jeudi 11 septembre 2014 - par Qamarad

Manifeste pour un gouvernement mondial (2)

Méthologie et conclusion politique

Cela va de soi : avant d’écouter un exposé quelconque, il est de rigueur de savoir quelle est l’orientation idéologique de son auteur, son parcours, sa méthode d’analyse. Bref, chercher l’origine de l’idée : l’esprit. Et c’est un esprit à la fois atypique, rigoureux, méticuleux et froid qu’il convient de vous présenter.

 

Diplômé d’une école de gestion et autodidacte, Michel Drac a cette particularité d’avoir une approche à dominante matérialiste, c’est-à-dire partant de l’infrastructure se caractérisant par les modes de productions et l’économie. Le ton magistral se situe dans l’articulation qu’il parvient à effectuer avec sa sensibilité, et bien d’autres, afin d’obtenir une grille de lecture englobant le réel et tributaire des grandes lois universelles qui régissent autant les rapports entre états que l’évolution des sociétés sur le plan de la production. Cette méthodologie lui sert donc à analyser ce que nous appelons désormais l’empire, tel que popularisé par l’avant-dernier livre d’Alain Soral "comprendre l’empire".

 

 

Il nous propose quatre méthodes d’analyse de l’histoire (philosophies de l’histoire) à titre de toile de fond :
- Une histoire évènementielle, c’est-à-dire analyser l’histoire sous le prisme des évènements majeurs et de l’action des grandes figures ; autrement dit, l’histoire chronologique et à une échelle moindre le roman national.
-Une posture marxienne d’analyse de l’infrastructure
-Un schéma structuraliste : ensemble de structures formant la société (analyse des liens entre ces structures à l’aide de concepts socio-culurels)
-Une analyse mystico-religieuse découlant des religions révélées et prophéties

 

 

II) Essence impériale

 

Avant de s’interroger sur la formation d’un logiciel contre-impérial intégral, encore faut-il s’interroger sur ce qu’est l’essence de l’empire, son histoire, sa stratégie. En clair, là où l’identification de l’ennemi est faite, le combat politique peut alors commencer !

 

Partant de l’idéologie mondialiste, c’est-à-dire l’idéologie de l’empire, définie comme "doctrine ou tendance politique visant à l’unité de tous les peuples considérés comme formant une communauté unique.", il l’envisage sous différents angles :

 

-Une approche structuraliste : Dans l’air du temps, le mondialisme, bien que stratégie d’acteurs, découle principalement de la mondialisation matérielle et technique. L’histoire de l’humanité est en-elle même une mondialisation permanente, le progrès technique participant à l’interaction culturo-civilisationnelle. Ce qui, cependant, fait la singularité de notre époque est que ce phénomène en est désormais à un stade si avancé qu’il s’étend en tout lieu, avec une rapidité imperceptible. Son étendue et son efficacité logistique et technique ne sont plus seulement le moyen d’échanges culturels et civilisationnels, récurrences historiques, mais d’une unification globale. 

 

Ce cadre technique permet ainsi l’augmentation du niveau éducatif et de ce fait est accepté par un nombre croissant de sociétés. Le propos est de dire que l’extension du savoir participe, inéluctablement, à la formation de l’idéologie mondialiste. Lorsque l’horizon du savoir ,et même de la réflexion, s’étend à la planète entière, c’est-à-dire que les différentes cultures sont en constante interaction de différentes manières, impérialistes ou syncrétiques par exemple, des tentatives d’unification auront lieu.

 

Aussi, l’information n’est plus nationale ou locale, elle est planétaire. D’un point de vue plus socio-culturel, ce village-monde tel qu’il est maintenant désigné crée un état de fait absolument inédit dans l’histoire : un métissage inter-racial sur tous les continents, propice au modelage d’individus qui, de part leur environnement, adhéreront spontanément à cette idéologie.

 

La mondialisation porte en elle une logique auto-dynamique. Elle s’étend et se développe indépendamment de la stratégie des acteurs et des dynamiques de classe. Cette approche des choses contribue grandement à la compréhension générale du monde contemporain parce qu’ elle nous enseigne que des logiques dépassent les volontés et certaines lois, à condition toutefois de ne pas en faire un mono-déterminisme qui conduit à une double-impasse : la fatalisme à cause d’un monde vu comme mécanique et la dépossession des volontés, soit un monde non pas considéré comme dialectique, mais comme une logique presque mathématique et abstraite.

 

 

-Approche par l’infrastructure :
Nous nous pencherons ici sur le mode de production globale. Le monde pré-mondialiste se heurte à une impasse qui correspond à la limite que peut atteindre un capitalisme entrepreneurial se bornant à l’échelon national. Les différents marchés en surproduction et au profit stagnant, voire déclinant, cherchent alors une échappatoire salvatrice.

 

Il la trouveront dans le libre-échange, à la fois évolution naturelle du capitalisme, mais aussi idéologie anglo-saxonne ; nous pourrions même dire qu’ici, les deux sont liés ! Le mondialisme justifie donc le développement du libre-échange qui, dans un premier temps, est le moyen le plus efficace de créer à l’échelle globale une armée de consommateurs aussi étendue que possible avant de se métamorphoser en un accélérateur d’inégalités économico-sociales. Les sociétés industrialisées, développées et égalitaires sont défavorisées par rapport aux sociétés émergentes et inégalitaires qui jouent sur leurs avantages compétitifs. Cette inégalité économico-sociale grandissante devient, paradoxalement la solution au butoir écologique : puisque la planète est un territoire limité avec des ressources qui le sont tout autant, la diminution de la consommation, contraire à la volonté initiale, se fait remède. Déficience matérielle pour les uns, et allégresse pour quelques privilégiés ! Il est plus aisé alors de comprendre le leitmotiv des médias et du discours politique actuel se résumant au slogan suivant : "Austérité et sérieux budgétaire !". Austérité certes, mais visiblement pas pour tous !

 

Ce que nous nommons faussement crise n’est qu’une période de transition, car si crise signifie remise en cause et changement de système, l’actualité de la dernière décennie nous indique plutôt une restructuration de celui-ci !
 


-Approche évènementielle :
Tout en gardant en toile de fond les approches précédentes, un peu de place cette fois-ci aux volontés des acteurs qui, s’exerçant dans un cadre antérieur à eux et en conséquence fortement influencées, limitées, voire dirigées, se manifestent surtout dans la géopolitique.

 

Le mondialisme donc, bénéficie principalement à une oligarchie américaine et par extension occidentale. Néanmoins, "l’occident", soit la coagulation d’oligarchies vassales autour de celle des états-unis rencontrera certainement une opposition dont les motivations sont diverses : refus d’une unipolarité financière, volonté de préservation culturelle et de traditions dans un pays etc...

 

Considérons donc un monde à plusieurs acteurs classifiés par ordre d’importance (1,2,3 ...) : l’un, le numéro 1, est plus puissant que les autres est est actuellement incarné par les états-unis au sens large (pas seulement entant qu’état, mais aussi à travers sa domination économique, financière, culturelle, idéologique etc). Sa prépondérance, voire sa relative hégémonie, lui instilleront l’envie d’imposer un ordre global auto-centré qui, nécessairement, sera créateur de tensions, ou pire d’affrontements. Les contestataires voudront s’organiser en opposition contre le numéro 1 et ses vassaux. Une contre-coalition s’organise autour du numéro 2 (la Chine), voire les numéros 2 et 3 (Chine+Russie).
Alors, le numéro 1, face à cette nouvelle contestation, doit choisir entre :
-renoncer à son leadership, ce qui est synonyme d’un renoncement à une hégémonie globale et au partage de sphères prioritaires d’influences respectives dans le respect de tous ces partenaires.
-renforcer l’emprise sur sa coalition. Face à un contre-empire menaçant l’ordre établi, l’empire n’a d’autre choix que de souder ses vassaux autour d’une idéologie. Si l’on voulait transposer cette option théorique et universelle à une action politique moderne, il nous est impossible de ne pas évoquer alors l’action des paléo-conservateurs ou néo-conservateurs, dont l’éminent Brezinski fait parti, consistant, par un travail de "lobbying, sélection et influence idéologique, à ne pas contraindre l’ennemi par la force, mais par sa propre pensée, ne pas lui interdire de penser par lui-même, mais l’en empêcher !

 


Remarque : Une critique efficace de cette empire doit d’exonérer d’une quelconque appréciation de son idéologie qui ne sert qu’à légitimer une domination impériale. De fait, au stade d’empire, nous avons l’idéologie qui sert de caution aux actes d’agression de l’empire qui, bien souvent, sont en totale contradiction avec celle-ci ; la traduction actuelle étant les droits-de-l’homme. L’idéologie n’est que le faux-nez de l’impérialisme !


 

Dans la lignée de l’approche évènementielle, Michel Drac nous propose une véritable histoire de l’empire, pas par pur "chronologisme", mais pour en tirer son essence profonde. L’empire est celui du crédit et de la croissance infinie !

 

 

Histoire de l’empire :
D’essence anglo-saxonne et se voulant empirique, c’est-à-dire se représentant le réel en tant que manifestation de volontés garantes de leurs intérêts propres auxquelles il faut répondre de manière adéquate afin de préserver les siens, il se démarque d’un esprit français plus rationnel et enclin à l’universel.
Il a plusieurs fois changé d’idéologie dont celle originelle n’est ni ma réforme protestante du 16ème siècle, ni les lumières du 18ème siècle ; sa substance est ailleurs.
L’empire britannique s’est constitué par la victoire de l’Europe du nord sur l’Europe du sud et sur la victoire de l’Angleterre sur la Hollande. Il a succédé en temps que producteur et puissance dominante à l’empire hispano-portugais par le traité de Tordecidas en 1494.
L’idéologie impériale de l’époque est le catholicisme et son objectif est la défense des classes supérieures.


