévoit à l’horizon 2030 une montée en puissance technologique et économique de l’Europe Centrale sous influence hongroise (ce qu’il nomme dans ses discours "développement du bassin des Carpates", c’est à dire les zones limitrophes où vivent des minorités magyarophes auxquelles la Hongrie a massivement octroyé la nationalité hongroise depuis quelques années) et un déplacement global du centre de gravité à l’Est du continent, entre l’Allemagne et les pays d’Europe Centrale et de l’Est alors qu’il se situe actuellement à l’Ouest, entre la France et l’Allemagne. 

      Il y a même dans son programme des revendications irrédentistes qui remontent à de vieux griefs de la première guerre mondiale :

      https://www.breizh-info.com/2018/08/04/100363/orban-hongrie-visegrad

      Ce n’est d’ailleurs pas par hasard s’il vient livrer chaque année son discours programmatique dans une zone magyarophone de Roumanie. Orban parle d’Europe, mais c’est un petit Erdogan des Carpates qui nourrit son propre rêve de renaissance magyare.

      L’autre axe de la politique d’Orban passe donc par la déconstruction inéluctable de la relation franco-allemande au profit de la constitution d’un pôle de conservateurs continentaux structurés autour du refus de l’immigration, de ce qu’il appelle la "démocratie chrétienne" et - autre point soigneusement enfoui dans son programme - l’édification d’un nouveau mur de Berlin par les Américains... en Ukraine ! 

      Orban - qui a été un atlantiste virulent dans sa jeunesse - est un politicien rationnel qui reste conscient que ses projets nationalistes sont conditionnés au maintien - et au déplacement à l’est - des bases américaines et de l’OTAN. Il anticipe d’ailleurs un conflit inévitable entre les USA et la Russie :  

      https://www.tvlibertes.com/2018/09/13/25730/zoom-viktor-orban-veut-remplacer-elites-de-68

      Sa stratégie pourrait donc être qualifiée de "nationaliste opportuniste"" puisqu’elle repose sur la capacité de la Hongrie à tirer son épingle du jeu des conflits opposants les nations continentales (USA, Russie, Chine) sur la grande carte géopolitique. Le discours en apparence pro-européen d’Orban et sa volonté de se présenter en héros continental des "valeurs" conservatrice n’est qu’un écran de fumée pour obtenir le soutien de l’électorat des pays occidentaux excédés par l’immigration de masse et fragiliser politiquement les dirigeants de ces pays sur la scène européenne.  

      Et il risque de toute façon de se heurter à une fin de non recevoir de la part des conservateurs allemands - le vote symbolique du Parlement est un premier avertissement - qui n’iront pas jusqu’à risquer la rupture avec la France, quand bien même elle serait incarnée par un néofédéraliste comme Macron. L’Allemagne est redevenue un géant économique mais elle doit (ou devra) encore pouvoir se reposer politiquement sur la France durant la prochaine décennie.  

      Mais qu’est-ce qu’il restera des conservateur allemands - et du PPE - au soir du 26 mai 2019 ?

      Les conservateurs allemands dominent le parlement depuis deux décennies et occupent tous les postes importants au sein de l’Union, et c’est un "européiste" qui vous le dit :

      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2018/09/10/une-allemagne-europeenne-dans-une-europe-allemande/

      La stratégie contestataire de l’AFD et des européens eurospectiques (pour suivre votre logique) ne peut pas fonctionner sans le soutien de la droite allemande, c’est juste un fait.  

      A partir du là, vous êtes libre de croire qu’Orban est un superman de droite venant au secours des pauvres peuples européens contre l’armée des migrants de Soros smiley 


    • Perre Sanders 15 septembre 17:49

      @Joe Chip

      "A peu près tout ce que vous écrivez, je le sais : l’initiative 16+1 avec la Chine, l’Initiative des Trois Mers, les liens étroits avec le Pays Sicule, mais il me semble, en revanche, qu’il parle plus souvent d’ »illibéralisme » que de « démocratie chrétienne »

      Qu’il ait été « un atlantiste virulent dans sa jeunesse » ne surprend pas de la part de quelqu’un qui avait trente ans à la fin de la guerre froide, et maintenant, il resserre les liens avec la Russie de Vladimir Poutine, à la différence des Polonais.

