jeudi 5 janvier - par Qiroreur

Musiques Françaises 4/6 : Des talents actuels

Musiques Françaises 4/6 : Des talents actuels

 

Voilà deux artistes, oui, juste deux pour fermer la série. On parlera plus tard d'autres...

 

 

Karol Beffa est un pianiste, compositeur de nombreuses oeuvres (pour instruments seuls ou multiples, concertos, opéras, musique de films, etc.). Je vous propose de découvrir ce musicien aux multiples facettes conspué par les uns pour ses aporétiques digressions et admiré par d'autres qui saluent ses travaux atonaliques (c'est à n'y rien comprendre mais la formulation ici dispense le lecteur d'un débat interminable, et pour ceux qui voudront chercher ils iront voir les conférences sur le sujet). Que du son, pour ceux qui apprécient et pour pour ceux qui veulent découvrir. 

 

Commençons par cette improvisation autour de la Sonate pour violoncelle (Largo) de Chopin (1)

 

 

 

Puis "Into the dark" (2014) joué pour la première fois aux Victoires de la Musique : Karol Beffa (piano), Orchestre National de France dirrigé par Kristjan Järvi.

 

 

 

Jérôme Ducros est, dans la même génération, un musicien et compositeur de talent, qui a par ailleurs a fait péter les plombs à toute une petite intelligentsia de la musique pour ses prises de positions lors de cette célèbre conférence. Traité de "nazi", de "révisioniste" et de "négationiste" ... le moisn que l'on puisse dire c'est qu'il a pris cher. Mais pas de blabla, ici, je vous propose d'écouter "Encore", une sublime pièce pour piano (Jérôme Ducros donc) et violoncelle (Jérôme Pernoo) (2), oeuvre qui aurait pu résumer toute cette série à elle-seule.

 

 

 

Et enfin le "Trio pour violon, violoncelle et piano" (2007) de sa composition, deuxième mouvement (lento) avec ici, Jérôme Pernoo (violoncelle) et Serguei Malov (violon). 

 

 

 

Source :

(1) France Musique, émission "Magazine", le 27 mai 2015

(2) Chaîne de Jérôme Pernoo

 

 

Chapitre 1 : La variété

Chapitre 2 : Virtuosus

Chapitre 3 : Percussio

Chapitre 6 : Lingua

Chapitre 5 : Singularis

 



6 réactions


  • Qamarad Qamarad 5 janvier 21:45

    Merci pour ces découvertes. Ducros a mes faveurs !


    • Doume65 6 janvier 15:57

      @Qamarad
      Mes oreilles non formées à la musique contemporaines me font préférer l’impro de Beffa, subtile et enveloppante.

      Perdu au milieu des dissonances de "Into the dark", j’ai du mal à estimer l’interprétation, qui me donne l’impression d’un léger décalage sur certaines notes.


    • Qiroreur Qiroreur 6 janvier 18:46

      @Doume65 & Qamarad

      Beffa m’a personnellement touché au travers de certaines de ses œuvres mais comprenant aisément qu’elles ne soient pas nécessairement instinctives, j’ai préféré en présenter un travail plus plaisant. Avec Ducros et d’autres, ils constituent un ensemble de musiciens talentueux à découvrir. J’ajoute que comme toute chose, il ne faut pas se forcer et surtout pas culpabiliser de passer à autre chose quand on accroche pas sur un morceau. On a tous des sonorités, des expressions qui naturellement nous parlent davantage que d’autres. Merci pour votre intérêt.


  • cathy cathy 6 janvier 00:27

    Conférence magistrale sur l’atonalité de Jérôme Ducros. Cela a dû se payer cash. 


  • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 8 janvier 18:28

    L’influence bien assimilée de Rachmaninov et plus généralement de la musique russe est sensible dans la composition de Karol Beffa, dont les dissonances évoquées plus haut par Doume me font quant à moi plutôt l’effet de tensions délicatement dosées que l’harmonie arrive à réintégrer. Un vrai plaisir de l’oreille et de l’âme.


    Je me souviens de la conférence-démonstration de Jérôme Ducros qui était aussi un régal. Mais s’attaquer à l’atonalisme en musique, c’est un peu comme s’attaquer au cubisme en peinture.   smiley

    • Qiroreur Qiroreur 9 janvier 00:08

      @Qaspard Delanuit
      Toujours aussi taquin smiley. Rac, pour moi c’est des heures, jours et semaines de bonheur à profiter des concertos. Alors... évidemment... quand on retrouve dans un contemporain quelques traits de cette expression, rien de surprenant à perdre toute objectivité. Bon soir.


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