L’Europe du sud entre en crise face à la montée de l’empire ottoman. En réaction,
les espagnols conquièrent l’Amérique pour y trouver de nouveaux marchés et cet empire meurt de sa victoire. Les flux de métaux précieux (80% des flux mondiaux) sont favorisés au détriment de l’économie productive, ce qui l’entraine dans une chute inexorable
L’empire anglo-saxon émerge alors au 17ème siècle en 1640 lorsque la monarchie des Stuart fait faillite une première fois parce qu’elle, l’aristocratie foncière , ne peut rivaliser avec une caste de marchands dont la richesse ne cesse de croître. S’en suit une guerre civile à l’occasion de laquelle le parlement prend le pouvoir contre le roi au nom d’une idéologie protestante incarnée par Cromwell, la new model army. C’est une idéologie de remplacement de l’ancien catholicisme. La bourgeoisie s’éloignera de cette nouvelle idéologie qui ne sera qu’un "outil" de captation des biens de l’église à des fins économiques. Cette captation s’explique par la domination d’Amsterdam qui capte les flux financiers et délivrant des taux d’intérêts favorisant les marchands hollandais, étant inférieurs à ceux dont bénéficient leurs homologues britannique.
Les Stuart sont ensuite remis au pouvoir. En 1698, lors de la glorieuse révolution, une nouvelle forme de protestantisme plus sécularisante, qui mettra au monde la franc maçonnerie de la grande loge de Londres, apparaît.C’est une idéologie outil. L’enjeu se situe au parlement qui veut faire baisser les taux d’intérêt en 2 phases :


-1694, création de la banque d’Angleterre contrôlée par le parlement, donc la classe marchande. Le financement du marché est adossé à la dette publique.

 

-En 1708, la banque d’Angleterre obtient un monopôle d’émission de billets de banque.

 

 

L’histoire nous transmet donc les enseignements suivants : c’est l’empire du crédit, du prêt à intérêts, gigantesque organisation commerciale. L’intérêt étant conçue comme la contrepartie des gains futurs espérés et donc, dans une économie encore réelle, reposant sur un accroissement de la production théoriquement sans limites.

 

Nous percevons alors facilement le changement d’idéologie justifiant ce commerce rentable : protestant,anglican, maçonnique, impérial (un peuple dominant un ensemble d’autres peuples au nom d’une vision du monde, ce fut l’épopée coloniale). L’empire cherche sans cesse un cautionnement à travers l’idéologie.
L’idéologie européiste, vue de cette façon, n’est pas l’objectif en soi de l’empire : elle est l’instrument de renforcement d’une coalition. En des termes plus clairs, vassaliser à un degré supérieur les vassaux européens à travers le traité transatlantique dont l’exécution requiert l’existence d’un espace européen sous contrôle, l’UE justifiée par l’idéologie de la paix et de la prospérité des 27 réunis.

 

Cet empire a comme ADN la croissance éternelle : incorporer dans la masse monétaire actuelle des gains futurs. Ceci se heurte néanmoins à des obstacles d’ordre écologique. La dette sert alors d’échappatoire : ce que nous ne trouvons pas comme gain dans l’économie réelle, nous le retrouvons dans le monde de la fiction : l’intérêt. Cette dette est aujourd’hui irremboursable sauf perspective de croissance soutenue l’échelle globale.

 

Face à des entraves qui se font de plus en plus ressentir, il se défend, ce de nombreuses façons :
-Par la contrainte directe en menaçant des états vassaux
-Par la fragilisation des vassaux, soit les rendre trop faibles pour s’émanciper. Il s’agit de les contraindre à rester soumis. L’immigration, par exemple, est une stratégie du coeur impérial. En instillant des risques d’affrontement ethnico-religieux, ce qui profite toujours aux maîtres impériaux qui ne deviennent non pas, eux et leur système, l’ennemi à abattre, mais des partenaires possibles dans la liquidation d’adversaires issus du même contexte économico-social que nous-mêmes.
Ou par le découpage des vassaux trop puissants en entités plus petites
-contraintes indirectes : utiliser la contre-coalition pour instaurer un climat de peur. Il s’agit de rendre l’autre coalition encore moins désirable. C’est une manière d’ôter toute volonté. Nous pourrions, à titre d’exemple, citer le portrait récurrent d’un Poutine dans les médias occidentaux, mélange de calomnies et d’ignorance.
- Par la division ou subdivision de l’empire en plusieurs pôles pour diviser les coûts de gestion. Cela rejoint la vision de la commission trilatérale en une triade : USA-Europe-Japon. La capital se dilue.
- Par la montée aux extrêmes : relancer le processus de conquête coûte que coûte. C’est le signe d’une profonde décadence et, de manière générale, cela ne fait qu’empirer les choses.



L’actuel empire oscille entre toutes ces stratégies.
Les réseaux s’affrontent car chaque acteur souhaite que la balance penche d’un côté plutôt qu’un autre. Tandis que les réseaux judéo-sionistes et néo-conservateurs oeuvrent pour une montée aux extrêmes, les paléo-conservateurs ont l’air plus enclins à la vassalisation idéologique de l’Europe et à la répartition des sphères d’influences
Dans ce cadre,l’empire devient irrationnel : des dominants sont prisonniers de leur posture idéologique et sont prêts à tout pour la concrétiser quitte à déclencher les hostilités, d’autres, dont l’état psychiatrique se révèle moins alarmant, agissent dans une optique de tensions, tout en prenant garde d’éviter soigneusement tout conflit armé direct entre grandes puissances (exemple des provocations chinoises en mer de Chine...).

A la question : Y aura-t-il un affrontement global ou une stratégie de la tension ? Michel Drac déclare qu’il ne peut donner une réponse. Il me semble, pour ceux croyants ou pas, que l’eschatologie des différentes religions est une réponse à la présente question que je m’appliquerai à détailler dans un autre article.

 

 

III) Conclusions (personnelles) politiques

 

J’avais, lors d’un précédent article, abordé la question. Le chantier d’une réorganisation des structures politiques internationales à des fins de coordination à la fois politiques, économiques et écologiques est titanesque. L’objet de cette conclusion, bien modeste, n’est pas d’en présenter les fondements, mais seulement de dresser quelques pistes de réflexion sur la possible forme d’un ordre contre-impérial.

 

Drac, superficiellement, aborde la réponse politique au projet impérial existant : celui d’un nationalisme ouvert comme idéologie, d’un gouvernement mondial dans un cadre westphalien comme structure politique.

 

La question mérite d’être approfondie. Par nationalisme ouvert, entendons la chose suivante : la préservation d’un cadre national pour la France, socle d’une identité linguistique, culturelle et historique, intégrée dans différentes strates politiques, lesquels se verront déléguer des compétences souveraines et répondant aux défis de notre temps.A un problème mondial et global, une réponse mondiale et globale !

 

Mais avant d’aller plus loin, il est impératif d’avancer des remarques d’ordre général qui aiguilleront la présente lecture :

 

1) Toute structure supra-nationale ne devra pas répéter les erreurs préméditées de l’UE actuelle. En premier lieu, la constitution d’organismes (BCE par exemple) ou de bureaucraties indépendants et autonomes vis-à-vis de l’échelon national. En vérité, l’enjeu est d’éviter un véritable coup d’état au sommet qui se répercuterait sur les strates inférieures, soit la domination d’un impérialisme américain , par exemple, sur l’Europe entière par le biais d’une commission européenne aux prérogatives abondantes et qui n’a pas à rendre de compte. La politique menée devra reposer sur une base consensuelle dans un cadre néo-westphalien.

 

2) La souveraineté territoriale, alimentaire, culturelle et l’approvisionnement énergétique seront à à l’honneur. Nul institution supra-nationale ou état-nation ne sera en droit d’exiger un manquement à ces présents droits inaliénables pour des raisons d’intérêt national ou autre.

 

3) Des politiques de coordination seront à l’oeuvre à l’échelle mondiale via des institutions afin de préserver la viabilité des sociétés humaines sur le long terme. Dans les pays à la démographie exponentielle, des plans de développement compatible avec l’environnement seront proposés et ratifiés par ces états contre des politiques malthusiennes afin de trouver un équilibre démographique salvateur pour tous.

 

 

Ainsi, risquons-nous à un exercice d’esquisse de ce grand remodelage de l’ordre mondial en une hiérarchie à trois niveaux : des états-nations qui auront délégué en commun des compétences (monétaires entre autres), avec des capacités de contrôle et des postes rotatifs à une structure continentale qui elle-même servira de fondement à un gouvernement mondial, déterminant sa composition et ses moyens financiers et techniques, en vu de de la fixation, de la coordination et de l’accomplissement d’objectifs planétaires. L’Europe politique actuelle se verrait alors transformée en une Europe puissance. En ce sens, le projet politique d’une Europe confédérée de Nicolas Dupont-Aignan en la matière mérite d’être souligné. Aussi, pourrions-nous envisager une subdivision régionale intra-européenne comme dans cet article entre une Europe latine et une Europe du nord !

 

 

Enfin, ce gouvernement mondial, légitimé par des structures continentales et fruit de leur part d’un consensus mutuel quant à ses prérogatives, moyens et à sa composition, s’assignera principalement les objectifs suivants :

 

-Réguler une mondialisation financière et économique synonyme d’enrichissement du grand capital au détriment des peuples et de spoliation des ressources naturelles. En conséquence, des modèles de développement alternatif seront proposés au tiers-monde, l’industrie et l’emploi seront relocalisés autant que faire se peut dans les pays du nord(une action néo-protectionniste), et un contrôle sera mis en place afin de faire en sorte qu’une reprise en main au moins partielle sur les flux financiers mondialisés soit possible, ce qui permettrait de financer des projets d’envergure dans le respect de la clause suivante.

 

-Mettre en place une politique de planification de préservation du patrimoine naturel, de la bio-diversité. Pour se faire, il devra ,comme dit plus haut, proposer un développement alternatif et rétribuer financièrement les pays qui s’y appliqueront avec soin.

 

-Favoriser le dialogue et les rencontres inter-culturelles ; inter-civilisationnelles dans une optique de lutte contre une idéologie mondialiste ayant pour effet de faire disparaître les particularismes nationaux dans un objectif de création d’une culture unique sur un modèle anglo-saxon et de petits consommateurs dociles et manipulables. Cela renforcera les différentes réappropriations culturelles et du dialogue, naîtra, espérons-le, des opportunités d’enrichissement mutuel et de compréhension d’autres sphères civilisationnelles.

 

Comme explicité et décrit dans le présent et humble manifeste, il s’agit bien d’un modèle contre-impérial de gouvernance mondiale qui se justifie pour les raisons que Michel Drac a exposées. La mondialisation principalement et ses multiples conséquences nous condamnent en quelque sorte à faire nôtre une proposition politique et globale qui se veut alternative et crédible. Aux antipodes d’une vision mondialiste se servant de la mondialisation comme accélérateur d’inégalités et comme moyen d’extension infinie de la production qui trouvera un jour ses limites, l’intérêt d’un contre-empire est celui-d’une mondialisation régulée d’abord et de rationnalisation d’un système capitaliste destructeur. Je vous attends donc chers contradicteurs ! Qu’on ne me traite pas de suppôt attalien cette fois-ci !