      Pour moi, la stratégie, ce sont des plans sur la comète, dont la mise en œuvre est du domaine de la spéculation. Je m’intéresse plus à l’immédiat. L’immédiat, c’est un type qui tient tête avec brio à l’UERSS.

      C’est aussi une coalition allemande qui se fissure un peu plus, grâce à Orbán, avec une CDU qui vote unanimement contre la Hongrie, et une CDU (46 indispensables sièges au Bundestag) qui vote unanimement pour la Hongrie.

      Je ne crois pas qu’Orbán soit un superman, c’est un modèle et un exemple pour d’autres chefs d’Etats et premiers ministres. Et je vais vous dire ce qui me rend optimiste : l’U.E, n’a jamais été conçue, avec sa règle de l’unanimité, pour faire cohabiter une majorité et une opposition. 

      D’aucuns estiment qu’elle ne s’en remettra pas. Ma prudence m’empêche de les suivre sur ce terrain. 


    • Joe Chip Joe Chip 15 septembre 19:15

      @Perre Sanders

      Vous devriez lire ses écrits et écouter ses discours, déduire est toujours mieux que "savoir", surtout quand j’ai la courtoisie d’allez rechercher les liens pour illustrer mes propos. En l’occurrence Orban dit lui-même que la démocratie illibérale est en somme et en pratique ce qu’il appelle la "démocratie chrétienne".

      Idem sur la Russie, Orban prône un simple rapprochement tactique avec la Russie mais sa vision sur le long terme reste globalement américano-centrée - comme celle de tous les dirigeants de pays de l’est - comme le démontrent encore une fois ses propos au sujet d’une future partition de l’Ukraine sur le modèle de Berlin, avec une partie est (russophone) abandonnée à la Russie et une partie occidentale sécurisée par l’armée américaine (OTAN). En gros, un nouveau mur de Berlin derrière lequel se trouverait cette fois toute l’Europe centrale et la majeure partie de l’Europe de l’Est, à l’exception de quelques territoires russophones et d’anciens satellites de l’URSS.

      Ce n’est pas moi qui spécule ou qui réalise des "plans sur la comète", je n’ai fait que synthétiser et mettre en perspective des éléments du discours d’Orban, mais vous êtes sans aucun doute mieux placer que lui pour connaître ses projets politiques. 

      En revanche, supposer l’existence d’une internationale de dirigeants "illibéraux" et conservateurs qui seraient voués à s’entendre contre les démocraties occidentales libérales est une vue de l’esprit, pas une réalité politique, au même titre que le "rapprochement avec Poutine". 

      L’"UERSS", je ne sais pas davantage ce que c’est, à part une formule stéréotypée et rabâchée par certains adversaires de l’UE. 

      Et pour finir, tout en prétendant ne pas spéculer vous envisagez sérieusement le scénario peu crédible d’une explosion de la majorité conservatrice allemande sous prétexte qu’il existe des différences d’appréciation entre CDU et CSU. Quelles que soient ces différences, la majorité allemande ne se tirera jamais une balle dans le pied qui la priverait du même coup de son hégémonie au parlement et l’obligerait à monter des coalitions aléatoires et douteuses avec des partis conservateurs étrangers. Je vous rappelle que la défense des intérêts nationaux allemands dans l’Union est constamment mise en avant dans les documents officiels relatifs à l’Europe. Même la décision de faire venir les migrants a été prise par l’Allemagne sans aucune concertation avec ses partenaires et sous la pression des industriels allemands.

      Pour le reste, je vous laisse libre de vos opinions et notre échange s’arrête ici.


    • Perre Sanders 15 septembre 20:08

      @Joe Chip

      "...notre échange s’arrête ici."

      Ca me va, mais je ne vais pas vous laisser sans avoir satisfait votre curiosité :

      https://www.youtube.com/watch?v=KHOuc12J4W4


  • pegase pegase 13 septembre 14:26

    Qui c’est qui prétendait que l’upr ne servait à rien, sous entendu que des pays comme la Hongrie, peuvent se permettre de désobéir aux traités sans la moindre conséquence ni sanction de l’UE ?  smiley 


    • Perre Sanders 13 septembre 16:24

      @pegase


      "Qui c’est qui prétendait que l’upr ne servait à rien..."