 

Pour conclure donc, patriotes de tous les pays, unissez-vous (dans un gouvernement mondial bien-sûr)...

 



94 réactions


  • erQar erQar 11 septembre 2014 14:49

    Très intéressant Qamarad,
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    En fait ce n’est un gouvernement mondial, mais une constitution mondiale (à la base westphalienne) respectueuse de l’environnement et des particularismes des nations.
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    Dis donc, il y en a qui ne vont pas être content


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 15:00


      "Dis donc, il y en a qui ne vont pas être content"
      ==> Si c’est le cas, nous devrions nous amuser alors smiley


    • erQar erQar 11 septembre 2014 15:10

      je pensais surtout à l’hyper classe et aux institutions chargées de maintenir le système en place
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      Sinon gouvernement mondial est un brin provocateur et apporte un quiproquo, car qui dit gouvernement, dit institutions qui doivent être mondiales... alors que les institutions nationales seraient suffisant pour respecter la constitution mondiale.. non ?
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    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 15:26

      Ce n’est nullement provocateur. Je n’ai évidemment pas une idée très précise de la forme exacte du gouvernement mondial et des institutions attachées ; en revanche, les grands principes fondateurs et sa ligne politique sont amplement discutables. Mon propos est de dire que des problèmes dépassent les structures nationales et continentales, d’où, j’insiste bien, la nécessité d’un échelon supérieur à la manière d’une commune dont la viabilité dépend du département qui lui-même est une émanation de l’état central. A l’inverse du projet d’Attali, c’est à dire un gouvernement mondial institué sous la forme de la commission européenne, autant dire accorder les pleins pouvoirs à l’hyper-classe, cette gouvernance serait l’expression de la volonté, quoiqu’indirecte par certains côtés, des états nations, c’est-à-dire d’entités politiques existantes qui auront un pouvoir sur celle-ci. C’est le point fondamental.


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 15:44

      Je note aussi que des déclarations, même expéditives et timorées, abondent en ce sens de la part de chefs historiques de la résistance anti-atlantiste.
      Aussi, il y a eu cette déclaration de Medvedev en faveur d’une monnaie mondiale qui avait fait grand bruit dans les milieux souverainistes et dissidents.
      Des éléments de réponse éparpillés qui nous indiquent toutefois que des puissances moyennes voire mondiales comme la Chine ont non seulement pris conscience de l’enjeu, mais disent plus ou moins ce que j’écris ici. Hormis le renforcement de la contre-coalition en cours (club de shangaï, BRICS, accords gaziers récents entre la Chine et la Russie), peut-être attendent-ils un affaiblissement plus que significatif de l’oligarchie adverse, occidentale disons, et des divisions en son sein, pour être un peu plus entreprenant, parce que le rapport de force lui sera plus favorable. Que ce soit le projet attalien ou un autre qui s’impose, nous y serons amenés structurellement, non pas que ça m’enchante particulièrement, mais l’époque vous impose toujours des contraintes avec lesquels il faut composer !


    • erQar erQar 11 septembre 2014 15:53

      des problèmes dépassent les structures nationales et continentales
      -
      je ne pense pas qu’en intervenant que en haut, on va avoir un résultat en bas...il doit y avoir une notion d’horizontalité, c’est à dire une prise de conscience de chaque individu pour changer le cours de l’histoire.
      -
      On peut résumer ce conflit entre la passion et la sagesse...et l’expérience montre que la passion est la norme dans ce monde matérialiste.


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 16:04

      "une prise de conscience de chaque individu pour changer le cours de l’histoire."
      ==> Prendre conscience des dynamiques actuelles, c’est déjà donner la meilleure orientation possible à sa volonté propre pour changer le cour des choses


    • erQar erQar 11 septembre 2014 16:28

      ==> Prendre conscience des dynamiques actuelles, c’est déjà donner la meilleure orientation possible à sa volonté propre pour changer le cour des choses
      -
      Cet extrait montre que même si les personnes en ont conscience, la machine à déformer la réalité est insidieuse et sournoise.
      -
      http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18700792&cfilm=58839.html


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 16:41

      Si j’ai bien compris, à des fins politiques, le parti mondialiste entretiendrait la confusion entre les deux projets de gouvernance mondiale à des fins d’amalgame : en clair, soutenir l’avènement d’un gouvernement mondial, c’est forcément approuver un projet Attalien par exemple ?
      Si ma compréhension de ta remarque est correcte, je ne peux rien faire d’autre que de prodiguer à mon humble niveau individuel le conseil suivant aux personnes qui penseraient un telle chose : pensez par vous-même, sinon, d’autres s’en chargeront pour vous !


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 16:46

      *une telle chose

      et pardon pour les quelques coquilles présentes dans l’article que je ne remarque toujours qu’après coup !


    • erQar erQar 11 septembre 2014 16:55

      non, je dis que même si tes propos sont honnêtes...la machine l’utilisera à son avantage...il surferons avec toi pour te couper l’herbe sous le pied ensuite.
      -
      Il pourront dire qu’il faut dans un premier temps s’accorder sur des institutions existante comme l’europe pour ensuite la mettre à l’envers à tous ceux qui sont d’accord avec ton paradigme.
      -


  • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 15:40
    Conclusion politique personnelle très intéressante Qamarad.

    Je partage cette approche qui a néanmoins des faiblesses ( évidemment , cela ne peut pas manquer , l’ alternative parfaite n’ existera jamais ). Mais avant de les énumérer , je laisserai le débat se dérouler sur le principe même de la nécessité d’ un gouvernement mondial ( ce qui pour moi est un fait mais j imagine que beaucoup seront en désaccord).
    Au fait sur ta dernière interpellation concernant les lois de la guerre, j’ai répondu sur la vidéo, le dernier message.


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 15:56

      L’article comprenant les arguments donnés par Michel Drac dans le détail, j’attends effectivement une pensée contradictoire, que je ne dévalorise pas, car de la confrontation naît toujours l’élévation de soi. Aussi, je suis impatient de connaître tes réserves, cela ne me sera que bénéfique !
      Et enfin, j’ai lu ton commentaire sous la vidéo. J’essaierai de formuler un réponse même brève, car j’avoue que je n’ai, pour ma part, pas d’avis qui soit réellement tranché et absolu sur la question, de même pour la question "la fin justifie-t-elle les moyens en politique ?"


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 16:46

       -Aussi, je suis impatient de connaître tes réserves, cela ne me sera que bénéfique !

      Dans ce cas ma critique :

      -Cette alternative est indispensable, elle est la  voie qui devrait être suivie, ce dont nous aurions besoin pour refonder une civilisation nouvelle.

      Mais les classes dirigeantes n’y ont pas intérêt et préférerons la fuite en avant du système impérial fondé sur le crédit et la croissance infinie quitte à ce qu’ il nous explose à la figure ( ce qui arrivera certainement , les dettes des Etats et des industries ne sont plus solvables et le monde virtuel est bourré d’ actifs toxiques qui feront des subprimes un vulgaire détail à coté , sans même parler de tous les problèmes écologiques ).

      Et même si elles le voulaient, classes dirigeantes actuelles sont incapables d’accomplir la révolution mentale nécessaire pour une telle refondation elles seraient incapables de prendre les décisions qui s’imposent, tout simplement parce qu’elles ont été formatées par cet empire du crédit et de la croissance. Ce ne sont plus que des moutons  dont la réflexion tourne en circuit fermé et qui sont dans une dynamique collective d’ auto-cautionnement ( ce qui est encore accentué par le fait qu’ elles vivent séparées du monde dans leurs tours d’ ivoire , elles ne sont pas confronté au réel ) , c’ est un grand classique , dans les fins de règne , les élites sont toujours à l’ ouest.

      -Donc puisque les classes dirigeantes ne peuvent le faire, il ne reste que les peuples et c’est effectivement dans leurs intérêts objectifs. Cela est il possible ? Il faudrait carrément une révolution mondiale des peuples, pour dégager leurs oligarchies respectives, reprendre en main la souveraineté de leurs nations et s’accorder sur une gouvernance globale. Tout un programme.  smiley

      On peut espérer que cela se fasse dans les 50, 100 années qui vont venir (après ce sera trop tard), mais c’est gargantuesque comme projet … mais bon l’Amérique latine donne un peu d’espoir. Un petit peu.

      -Et pour finir une autre difficulté : les peuples désirent ils vraiment la fin de l’empire ?

      Les peuples occidentaux ont vécu du crédit et de la consommation et fermer les vannes serait interprété comme une déclaration de guerre (en vérité je crois plus en la probabilité d’une révolution pour la continuation du système que pour changer les choses) et les peuples non occidentaux veulent aujourd’hui profiter de cela, s’ils en ont les moyens, dans leurs pays (émergents), sinon, dans les pays occidentaux ou ils auront migrés pour consommer de la marchandise.

      C’est là que l’on comprend que les oligarchies ne sont que des agents du système, elles ne sont pas le système, les masses y participent activement.

      Et dans ce contexte de raréfaction des matières premières, de consommation exponentielle des ressources, d’émergence de nouveaux pôles de puissances qui demandent leur du, d’explosion démographique, c’est la guerre qui est en vue.

      Soit une guerre tiède ou les principales puissances se feront la guerre via des vasseaux, soit une grande guerre chaude (qui peut découler du premier scénario) et ce n’est malheureusement que les survivants dans les décombres qui pourront penser à cette gouvernance mondiale (ceux qui en auront les moyens donc pas les petites gens).

      Donc, cette gouvernance mondiale qui devrait émerger dans le consentement général, la sagesse, dans le respect des intérêts mutuels, émergera dans des logiques de puissances et par la guerre et les peuples seront les dindons de la farce.

      Je pense donc ce projet irréalisable pratiquement même si je pense qu’il serait ce qu’il y’ a de mieux dans l’idéal.

      Mais quoi qu’il en soit, il faut en diffuser l’idée au maximum, sait on jamais, rien n’est écrit d’avance, la vie est faites de surprises , et c’ est la raison pour laquelle il ne faut jamais abandonner et être combatif ...


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 16:48

      Je dois malheureusement m’absenter deux heures. Je te réponds en fin d’après-midi !