      Moi, entre autres, et je persiste. 

      On sera d’accord que Quatremer de Libération n’est pas complaisant à l’égard des populistes et son canard non plus. Or, qu’est-ce qu’il écrit, Quatremer, dans Libération d’aujourd’hui ? 

      Ceci : "...désormais, la balle est dans le camp des Etats puisqu’il revient au Conseil des ministres de l’Union (où siègent les représentants des gouvernements) de décider à la majorité des quatre cinquièmes des 27 s’il « existe un risque clair de violation grave » des valeurs européennes, première étape pouvant mener à de très hypothétiques (car décidées à l’unanimité) sanctions. Or, dans la configuration politique actuelle de l’Union, cette majorité de 22 pays ne sera pas facile à atteindre…"

      Asselineau, avec son article 50, il fait penser à Georges Brassens avec son pot de moutarde :

      https://www.youtube.com/watch?v=LiJwifGo2Xo


    • Hieronymus Hieronymus 13 septembre 16:37

      @pegase
      la Hongrie ce n’est pas comme la Grande Bretagne, elle aurait bcp plus à perdre d’un départ de l’UE car elle est plus dépendante géographiquement et srt financièrement, en cela l’UE a bien plus de moyens de pressions sur ce petit pays enclavé

      la Hongrie comme la plupart des pays de l’Est reçoit davantage de l’UE qu’elle ne donne, elle est globalement bénéficiaire nette


    • Perre Sanders 13 septembre 16:49

      @Hieronymus

      "bien plus de moyens de pressions sur ce petit pays enclavé."

      Il y a un groupe qui se constitue, avec les trois autres pays du Groupe de Visegrád, les Etats Baltes, la Croatie, l’Autriche, l’Italie, peut-être prochainement, la Roumanie."

      "elle est globalement bénéficiaire nette."

      A hauteur de 3 milliards, ce n’est pas le Pérou


    • pegase pegase 13 septembre 22:04

      @Hieronymus

      Je ne m’en fait pas trop pour eux, ce ne sont pas des idiots ... on a plus à craindre nous, ici en France ...


  • thierry3468 13 septembre 14:38
    @pegase:Franchement,j’ai du mal à imaginer Asselineau à la place de Orban.....Effectivement,il faut du sévèrement burné pour faire front au Parlement Européen.J’ai adoré la réaction de Farrage qui a donné un peu de fraicheur à Orban.
    A mes yeux,Asselineau fait un peu trop "haut fonctionnaire"...Il faudrait un personnage plus clivant,plus brut de décoffrage.De plus Asselineau se ferait exploser en vol avant d’arriver à la tribune car je suis certain qu’il est trop connu des milieux politiques et que certains ont gradé au chaud certaines bulles puantes à sortir au cas où.......

    • pegase pegase 13 septembre 15:41

      @thierry3468

      Asselineau n’est pas "pour" désobéir aux traités, mais seulement nous soustraire au diktat de l’UE en nous faisant sortir légalement par l’article 50 ... Rien à voir avec ce que vous prétendez !


    • Zolko Zolko 13 septembre 15:48

      @pegase : "nous soustraire au diktat de l’UE en nous faisant sortir légalement par l’article 50"

      c’est pas logique : si il a besoin de l’autorisation de l’UE pour se soustraire à l’UE, c’est qu’il continue de subir le diktat de l’UE. Si vraiment il ne veut pas subir le diktat de l’UE, le seul moyen logique est d’ignorer les diktats de l’UE, et de faire face aux menaces inévitables que l’UE va exercer. Comme Orbán, quoi.

       

      C’est comme si un esclave demandait poliment d’être libéré de ses chaînes ! Ça ne marche pas comme-ça.


    • Perre Sanders 13 septembre 16:31

      @thierry3468

      "Franchement,j’ai du mal à imaginer Asselineau à la place de Orban..."

      Il faut quand même savoir qu’il est à fond contre les populistes et qu’il accuse l’U.E. d’être raciste et racialiste, c’est-à-dire blanche. 

      Avec sa manie d’inonder YouTube, il y a un tas de preuves. Une seule suffira :

      https://www.youtube.com/watch?v=uVnm8aDccVo&t=2s


  • thierry3468 13 septembre 18:21
    @pegase:J’imagine déjà l’U.E dérouler le tapis rouge et s’incliner face à Asselineau le jour qu’il demande la sortie de la France de l’E.U.Je suis désolé ,il faudra y aller aux forceps et là,notre bon François fait un peu "petit joueur".Il nous faudrait un vrai sale gosse.....
    @Perre Sanders:Quand on voit les scores de Asselineau,on peut se douter que les "populistes " font des envieux.Et franchement quel est le sens de populiste ?
    Asselineau a l’habitude de faire le show face à un auditoire favorable.
    Mais,en pleine tempete, avec des vents contraires et une pression énorme,je crains que Notre Fanfan ne soit plus aussi triomphant.C’est pas le bon candidat pour le Frexit,il faut un vrai bonhomme pour donner un bon coup de pied dans la fourmilière.Le Frexit ne peut se faire à la petite cuillère ,le petit doigt levé.Il se fera au sabre d’abordage et à la baionnette car en face,tout sera mis en place pour lui faire échec.

    • Perre Sanders 13 septembre 19:09

      @thierry3468

      "Le Frexit ne peut se faire à la petite cuillère ,le petit doigt levé."

      C’est pourtant comme ça qu’il le voit.

      "Il se fera au sabre d’abordage et à la baionnette..."

      Il est bien trop enveloppé, physiquement comme psychologiquement, pour se lancer dans un pancrace où l’un des belligérants doit rester sur le carreau. 

      C’est un homme de paix, de compromis qui s’indigne lorsque des Européens suggèrent qu’il faut se défendre contre les Chinois, dont il refuse d’admettre que ce sont des concurrents dangereux tant par leurs méthodes de production que par leur déloyauté commerciale et la médiocrité de la production de masse, dont ils nous inondent.


  • Tom France Tom France 13 septembre 20:24

    De toute façon, le Frexit n’aura jamais lieu, pas avec une majorité qui refuse de s’informer correctement et de changer concrètement ! Alors mieux vaut que ce machin sans queue ni tête implose de l’intérieur puisque l’Histoire nous a montré que les empires, quel qu’ils soient, s’effondrent toujours de l’intérieur !


  • Hieronymus Hieronymus 13 septembre 21:52
    j’ai par hasard entr’aperçu ce débat tout récent sur Arte :
    absolument sidérant de langue de bois et de mauvaise foi, vraiment il faut se tenir pour entendre ce qu’ils disent, sur l’immigration, le vote populiste, la mondialisation, la démocratie, l’état de droit ..
    ce n’est que propagande et mensonge éhonté, un must dans le genre !
    ex. à 4’52 "on n’a pas une immigration de masse aujourd’hui .. on a une très grande stabilité des flux migratoires .. on a fabriqué l’idée qu’on était dans un contexte d’invasion de subversion ... c’est une fabrication une posture idéologique .. on refuse de voir la réalité qui est la mise en mobilité .."
    voici les propos d’une (excusez) spécialiste des migrations internationales ! admirez le propos : il n’existe pas de migration, c’est juste une mise en mobilité...


  • ezechiel 14 septembre 00:26
    L’UE vie à la destruction totale et définitive des États Nation pour construire un peuple sans culture, sans héritage, avec une langue commune unique : les européens.
    Les peuples qui résistent à cette idéologie car trop blancs, trop homogènes et identitaires (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Autriche, Slovaquie) doivent être sabordés à coups de millions de migrants, faire comme ce qui a été réalisé pour la France.
    S’ils refusent l’immigration massive, ils seront sanctionnés.