    • Haze Haze 11 septembre 2014 18:23

      Machiavel, tu as écrit " Cela est bien beau mais aucun État dans la réalité ne renoncera à assurer sa survie et ses impératifs de puissance pour respecter de grands principes moraux. "
      L’histoire montre le contraire non ? N’est-ce pas les romains qui alors en guerre contre Pyrrhus et au courant de la future trahison de son médecin lui envoie une lettre afin de le sauver ? Et de même dans lors du siège de Veies ( le plus terrible qu’ils aient fait ), quand un précepteur leur livre les enfants des nobles de la ville. Ils auraient pu les garder en otage et instantanément gagner le siège, mais ils ont préféré renvoyer le traitre chez lui, fouetté par les enfants ^^
      Enfin bon, ne jamais dire jamais, ou aucun juste parce que ca colle bien avec ta facon de penser.


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 18:57

      @haze

      -Enfin bon, ne jamais dire jamais, ou aucun juste parce que ca colle bien avec ta facon de penser.

      ------> Tu as raison, je n’aurais pas du écrire « jamais », il faut être prudent, « en général » aurait mieux convenu.

      Pour te répondre : j’ écris aussi que les grands principes moraux sont utilisés pour masquer des volontés de puissance.

      Est-ce que tu penses que les romains ont fait ce que tu as décrits plus haut au nom des principes moraux ? Je réponds que c’est possible mais ce n’est pas tout : ils avaient aussi en tête la puissance romaine.

      Un extrait du discours sur les décades ou justement machiavel parle de ces deux exemples :

      Chapitre XX : Un trait d’humanité fit plus d’impression, Sur les Falisques que toute la puissance des Romains :

      « Pendant que Camille était avec son armée auprès de la ville des Falisques, dont il faisait le siège, un maître chargé de l’éducation des enfants les plus distingués de la noblesse de cette ville crut pouvoir s’attirer, par une perfidie, la bienveillance de ce général et celle du peuple romain. Étant donc sorti de la ville avec [p. 298] ses élèves, sous prétexte de leur faire prendre de l’exercice, il les conduisit dans le camp, et les présenta à Camille, en lui disant qu’il remettait entre ses mains des otages avec lesquels il forcerait facilement la ville à se rendre. Non seulement ce célèbre Romain n’accepta point son offre, mais il fit encore dépouiller ce traître de ses vêtements, lui fit lier les mains derrière le dos, le livra ensuite à ses enfants, et leur ordonna de le reconduire dans la ville en le frappant avec les verges qu’il leur avait fait distribuer à cet effet 1. Quand les Falisques surent ce qui venait de se passer, ils furent si touchés de l’intégrité et de l’humanité de Camille, qu’ils se décidèrent sur-le-champ à lui ouvrir les portes de leur ville, sans vouloir se défendre plus longtemps.

      Cet exemple prouve qu’un trait d’humanité, de bienfaisance a quelquefois beaucoup plus d’empire sur l’esprit des hommes qu’une action marquée au coin de la violence et de la cruauté. Il prouve aussi que des provinces, des villes que les armes, l’appareil menaçant des machines de guerre et le déploiement de toutes les forces humaines n’ont pu subjuguer, sont souvent vaincues par un acte d’humanité, de sensibilité, de respect pour les mœurs, ou de générosité. L’histoire en offre beaucoup d’autres exemples. Les armes des Romains ne pouvaient chasser Pyrrhus de l’Italie ; Fabricius, en lui dévoilant la perfidie de son médecin qui avait offert aux Romains de l’empoisonner, l’en fit sortir par ce trait de grandeur d’âme ».

      En réalité, il s’agit d’une forme de soft power antique, vaincre les adversaires sans combattre par l’influence, en leur montrant à quel point on est vertueux.

      Mais les romains savaient très bien évaluer à quel moment le faire, mais lorsque leur existence était en danger, Machiavel montre bien qu’ils n’hésitaient pas à user de moyens dit immoraux.

      Donc il y’ a bien dans tes deux exemples des acteurs avec des impératifs de puissance en vue et qui agissent en conséquence.

      Je pense donc qu’il est possible que des lois internationales de la guerre émergent, si une nation hégémonique unipolaire considère que dans l’intérêt de son soft power, il lui faut défendre de grands principes mais cela sera valable tant qu’il en aura intérêt. Si le contexte change et que cet acteur hégémonique considère qu’il est dans son intérêt de se torcher le derche avec ces lois, il le fera …


    • Haze Haze 11 septembre 2014 19:33

      Il faudrait que je lise ce bouquin un jour.
      Mais je conçois que des règles dans la guerre ou une quelconque morale deviennent vaine quand un parti est en position d’anéantissement, en règle générale.
      Pour revenir à la vidéo, les américains étaient-ils dans une telle position pour user de ces armes ? Non !!


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 19:56

      @Haze

      -quand un parti est en position d’anéantissement, en règle générale.

      Même au-delà de la position d’anéantissement, dès qu’il s’agit préserver ses intérêts de puissance, la fin justifie les moyens.

      Les moyens peuvent être les traits d’humanité, de bienfaisance, mais ils peuvent aussi être  la violence et la cruauté, tout dépend des circonstances, tout cela est instrumental …

      Concernant les bombes atomiques, les américains jouaient un jeu très serré à trois avec le Japon et l’union soviétique qui les a conduit à la décision d’utiliser ces armes pour garantir leurs intérêts de puissances , donc ils étaient en position d’utiliser ces armes …

      Si ils ont commis une erreur politique, celle aurait été d’avoir poussé les soviétiques à entrer en guerre contre le Japon, et les bombardements atomiques n’en sont que des conséquences … 


    • Haze Haze 11 septembre 2014 20:05

      Je ne parlais pas particulièrement des bombes atomiques. Le bombardement de Tokyo a été plus meurtrié.
      Sans parler de celui de Dresde ou Hambourg.


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 20:14

      C’ était fait pour abattre la population psychologiquement et l’ amener à intégrer que les dirigeants sont incapables de se protéger.Donc il s’ agit d’ un moyen pour gagner la guerre (qui n’ a pas fonctionné d’ ailleurs ) , et je le répète , la fin justifie les moyens.

      La seule chose qui compte quand on est dans cette situation est : ce moyen me permettra -t-il d’ arriver à mes fins ?
      Je ne dis pas que c’ est bien ou mal , juste qu’ en général , cela fonctionne comme ça en politique , les grands principes moraux , on s’ en fout ... sauf quand ils sont utiles pour parvenir à la fin.

    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 21:10

      "Mais les classes dirigeantes n’y ont pas intérêt et préférerons la fuite en avant du système impérial fondé sur le crédit et la croissance infinie quitte à ce qu’ il nous explose à la figure ( ce qui arrivera certainement , les dettes des Etats et des industries ne sont plus solvables et le monde virtuel est bourré d’ actifs toxiques qui feront des subprimes un vulgaire détail à coté , sans même parler de tous les problèmes écologiques ).

      Et même si elles le voulaient, classes dirigeantes actuelles sont incapables d’accomplir la révolution mentale nécessaire pour une telle refondation elles seraient incapables de prendre les décisions qui s’imposent, tout simplement parce qu’elles ont été formatées par cet empire du crédit et de la croissance. Ce ne sont plus que des moutons  dont la réflexion tourne en circuit fermé et qui sont dans une dynamique collective d’ auto-cautionnement ( ce qui est encore accentué par le fait qu’ elles vivent séparées du monde dans leurs tours d’ ivoire , elles ne sont pas confronté au réel ) , c’ est un grand classique , dans les fins de règne , les élites sont toujours à l’ ouest."

      ==> Drac en avait parlé dans son entretien "coup d’état ou crise de sens". Effectivement, ils vivent dans une réalité parallèle, ainsi que bon nombre de nos compatriotes. Je pense que nous avons le même pronostic : quand je parle de la viabilité du système économique avec des connaissances, à part une petite minorité sensée , la majorité abondent dans le sens d’une récession prolongée. Quand on prend alors pour exemple la Grèce et son taux d’endettement et que l’on fait une comparaison avec la France, puisque l’ordre de grandeur est un peu près le même, les gens acquiescent tout au plus, et retournent une fois la discussion finie à leur besogne habituelle. Si l’élite vit dans un circuit fermé dans une logique de réalité remodelée, il est en de même avec les "99%". 

      C’est là que l’on comprend que les oligarchies ne sont que des agents du système, elles ne sont pas le système, les masses y participent activement.

      ==> Mille fois oui, d’où, mon anecdote plus haut et ma remarque ensuite !

      "Je pense donc ce projet irréalisable pratiquement même si je pense qu’il serait ce qu’il y’ a de mieux dans l’idéal.

      Mais quoi qu’il en soit, il faut en diffuser l’idée au maximum, sait on jamais, rien n’est écrit d’avance, la vie est faites de surprises , et c’ est la raison pour laquelle il ne faut jamais abandonner et être combatif ..."

      ==> Nous pourrions faire un parallèle avec le projet de constituante citoyenne ! Nous en avons déjà parlé et, malgré mes quelques réserves sur le projet, car toute chose est imparfaite, qui est une formidable aventure (car imposer ce projet sera aussi une entreprise gargantuesque), je souhaite aux personnes pleinement investies de réussir leur entreprise , à laquelle je m’intéresse de plus en plus sérieusement pour ne rien te cacher. D’ailleurs, le ton de commentaire indique que tu crois bien plus à la victoire du parti adverse qu’au tien sans pour autant abandonner ta "lutte" politique ; soyons dans cet état d’esprit !



    • Vichy 12 septembre 2014 13:33

      "Et même si elles le voulaient, classes dirigeantes actuelles sont incapables d’accomplir la révolution mentale nécessaire pour une telle refondation elles seraient incapables de prendre les décisions qui s’imposent, tout simplement parce qu’elles ont été formatées par cet empire du crédit et de la croissance. Ce ne sont plus que des moutons dont la réflexion tourne en circuit fermé et qui sont dans une dynamique collective d’ auto-cautionnement ( ce qui est encore accentué par le fait qu’ elles vivent séparées du monde dans leurs tours d’ ivoire , elles ne sont pas confronté au réel ) , c’ est un grand classique , dans les fins de règne , les élites sont toujours à l’ ouest."

      cet empire du crédit et de la croissance est le système mondialiste, le gouv mondial est lié au capitalisme et à la finance. incapable de prendre les décisions pour un gouv mondial ? 75 % des décisions du monde vont dans ce sens. ces élites via les gouvernements et leur pouvoir économique-médiatique ont instauré ce monde capitaliste et mondialiste.