    • Hieronymus Hieronymus 14 septembre 10:44

      @ezechiel
      vous touchez là du doigt un problème remarquable : pourquoi les gens à l’Est, malgré 40 ans de dictature communiste, sont ils restés plus sains psychologiquement que les gens de l’Ouest ?

      le communisme concernait la productivité, l’économie, le fonctionnement de l’état mais n’a pas ou peu entaché les individus, la cellule familiale, les traditions sociales à l’exception notable des églises qui ont été inquiétées, mais les rapports homme femme sont restés traditionnels et surtout on n’a pas répandu cette culture masochiste de culpabilisation ce qui fait que les gens ont toujours de sains réflexes d’autodéfense

      un monde différent, préservé, un peu comme autrefois smiley


    • Joe Chip Joe Chip 14 septembre 14:56

      @ezechiel

      C’est une vision un peu simpliste. L’anglais a totalement supplanté le français comme langue de travail de l’UE grâce aux pays de l’Est. Ces pays ont également validé et poussé toutes les politiques de dérégulation néolibérales mises en place par Bruxelles qui les avantageait. Meme sur l’immigration, un pays comme la Pologne a recours à la main d’oeuvre immigrée ukrainienne tout en dénonçant les conditions d’accueil des Polonais à l’étranger, et est en train de négocier avec des pays asiatiques pour faire venir des migrants... de religion chrétienne.

      http://www.rfi.fr/europe/20180729-face-penurie-main-oeuvre-pologne-veut-accueillir-philippins

      Ce à quoi aspire les élites de ces pays, c’est un capitalisme adossé à une dimension raciale et couvert d’hypocrisie chrétienne. 


    • Hieronymus Hieronymus 14 septembre 22:01

      @Joe Chip
      la suprêmatie de l’Anglais, que je déplore, est un problème qui reste très secondaire et ce n’est vraiment pas propre qu’aux pays de l’est

      ces nouveaux entrants dans le concert des nations, ne peuvent espérer se développer qu’en pratiquant les 1ères années un fort dumping fiscal et social, unique issue pour des pays pauvres en matières 1ères et en retard technologique

      dimension raciale ? bouh les vilains mots, on croirait du BHL dans le texte .. et alors, mieux vaudrait se suicider sur le plan civilisationnel en important massivement des afro-musulmans comme le font les nations occidentales ?


    • Joe Chip Joe Chip 15 septembre 01:47

      @Hieronymus

      Secondaire pour vous ! Ce n’est pas propre aux pays de l’est mais l’entrée massive des pays de l’est a entraîné le passage à l’anglais dans les institutions puisque ces pays, par modernisme ou atlantisme, se voulaient proche (et le sont toujours) des anglo-américains.

      dimension raciale ? bouh les vilains mots, on croirait du BHL dans le texte

      Ce n’est pas un argument, juste une formule creuse assortie d’une attaque ad hominem un peu débile.


    • Perre Sanders 15 septembre 11:57

      @Joe Chip

      "un capitalisme adossé à une dimension raciale et couvert d’hypocrisie chrétienne."

      Il y avait, fin juin, cotisant à la Sécurité sociale, plus de 8.000 Vietnamiens, plus de 5.000 Chinois, autant d’Indiens, 3.000 Turcs, 2.400 Népalais… En 2017, 7.000 permis de travail ont été délivrés pour des Népalais, 4.000 pour des Indiens, 2.400 pour des Bangladais et près de 500 pour des Pakistanais.

       Se basant sur les données concernant les décisions délivrées par les voïvodes, Robert Winnicki (leader anti-immigrationniste) parle, lui, de 20.000 nouveaux immigrants provenant de pays musulmans depuis l’arrivée du PiS au pouvoir (2015).

       Sources : Visegrád Post – FORSAL.PL - 



    • Joe Chip Joe Chip 15 septembre 12:57

      @Perre Sanders

      Que voulez-vous dire ? Des chiffres ne veulent rien dire par eux-mêmes.


    • Joe Chip Joe Chip 15 septembre 13:00

      @Perre Sanders

      500 pakistanias et 3000 turcs, on est loin de "l’invasion migratoire". C’est une blague ou quoi ?

      Par ailleurs le gouvernement hongrois vend des passeports européens à prix d’or à des étrangers... riches. 


    • Perre Sanders 15 septembre 17:01

      @Joe Chip

      "C’est une blague ou quoi ?"

      C’est une réponse à ça :

      Ce à quoi aspire les élites de ces pays, c’est un capitalisme adossé à une dimension raciale et couvert d’hypocrisie chrétienne.