      "-Donc puisque les classes dirigeantes ne peuvent le faire, il ne reste que les peuples et c’est effectivement dans leurs intérêts objectifs. Cela est il possible ? Il faudrait carrément une révolution mondiale des peuples, pour dégager leurs oligarchies respectives, reprendre en main la souveraineté de leurs nations et s’accorder sur une gouvernance globale. Tout un programme.  "
      il y aune seule classe dirigeante mondialiste-capitaliste.

      "C’est là que l’on comprend que les oligarchies ne sont que des agents du système, elles ne sont pas le système, les masses y participent activement."
      les masses participent à un système créé et dirigé par les oligarques, les soldats nazis participaient à un système organisé par l’élite du nsdap.

      sinon un gouv mondial qu’il soit communiste, socialiste, libéral, facho, démocratique ou que sais je, gardez le... inadapté au monde et laissant place à toutes les dérives possibles. on voit le camp des anti-conspis, ils soutiennent un gouv mondial en faisant croire que c’est différent de celui du NOM n’existent pas évidement, d’ailleurs maqiavel le dit "ho mince les élites veulent pas le faire (ce qui est faux) faut le faire".

    • Vichy 12 septembre 2014 13:37

      les qamarad et maqiavel des gens en train d’endormir en camouflant les projets des élites, quoi de mieux que de mentir sur ce que veut faire l’élite pour faire en sorte que les gens la combattent mal, c’est même encore pire quand on dit que cette élite globaliste est inexistante, comme ça on se bat contre rien "contre un système" mais sans en connaitre le visage via ses dirigeants, on se bat difficilement contre l’armée ennemie (système) sans voir les soldats ou visages.


    • maQiavel maQiavel 12 septembre 2014 14:30

      Vichy , tu ne devrais pas être en cours là ?


    • Vichy 13 septembre 2014 01:36

      0 arguments ?


    • maQiavel maQiavel 13 septembre 2014 14:00

      Je t’ai déjà expliqué pourquoi je ne te répond pas.

      J’ai déjà essayé de dialoguer avec toi mais tu recraches tout le temps la même chose tout le temps ( genre 64 000 répétitions font une vérité ) , ensuite tu deviens agressifs ( pas encore assez mature pour dialoguer avec une personne qui a un avis différent ) et accuse ton contradicteur de tapiner pour le sois disant complot que tu dénonces.

      Dans ces conditions , dialoguer est impossible ,on ne fera que tourner en rond , tu es plein de certitudes , de dogmes et lorsqu’ une personne les remet en question ( ce que tu devrais faire toi même ) , tu la met dans l’ axe du mal comme le ferait un fanatique religieux.

      Comme je te l’ ai conseillé , met toi un peu à lecture des classiques politiques , remet tes certitudes en question et écoute la vidéo de Michel Drac de l’article , et essaie de comprendre ce qu’il essaie de dire quitte à faire des recherches sur le net sur les concepts qu’il développe tu verras , tu apprendras beaucoup ...

    • Vichy 13 septembre 2014 14:41

      tu m’accuses de répétions : très drôle ;)


    • Vichy 13 septembre 2014 14:41

      de ta part


    • maQiavel maQiavel 13 septembre 2014 14:55

      Non, c’est simplement la réalité notre échange est là : http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/l-or-allemand-a-disparu-46292

      « l’onu, l’ue, l’omc, l’oms, l’otan, tafta, la mondialisation, l’alena, le fmi, le bilderberg la trilatérale, israël, les guerres de l’otan et co... tous ce qui est mondialiste/supranationaliste et mène à un gouv modnial ( …) s ont fait la fed ensemble/la détiennent ensemble, font leur fric sur l’économie réelle, se partagent l’argent de la finance volé, dirigent ensemble les us et l’ue notamment via le lobbying, établissent un NOM pour les banquiers ensemble  » et blablabla et encore et encore , 64000 fois comme dans le meilleur des mondes.

      Quand on te demande d’étayer tes corrélations, tu répètes la même chose.

       A force de tourner en rond , j’étais obligé moi aussi de répéter tout le temps la même chose , en essayant de faire abstraction de tes accusations de malhonnêteté , de tapiner pour le NOM etc.

      Il suffit de lire le fil de discussion pour voir que le dialogue est impossible et j’en ai assez de tourner en rond, donc je ne te réponds plus sur le fond.


    • Vichy 13 septembre 2014 16:24

      tu tournais en rend avec la même question débile "où y a t’il corrélation entre divers choses permettant un NOM" je et répété donc tous le temps à peu prés la même chose en étayant al corrélation dans ces extraits que tu coupes du reste de ce que j’ai dis évidement et ne disant pas exactement les mêmes arguments... que les gens lisent al conversation en entier, on voit qui a raison, toi de ton côté : 0 arguments.

      et oui tu tapines pour le NOM sans le vouloir. je suis un combattant politique, la politique c’est la guerre, j’ai des ennemis je ne fais pas de cadeaux avec.

    • Vichy 14 septembre 2014 00:38

      tu tournais en rend avec la même question débile "où y a t’il corrélation entre divers choses permettant un NOM" je te répétais donc tous le temps à peu prés la même chose en étayant la corrélation dans ces extraits, extraits que tu coupes du reste de ce que j’ai dis évidement et chacun de ces extraits ne disaient pas exactement les mêmes arguments... que les gens lisent la conversation en entier, on voit qui a raison, toi de ton côté : 0 arguments.

      et oui tu tapines pour le NOM sans le vouloir. je suis un combattant politique, la politique c’est la guerre, j’ai des ennemis je ne fais pas de cadeaux avec.

      correction

  • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 16:42

    Je vois que je fais beaucoup d’adeptes smiley


  • ffi 11 septembre 2014 16:47

    Tellement de chose à dire sur l’introduction :
    1° L’expression "Essence Impériale" :
    -> L’essence est, en philosophie, la nature d’une substance.
    L’impérialisme n’est pas une question d’essence, c’est un penchant possible de la nature humaine. C’est une volonté de conquérir puis de régir.
     
    De ce point de vue, il n’y a pas un impérialisme, mais beaucoup d’impérialismes, autant qu’il y a de mouvements politico-culturels.


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 19:42

      1) essence impériale
      Quand je dis impérial, je le dis dans l’introduction, je référence à l’Empire, celui défini par Alain Soral, pas un empire parmi d’autres, mais l’Empire. Cet empire a sa substance qui le rend singulier dans l’histoire : celle de l’accroissement perpétuel des richesses à un degré inouï via, notamment, un système de crédit. Il me semble que vous confondez 3 notions liées, mais néanmoins non-confondues : empire, l’impérialisme, qui n’est pas un penchant de la nature humaine, mais un moyen de domination étatique sur un sujet (autre état, groupe etc) et l’Empire.


    • ffi 12 septembre 2014 19:50

      Ok, j’aurais mieux compris si vous aviez mis un E majuscule à empire dans l’intro, puis écrit "essence de l’Empire" en titre. "Essence impériale" signifie Essence des empires, natures des empires.
       
      Personnellement, je ne vois pas un accroissement perpétuel des richesses, mais des cycles de croissance puis de crises qui aboutissent chaque fois à une concentration accrue du capital économique entre certaines mains.
       
      L’impérialisme ne serait pas un penchant ?
      Référez vous à sa définition :
      ---------------------------------------------
      impérialisme :
      B. − Tendance à constituer un empire ; tendance d’un État à mettre d’autres États sous sa dépendance politique, économique, culturelle ; doctrine correspondante.
      ---------------------------------------------
      C’est donc une tendance dit le dictionnaire.
      Quels synonymes le dictionnaire donne-t-il pour tendance  ?
      inclination / disposition / sentiment / instinct / penchant...
       
      |=> Je peux donc dire à raison que c’est un penchant.
       
      Mais "Moyen" n’est pas compté parmi les synonymes de tendance.
      Vous avez donc tort quand vous dites que l’impérialisme est un moyen.
       
      Les moyens sont au service d’une fin.
      L’impérialisme est tendre vers une finalité : dominer.
       
      Il ne faut pas confondre les moyens particuliers que prend cet Empire particulier pour étancher sa soif de domination avec l’impérialisme, qui désigne une soif de domination en général.
       
      Vous ne parlez donc pas de "l’Essence de l’Empire", mais des moyens qu’il emploie. Qu’est-ce que l’essence en philosophie ? Extrait de wikipédia :
      -----------------------------------------------------------------------------------
      Le concept d’essence (du latin essentia, du verbe esse, être, parent du grec ousia) désigne en métaphysique une distinction de l’être. Il désigne « ce que la chose est », par opposition au concept d’existence qui lui définit « l’acte d’exister »
      ---------------------------------------------------------------------------------------
      Parler de l’essence des empires est se demander :
      "Qu’est ce qu’un empire".
       
      La réponse est évidente : c’est une domination, une suprématie, telle est sa caractéristique essentielle.
       
      Mais si vous vous demandez "Qu’est-ce que l’Empire", alors vous parlez d’un empire particulier, c’est-à-dire de la réalisation effective d’une suprématie. Dès lors vous ne parlez plus d’une essence en général, mais d’une existence particulière. C’est là que vous pouvez analyser les moyens employés pour réaliser cette suprématie.
       
      Donc :
      1° Essence impériale : la suprématie.
      2° Impérialisme : volonté de suprématie.
      3° Existence de l’Empire : réalisation effective d’une suprématie, actes de cette suprématie.

      4° Raisons de l’existence de cet Empire : voies employées pour parvenir à cette fin : réseaux d’influence politique (moyens humains), contrôle de la monnaie (moyens financiers), contrôle du pétrole (moyen énergétique), contrôle de l’opinion (moyen idéologique),...etc
       
      J’espère vous avoir clarifié quelques concepts de base.


  • ffi 11 septembre 2014 16:53

    2° l’affirmation : "le mondialisme découle de la mondialisation matérielle et technique".
     
    Le suffixe "-isme", en Français, désigne une idéologie, un but, une aspiration, une volonté, une finalité, c’est-à-dire un penchant (une cause qui attire et non une cause qui pousse !).
     
    Donc le mondialisme ne découle pas de la mondialisation en elle-même ; Il est une volonté de créer un empire-monde. Le mondialisme est un impérialisme qui vise le monde entier.


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 17:13

      -Il est une volonté de créer un empire-monde. Le mondialisme est un impérialisme qui vise le monde entier.

      ------> Ce qui ne serait pas possible s’il n’y avait pas eu une mondialisation préalable.

      Je ne rejette pas du tout ton approche qui fait de la volonté serait directrice des actions humaines, je pense que cela recouvre une partie de la vérité.

      Mais je crois, à mon humble niveau et sans avoir ta culture et tes connaissances, qu’il ne faut pas être mono -déterministe, il faudrait aussi s’intéresser à d’autres approches et notamment l’approche structuraliste qui consiste à dire que les structures sociales possède une organisation logique mais implicite, un  fondement objectif en deçà de la conscience et de la pensée générant certaines pratiques spontanée influençant  partiellement les actions des acteurs.

      Qu’il y’ ait des volontés de créer un empire-monde, certes, mais est ce que le contexte social n’y est pour rien ? Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’ un homme de pouvoir Burundais de créer un empire monde alors qu’ il n’ en a pas les moyens comme cela viendrait spontanément à l’ homme de pouvoir américain qui lui baigne dans un contexte qui rend la réalisation du projet possible ? 


    • ffi 11 septembre 2014 17:52

      Comment peux-tu sous-entendre que je suis mono-déterminisme, alors que je distingue deux causes ?
       
      La nature humaine implique que toute homme a une volonté.
      Or il y a des constantes dans les formes de cette volonté.
      Certains caractères sont humbles, d’autres sont orgueilleux.
      Certains caractères sont apaisants, d’autres sont agressifs.
      ...etc
       
      C’est cela que je nomme les penchants de la volonté.
      Il y a une typologie des caractères, des manières d’être.
      Où est passée la science des caractères ?
       
      Pour ma part, je ne nie pas qu’il y ait des nécessités qui poussent et obligent, ce sont les matérialistes qui nient que les penchants de l’humanité puissent jouer un rôle en politique.
       
      En effet, ces contraintes, quelle qu’elles soient, seront toujours perçues par un homme, qui y réagira toujours selon son caractère propre.
       
      Comme la palette des penchants de la volonté chez les hommes ne change pas, il y a donc des constantes en politique qui ne dépendent nullement des nécessités.
       
      Par exemple, l’impérialisme n’est vraiment pas quelque chose de nouveau... Les structures sociales et politiques peuvent changer autant que possible, l’impérialisme continuera d’exister.


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 18:24

      @ffi

      -Comment peux-tu sous-entendre que je suis mono-déterminisme, alors que je distingue deux causes ?

      ------> Méa culpa.

      -Pour ma part, je ne nie pas qu’il y ait des nécessités qui poussent et obligent, ce sont les matérialistes qui nient que les penchants de l’humanité puissent jouer un rôle en politique. 

      ------> Très bien, on est donc d’ accord.

      Pour revenir à la phrase de Qamarad « "le mondialisme découle de la mondialisation matérielle et technique », il n’a donc pas tort car la mondialisation est une contrainte qui pousse et oblige à la mondialisation.

      -Il y a donc des constantes en politique qui ne dépendent nullement des nécessités.

      ------> Je ne sais pas à quoi tu fais allusion exactement mais les constantes que je connais en politiques sont précisément liées à des contraintes et à des nécessités. 

      L’impérialisme n’est certes pas quelque chose de nouveau seulement, dans ma perception, il découle de l’existence des Etats (compris comme les structures organisationnelles humaines hiérarchiques, politiques et juridiques regroupant de plusieurs milliers à des milliards d’individus) et la compétition constantes entre eux (ce qui n’exclut pas la coopération qui est bien évidemment centrale et qui existent puisque les intérêts  convergents ne manquent pas , d’ ou l’ existence des alliances ), il en ressort des rapports de force.

      Cette compétition génère une  structure qui possède une organisation logique mais implicite, un fondement objectif en deçà de la conscience et de la pensée générant certaines pratiques spontanée influençant partiellement les actions des acteurs (cela ne veut pas dire que les acteurs n’ont aucune liberté d’action et qu’ils sont totalement prédéterminé à agir dans un sens ou dans un autre mais cette libertés est limitée par ce contexte structurel de compétition qui contraint).

      Le principal objectif poursuivi par un État dans ce contexte ultra compétitif est la recherche de la survie, et donc sa propre sécurité est garantie par la puissance. Cela implique que les États doivent augmenter leur propre puissance pour assurer leur défense et leur propre survie face à d’autres États potentiellement hostiles et plus puissants.

      Il en découle que par moment,  certains États peuvent  atteindre une telle puissance qu’ils  prennent le dessus sur les autres et établissent leur hégémonie sur les autres.

      Avec la mondialisation, alors que ce phénomène ne concernait qu’une région ou quelques régions limitrophes, il est devenu global. Le mondialisme (donc l’idéologie impérialiste globale) découle donc bien de la mondialisation.

      Cela n’exclut pas le fait que dans ce phénomène, il y’ a la volonté de puissance à prendre en compte …

      Et je ne dis pas encore non plus que l’Etat est bon ou mauvais, c’est une autre discussion, je dis simplement que leur existence implique celle de l’impérialisme.


    • ffi 11 septembre 2014 19:53

      Pour revenir à la phrase de Qamarad « "le mondialisme découle de la mondialisation matérielle et technique », il n’a donc pas tort car la mondialisation est une contrainte qui pousse et oblige à la mondialisation.

       

      La mondialisation pousse à la mondialisation ?

      Bizarre comme phrase...

      Je dirais que le progrès technique rend la mondialisation possible, mais ne l’oblige pas, de la même manière que le fait pour moi de détenir un couteau me rend le meurtre possible, mais ne m’oblige nullement à le commettre...

       

      C’est pareil pour l’impérialisme.

      L’union fait la Force. Si diriger un état puissant permet de fonder un empire agressif, néanmoins, cela n’y oblige pas. Tout dépend de la mentalité de son chef et de son élite. Or comment forme-t-on la mentalité des gens ?

      Par une spiritualité, laquelle produit une certaine disposition d’esprit.

       

      Bref, ce n’est pas parce que tu as le pouvoir de faire quelque chose que tu dois le faire. Tu peux faire le lien avec quelques questionnements d’éthique contemporains en lien avec la science...

       

      Je te rappelle la phrase de Boileau (sermon sur l’ambition) :

      "la liberté, c’est pouvoir ce qu’on veut et vouloir ce qu’on doit".

       

      Quand les lois sont pour le puissant le reflet de sa volonté, il est tenté de tout se permettre. Si tel est le cas, c’est qu’il doit ce qu’il veut, au lieu de vouloir ce qu’il doit : il devient esclave de ses caprices et de ses passions. Sa volonté est déréglée. L’ambition le dévore, il en devient maladroit.

       

      C’est la raison pour laquelle le chef d’État ne doit pas avoir à sa disposition la capacité de faire les lois, il doit suivre une loi qui lui est imposée. C’est la vertu d’avoir une loi divine à laquelle le roi ne doit rien changer. Le roi ou ses représentant ne doivent avoir que la capacité de justice, c’est-à-dire la capacité de rendre des arbitrages politiques pour résoudre les conflits sociaux, les lois étant fixées par Dieu pour l’éternité.


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 20:09

      @ffi

      -Je dirais que le progrès technique rend la mondialisation possible, mais ne l’oblige pas, de la même manière que le fait pour moi de détenir un couteau me rend le meurtre possible, mais ne m’oblige nullement à le commettre...

      Elle l’oblige puisque l’impérialisme préexiste. Dans le contexte de mondialisation, l’impérialisme devient mondialisme …

      -Si diriger un état puissant permet de fonder un empire agressif, néanmoins, cela n’y oblige pas. Tout dépend de la mentalité de son chef et de son élite. 

      ------> Et surtout des concurrents. Ce cadre concurrentiel contraint à être agressif, c’est le cas du cadre des relations entre Etats.

      Une classe dirigeante est donc forcée à avoir une certaine disposition d’esprit (si elle veut que l’Etat qu’elle dirige survive, sinon elle peut ne pas agir conformément au contexte et disparaitre).

      -Quand les lois sont pour le puissant le reflet de sa volonté, il est tenté de tout se permettre. Si tel est le cas, c’est qu’il doit ce qu’il veut, au lieu de vouloir ce qu’il doit : il devient esclave de ses caprices et de ses passions. 

      ------> Tu décris là le monde politique tel qu’il est et non tel qu’il devrait être.

      -C’est la raison pour laquelle le chef d’État ne doit pas avoir à sa disposition la capacité de faire les lois

      ------> Cela n’empêche pas que cela se fait depuis des millénaires. Tu parles de lois divines, mais dans les faits, c’est par ce prétexte que les classes dirigeantes imposent leurs lois, en faisant croire au peuple qu’elles viennent de Dieu.


    • ffi 11 septembre 2014 21:42

      L’impérialisme (versant agressif) résultant d’un penchant intellectuel, il n’est que possible. Pour qu’il débouche sur une mondialisation, il faut encore que le dirigeant d’une puissance qui puisse la réaliser ait ce penchant.
       
      C’est donc un phénomène parfaitement contingent : il n’y a ni nécessité, ni obligation là-dedans.
       
      [disposition d’Esprit d’une classe dirigeante]
      Je ne crois pas à ce genre de mécanisme.
       
      Comme il y a des gens qui même dans des conditions pacifiques sont agressifs, il y a des gens qui dans des conditions conflictuelles savent rester très calmes. C’est une question de sang-froid, de self-contrôle, de zénitude,...
       
      Pense aux martyrs chrétiens, qui malgré la menace d’une mort imminente, gardent leur dignité. Compare avec les "martyrs" du terrorisme qui sans menace aucune vont s’en prendre à la population civile.
       
      [Lois divines issues des dirigeants]
      Désolé, mais, que je sache, Clovis n’a pas écrit la Bible.


    • maQiavel maQiavel 11 septembre 2014 22:06

      Non , il est une constante dans les relations internationales. Et cela est lié au contexte concurrentiel que j’ai décrit plus haut.

      Ce n’est donc pas conjoncturel mais structurel et lié aux interactions entre Etats.

      Je te dis ceci : dans ce contexte concurrentiel, cette disposition d’esprit est une nécessité, pour survivre les Etats sont dans l’obligation d’augmenter leur puissance, ce qui est conçue comme un danger par les Etats concurrents qui sont aussi dans l’obligation de faire de même.

      Ceux qui ont une disposition d’esprit pacifique qui ne se souvient pas de la puissance de leur Etat disparaissent.