      Ca ne vous rappelle rien ?


    • Joe Chip Joe Chip 15 septembre 19:25

      @Perre Sanders

      Et donc selon vous le fait d’accorder annuellement quelques milliers de passeports à de riches étrangers qui souhaitent obtenir un visa européen contredit formellement cette assertion ?

      Non, au contraire, cela la renforce et démontre le cynisme d’Orban. 


  • ezechiel 14 septembre 00:30
    L’UE expliquée par l’ex-dissident russe Vladimir Boukovski :

  • ken_le_sous-vivant ken_le_sous-vivant 14 septembre 07:53

    Les Hongrois veulent le beurre et l’argent du beurre.

    Ils n’ont qu’à sortir de l’UE, mais qu’attendent-ils ???

    A moins qu’ils ne soient intéressés par les sous-sous dans la popoche et essaient de jouer sur les 2 tableaux à la fois.


    • Zolko Zolko 14 septembre 10:14

      @ken_le_sous-vivant : "Les Hongrois veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils n’ont qu’à sortir de l’UE"

       

      Vous avez oublié de préciser de quelle UE il s’agissait : celle d’avant 2005, d’avant le TCE que les Français ont refusé, et que les Hongrois ont rejoint en 2004, ou celle d’après 2008, après le traité de Lisbonne, après le sauvetage des banques, après l’étouffement de la Grèce, après les bombardements Européens sur la Libye, la Syrie, et l’immigration massive qui s’en est suivi ?

      Car il est là le problème : l’UE a changé en 10 ans, en mal. Et les Français ne voulaient pas non-plus de cette UE là, sauf qu’on ne leur demande plus leur avis. Moi, ce que je voudrais, ce n’est pas que ce soit Orbán ou Salvini qui quittent l’UE, mais Junckers, Merkel et Macron. Qui, eux, veulent le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière.


    • ken_le_sous-vivant ken_le_sous-vivant 14 septembre 22:41

      @Zolko

      Pas sûr que De Gaulle ait été d’accord avec votre analyse.

      L’UE a toujours été le cheval de Troie des Anglo-Américains et du pouvoir financier, elle ne fait que révéler sa vraie nature après tant d’années à nous avoir endormi. Pour certains ce n’est pas une surprise.


    • Perre Sanders 15 septembre 12:18

      @ken_le_sous-vivant

      "A moins qu’ils ne soient intéressés par les sous-sous..."

      Trois milliards d’euros nets, moins de % 5 des recettes publiques.

      C’est le Pérou dans la Puszta  smiley


  • Hieronymus Hieronymus 14 septembre 10:52
    solidarité des vieilles nations européennes, la Pologne mettra son veto en cas de sanction contre la Hongrie :
    c’est que pour avoir du combattre les Ottomans durant plus de 5 siècles, les Polonais comme les Hongrois savent qu’il ne peut y avoir de paix tant qu’on n’a pas chassé la gent sarrazine .. eux ils savent


    • microf 15 septembre 00:45

      @Hieronymus

      " c’est que pour avoir du ( il fallait écrire dû, certainement une faute de frappe ) combattre les Ottomans durant plus de 5 siècles, les Polonais comme les Hongrois savent qu’il ne peut y avoir de paix tant qu’on n’a pas chassé la gent sarrazine .. eux ils savent ".

      Bien dit, alors donnez l´exemple, vous commencez quand á chasser la gent sarrazine ?.


    • Hieronymus Hieronymus 15 septembre 17:49

      @microf

      vous commencez quand á chasser la gent sarrazine ?.

      j’aime bien votre humour, si armé d’une épée j’allais attaquer le kébab voisin au cri de "vive le Christ Roi" je fournirais à nos adversaires, l’ennemi de l’intérieur, le plus bel outil de propagande dont ils puissent rêver, vous pouvez être sûr que ça tournerait en boucle sur tous les médias : crime raciste, retour de la lèpre brune, le visage hideux de la bête immonde a encore frappé, etc... et toutes les assoces de la bien penseance de me tomber dessus à bras raccourcis pour un procès à grand spectacle, pour une fois qu’ils auraient enfin qq chose d’un tout petit peu concret à se mettre sous la dent

       smiley


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