      Oui mais là on parle d’homme d’Etat dont la mission est de conserver l’existence de leur nation, pas d’hommes prêts à les sacrifier  sur l’autel de la dignité et la zénitude.


    • ffi 11 septembre 2014 23:16

      Encore une fois, avoir des armées suffisamment puissantes pour pouvoir se défendre face à l’adversité, c’est une question de prudence élémentaire pour tout État, mais cela n’implique pas pour autant l’obligation de poursuivre une politique belliciste...

       

      La paix n’est pas synonyme de faiblesse. Il faut être fort pour vivre en paix.

      L’agressivité n’est pas synonyme de force. C’est plutôt une manière de les gaspiller.

       

      Tu inventes des mécaniques qui n’existent pas et tu justifies par-là même la prodigalité de nos dirigeants. Pour preuve : les US sont en perte de puissance, et font feux de tout bois... Il en est de même pour la France.

       

      Quelle meilleure preuve qu’une ambition démesurée les dévore ?


    • maQiavel maQiavel 12 septembre 2014 12:01

      @ffi

      -avoir des armées suffisamment puissantes pour pouvoir se défendre face à l’adversité, c’est une question de prudence élémentaire pour tout État, mais cela n’implique pas pour autant l’obligation de poursuivre une politique belliciste...

      Et encore une fois : le contexte concurrentiel fait qu’augmenter sa puissance est vu comme un acte belliciste par les concurrents qui se retrouvent contraint à augmenter la leur en retour.

      Ce contexte paranoïaque fait qu’il n’existe à proprement parler pas de puissance strictement défensive.

      Je ne dis pas que c’est bien mais que les choses se présentent ainsi, qu’on le veuille ou pas.

      -Tu inventes des mécaniques qui n’existent pas et tu justifies par-là même la prodigalité de nos dirigeants.

      ------>  Il suffit d’observer le monde et lire l’histoire pour se rendre compte que ces mécaniques existent, raison pour laquelle des tas de personnes les ont théorisés depuis l’antiquité.

      Mais tu peux nier leur existence mais cela ne change pas que cela existe et que ceux qui font de la politique savent que ça existe.

      C’est précisément à cause de cela que je pense depuis longtemps que la réalité politique, ce n’est pas pour toi, tu parles d’un monde qui n’existe pas dans lequel la volonté des acteurs est centrale et dans lequel les contraintes sont minimes ou négligeables, et c’est pour moi toute la limite de ta perception de la réalité …


    • Vichy 12 septembre 2014 13:58

      "Qu’il y’ ait des volontés de créer un empire-monde, certes, mais est ce que le contexte social n’y est pour rien ? Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’ un homme de pouvoir Burundais de créer un empire monde alors qu’ il n’ en a pas les moyens comme cela viendrait spontanément à l’ homme de pouvoir américain qui lui baigne dans un contexte qui rend la réalisation du projet possible ? "

      la structure sociale est organisé par les élites mondialistes, ce que tu n’arrives pas à comprendre.

      "Pour revenir à la phrase de Qamarad « "le mondialisme découle de la mondialisation matérielle et technique », il n’a donc pas tort car la mondialisation est une contrainte qui pousse et oblige à la mondialisation."
      la mondialisation n’est aps une contrainte, la mondialisation a été faite par des multinationales pour multiplier leurs profits déjà juteux, par des législations pro-libres circulations et libérales (législations faites par les élites) et par les médias du cac 40 formatant l’opinion en faveur de la mondialisation.

      sinon l’impérialisme est une nécessité de survie mais quelle blague, c’est une contrainte lol : les us n’ont aucune contraintes à avoir fait des tonnes et des tonnes d’invasions depuis 1776, 0 menaces face à l’existence des us, 0 concurrence, c’est juste que l’élite us veut multiplier son argent et son pouvoir et installer un NOM, c’est tous. sans toutes ces guerres inutiles, le truc qui auraient changé : aucune exploitation néo-colonialiste, moins d’argent pour les élites, moins de supervision américaine dans le monde entier. les us ont toujours été impérialistes pas à parce qu’ils étaient menacés-mis en danger, ils ont toujours été impérialistes pour modeler le monde qui ne leur a rien fait de manière optimale à leurs intérêts. 0 compétitivité nuisant aux élites occidentales-us/etats c’est juste ces élites qui veulent manger le plus de gâteau possible.

      maqiavel est un collabo de l’oligarchie l’élite est impérialiste par obligation (pas parce qu’elle veut la puissance) et pour le bien de ses pays ou son pays lol

    • Vichy 12 septembre 2014 17:54
      correction :
      sinon l’impérialisme est une nécessité de survie mais quelle blague, c’est une contrainte lol : les us n’ont eu aucune contraintes à avoir fait des tonnes et des tonnes d’invasions depuis 1776, 0 menaces face à l’existence des us, 0 concurrence, c’est juste que l’élite us veut multiplier son argent et son pouvoir et installer un NOM, c’est tous. sans toutes ces guerres inutiles, les trucs qui auraient changé : aucune exploitation néo-colonialiste, moins d’argent pour les élites, moins de supervision américaine dans le monde entier basta. les us ont toujours été impérialistes pas à parce qu’ils étaient menacés-mis en danger, ils ont toujours été impérialistes pour modeler le monde qui ne leur a rien fait, de manière optimale à leurs intérêts. 0 compétitivité nuisant aux élites occidentales-us/etats c’est juste ces élites qui veulent manger le plus de gâteau possible.

      maqiavel est un collabo de l’oligarchie l’élite est impérialiste par obligation (pas parce qu’elle veut la puissance) et pour le bien de ses pays ou de son pays lol

      suite :

      le gouvernement mondial du NOM construit via l’impérialisme, est une nécessité si j’entend bien maqiavel ? l’Allemagne nazie pour survivre et face à la concurrence était obligé d’exterminer 40 millions de personnes ? l’impérialisme ce n’est pas la volonté hégémonique mais l’instinct de survie et la défense ? tous les empires monstrueux ayant attaqué en premier avaient besoin de se protéger via les conquêtes-la guerre-la barbarie même si on leur faisait rien et s’attaquer pas à leurs intérêts (différent de ne pas se laisser soumettre à aux intérêts d’un pays) ? la concurrence a nécessité l’hitlérisme-le napoélonisme-le césarisme ? mais cette concurrence face à l’impérialisme, est inexistante et l’a toujours été, la concurrence c’est si on s’attaque à un pays pas si on refuse de se faire dicter par un pays.

      "Et encore une fois : le contexte concurrentiel fait qu’augmenter sa puissance est vu comme un acte belliciste par les concurrents qui se retrouvent contraint à augmenter la leur en retour."
      je l’ai dis donc l’allemagne n’a fait que se défendre à la 2nd gm elle n’a fait que riposter à des bellicismes (étrangers) inexistants !? tous les pays que les us ont envahi ont commencé et voulu dominer leurs vues aux us ? les us aussi avec leurs guerres et leurs dépenses militaires représentant 50 % des dépense militaires mondiales, ne font que réagir face aux méchants etats russes-arabe-latinos belliqueux (c-à-d résistant à la suprématie américaine et n’obéissant pas aux us dominateurs) avec les dépense militaires de chacun des pays de ce groupe environ 50 x plus faibles en moyenne que ceux des us ?
      l’impérialisme us est obligatoire lol ? obligatoire pour faire un NOM et augmenter l’argent dans les poches des banques compagnies pétrolières et du complexe militaro-industriel us

      maqiavel l’a dit l’impérialisme devient nécessaire, il justifie donc tous les impérialismes qui ont existé.
      le mondialisme c’est l’impérialisme du futur gouv mondial aps d’un pays pour info.

    • Vichy 12 septembre 2014 17:59

      "Le principal objectif poursuivi par un État dans ce contexte ultra compétitif est la recherche de la survie, et donc sa propre sécurité est garantie par la puissance. Cela implique que les États doivent augmenter leur propre puissance pour assurer leur défense et leur propre survie face à d’autres États potentiellement hostiles et plus puissants.


      Je te dis ceci : dans ce contexte concurrentiel, cette disposition d’esprit est une nécessité, pour survivre les Etats sont dans l’obligation d’augmenter leur puissance, ce qui est conçue comme un danger par les Etats concurrents qui sont aussi dans l’obligation de faire de même."
      tu parles comme hitler et george w bush, devenir ultra-militarisé et impérialiste contre une menace étrangère imaginaire ou un danger imaginaire, à un potentiel hostile imaginaire, au nom de la sécurité de son Etat. il y a une différence entre être vigilant-défensif et devenir impérialiste-envahisseur-agresseur-belliqueux-militariste... être ultra-ultra-armé quand les autres les Etats voisins le sont vachement moins que toi, ce n’est aucunement de la survie mais menacer.

    • ffi 12 septembre 2014 20:51

      Maquavel :
      Et encore une fois : le contexte concurrentiel fait qu’augmenter sa puissance est vu comme un acte belliciste par les concurrents qui se retrouvent contraint à augmenter la leur en retour.
       
      Il n’y a que l’impérialiste qui prend une augmentation des moyens de défense d’un État pour une politique belliciste : il sait que cela peut faire obstacle à sa volonté de suprématie.
       
      S’il se méprend ainsi, c’est d’ailleurs plutôt par feinte et par propagande : pour tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage... Combien de fois les États-Unis ont-ils menti au sujet de certains chefs d’État, les accusant d’intentions bellicistes à tort ? Je me souviens encore de la fois où la traduction de Chavez recevant Amadinejad fut volontairement frelatée, lui faisant faussement dire qu’il allait balancer des fusées sur Washington... Il en fut d’ailleurs de même avec Amadinejad, lorsqu’une traduction "malencontreusement" erronée fit croire qu’il avait l’intention de balancer un missile nucléaire sur Jérusalem...
       
      Je te croyais plus attentifs aux astuces de la propagande américaine.
       
      Le simple fait de mettre en place des moyens de défense est à dessin faussement proclamé comme une volonté belliciste par l’Empire US, du fait de sa tendance impérialiste.
       
      Mais un pays non impérialiste réagirait différemment, puisqu’il ne cherche pas à mettre sous dépendance le pays qui cherche à se défendre. Un pays non-impérialiste ferait jouer sa diplomatie.
       
      C’est précisément à cause de cela que je pense depuis longtemps que la réalité politique, ce n’est pas pour toi, tu parles d’un monde qui n’existe pas dans lequel la volonté des acteurs est centrale et dans lequel les contraintes sont minimes ou négligeables, et c’est pour moi toute la limite de ta perception de la réalité …
       
      Je n’ai jamais affirmé que les contraintes sont minimes ou négligeables.
      C’est ton modèle matérialiste qui ignore complètement la volonté des acteurs.
       
      Comme je te l’ai déjà dit, mon modèle distingue deux causes :
      L’une liée aux contraintes matérielles (nécessité).
      L’autre liée aux finalités des acteurs (contingence).
       
      Affirmer que les contraintes matérielles sont une nécessité revient-il à dire que leur influence est minime et négligeable ? Au contraire.

      Dans une analyse politique, il faut savoir penser ces deux causes.
       
      L’analyse des contraintes matérielles est généralement assez facile, car les objets qu’on manie sont plutôt simples.
       
      Mais l’analyse des finalités des acteurs l’est beaucoup moins et en cette matière une bonne connaissance des méandres de l’âme humaine est indispensable.
       
      Or, tes analyses politiques manquent la moitié des causes, puisque tu ramènes tout à la seule nécessité matérielle.
       
      C’est là qu’est la grande erreur du matérialisme, comme je te l’ai déjà dit.
      Le matérialisme est borgne. On ne peut pas modéliser l’humain en société comme un objet en physique, puisque l’homme a des intentions.
       
      Mais tu me diras comme d’habitude : "les intentions des hommes obéissent à des nécessités matérielles".

      Sauf que toute la sociologie montre le contraire : puisqu’elle recourt systématiquement aux statistiques, cela montre qu’il est impossible de déterminer à priori la volonté des acteurs. Avec l’homme, nous en sommes réduit à traiter des corrélations et des probabilités : c’est la preuve que la modélisation des sociétés d’hommes ne peut se réduire strictement aux modèles issus de la nécessité, comme en physique, qui seraient déterministes. Il faut y ajouter une analyse des contingences. La matérialisme politique correspond à une époque d’idéologie scientiste, le XIXème siècle, et tu n’en es pas encore sorti !


    • Vichy 13 septembre 2014 00:27

      sur le point de vu marxiste : marx matérialiste a dit que les événements historiques sont influencés (pas forcément créés totalement) par les rapports sociaux mais a t’il dit que ces rapports sociaux viennent de nul part, d’aucune classe ou élite ? de plus maqiavel se borne à ce qu’écrit marx sans voir que marx n’a pas tous décrit de la société et que beaucoup choses ses ont passés sans qu’on puisse les comprendre en le lisant. marx l’a dit à mainte reprises que les rapports sociaux certes déterminaient l’homme mais été aussi menés ou voulus par des acteurs.


    • maQiavel maQiavel 13 septembre 2014 14:16

      @ffi

      -C’est ton modèle matérialiste qui ignore complètement la volonté des acteurs.
       

      Non , je te le répète , je ne nie pas la volonté des acteurs. Je dis que cette volonté est constamment contrainte (partiellement, pas totalement).

      -Sauf que toute la sociologie montre le contraire : puisqu’elle recourt systématiquement aux statistiques, cela montre qu’il est impossible de déterminer à priori la volonté des acteurs. 

      Bien sur puisque ces contraintes ne sont jamais totales. Mais justement, l’analyse de ces contraintes montre bien que dans des situations données, on peut évaluer la réaction des acteurs, puisque ces contraintes ne laissent qu’ un nombre restreint de choix.

      -Il n’y a que l’impérialiste qui prend une augmentation des moyens de défense d’un État pour une politique belliciste : il sait que cela peut faire obstacle à sa volonté de suprématie. 

      Non tu te trompes, il y’a aussi ceux qui craignent l’impérialisme et se considèrent en danger dès qu’un Etat augmente sa puissance.

      Il y’a d’un coté ceux qui craignent d’être dominé et de l’autre ceux qui veulent dominer, c’est la tendance générale des relations internationales …

      -Je te croyais plus attentifs aux astuces de la propagande américaine. 

      Franchement, je ne vois pas le rapport. Je ne te parle pas de propagande américaine, mais de ce qui structure les relations internationales, les américains n’ont rien inventé, depuis l’antiquité et l’émergence des premiers Etats, tout cela se fait, des personnes comme Thuclyde et bien, d’autres avaient théorisé ces phénomènes déjà observables à cette époque.

      - Le simple fait de mettre en place des moyens de défense est à dessin faussement proclamé comme une volonté belliciste par l’Empire US, du fait de sa tendance impérialiste. 

      Oui exactement et les USA sont impérialistes et c’est tout à fait logique qu’ ils réagissent ainsi , tous les impérialismes le font …

      Et je répète : l’existence même de l’impérialisme fait que tous les Etats analysent une augmentation de puissance comme suspecte et au fond comme un désirs impérialistes.

      Je ne dis pas que c’est  bien ou mal mais les choses fonctionnent ainsi , qu’on le veuille ou pas.


    • Vichy 13 septembre 2014 16:35

      "-C’est ton modèle matérialiste qui ignore complètement la volonté des acteurs.
       

      Non , je te le répète , je ne nie pas la volonté des acteurs. Je dis que cette volonté est constamment contrainte (partiellement, pas totalement)."

      non tous est contrainte depuis tous à l’heure tu nies systématiquement qu’il y a ai une liberté d’action, tu fais tous passer pour de la contrainte.

      "Bien sur puisque ces contraintes ne sont jamais totales. Mais

       justement, l’analyse de ces contraintes montre bien que dans des situations données, on peut évaluer la réaction des acteurs, puisque ces contraintes ne laissent qu’ un nombre restreint de choix."

      le truc c’est que l’impérialisme et la mondialisation c’est issu essentielemnt de la liberté d’un certain nombre d’acteurs.

      "Non tu te trompes, il y’a aussi ceux qui craignent l’impérialisme et se considèrent en danger dès qu’un Etat augmente sa puissance.

      Il y’a d’un coté ceux qui craignent d’être dominé et de l’autre ceux qui veulent dominer, c’est la tendance générale des relations internationales …"

      tu as raison, l’armement ultra-ultra-massif des us inquiète c’est parce que c’est clairement impérialiste, mais l’iran qui veut juste avoir le missile nucléaire ou de gaulle qui a armé au niveau nucléaire la france ce fut considéré par les puissances impérialistes comme de la résistance à l’hégémonie mondiale.


      "Oui exactement et les USA sont impérialistes et c’est tout à fait logique qu’ ils réagissent ainsi , tous les impérialismes le font …

      Et je répète : l’existence même de l’impérialisme fait que tous les Etats analysent une augmentation de puissance comme suspecte et au fond comme un désirs impérialistes.

      Je ne dis pas que c’est bien ou mal mais les choses fonctionnent ainsi , qu’on le veuille ou pas."

      donc le fait que les us 4 % de la pop mondiale, ont 50 % des dépenses militaires mondiales ça n’a rien impérialiste c’est juste de mauvaises idées qu’on se fait dessus ?

      le fait que l’iran puisse avoir l’arme nucléaire, les gentils usa ont juste peur que l’iran attaque mais pas qu’il s’immunise tous simplement contre l’impérialisme us armé à mort ?


    • ffi 14 septembre 2014 23:24

      MaQ :
      Comme le dit Vichy, je trouve que tu n’as de cesse de chercher des "mécaniques" en tout. Il me semble que tu penses les sociétés comme un genre de système "mécanique", où l’homme, en tant qu’homme, est absent.
       
      C’est d’ailleurs le propre du matérialisme historique de Marx.
      Marx voit un mécanisme de classes en opposition, puis, en vertu de ce mécanisme, prophétise une révolution inéluctable.
       
      Mais il y a des déterminismes propres à l’Homme, dans ses traits de caractères, ses inclinations, qui sont à la racine de la vie politique.
       
      En gros, pour moi, l’infrastructure de la société, c’est l’Homme.
      La société est la superstructure de l’Homme.
      Les hommes sont les racines, et la société le feuillage.
       
      Si la superstructure déstructure son infrastructure, elle périt.
      C’est une Loi générale.
       
      Il convient donc de connaître l’Homme pour faire de la politique.
      Si l’élite de la société propage la perversion chez les hommes, la société peut périr.
      "L’arbre tombe toujours du coté où il penche."

      Mais heureusement, l’arbre mort rejette par ses racines.


  • ffi 11 septembre 2014 17:21

    Aussi, l’information n’est plus nationale ou locale, elle est planétaire. D’un point de vue plus socio-culturel, ce village-monde tel qu’il est maintenant désigné crée un état de fait absolument inédit dans l’histoire : un métissage inter-racial sur tous les continents, propice au modelage d’individus qui, de part leur environnement, adhéreront spontanément à cette idéologie.
     
    Réflexion intéressante mais qui appelle à nuances :
    Le mise en relation de population autrefois très distantes les unes des autres, donc généralement de cultures assez différentes est en effet permis par la mondialisation, c’est-à-dire par un accroissement des moyens de déplacement, mais c’est aussi un choix politique de ne pas entraver ces déplacements, voire de les amplifier.
     
    Cependant, le métissage reste quelque chose de très minoritaire, et souvent accidentel, étant donné la difficulté qu’il y a de faire couple lorsque les habitudes culturelles sont trop différentes.
     
    Les métis sont hésitant sur la culture qu’ils doivent transmettre, celle du père ou celle de la mère ? Les choix sont d’autant plus difficiles que la distance culturelle entre le père et la mère est grande. Ils adhèrent en général assez spontanément à l’idéologie mondialiste, car c’est un moyen de ne pas choisir entre les deux cultures dont ils sont issus.
     
    De plus, le mondialisme (l’idéologie) valorise les métis car, en tant que personnalités déracinées, ils sont plus faciles à enrégimenter dans un projet d’empire-monde. Ils en sont les représentant symboliques, présentés comme une avant-garde. Mais, ça, c’est de la propagande.


  • ffi 11 septembre 2014 18:10

    La mondialisation porte en elle une logique auto-dynamique. Elle s’étend et se développe indépendamment de la stratégie des acteurs et des dynamiques de classe.
     
    auto-dynamique ? Ça veut dire quoi ? Mot inconnu au bataillon.
     
    La mondialisation est largement orchestrée.
     
    L’UE interdit aux pays d’entraver les déplacements de personnes, de marchandises et de capitaux. Elle suit l’idéologie du libre-échange, qui est le moteur de la mondialisation.
     
    Qu’une mondialisation soit éventuellement rendue possible par les progrès techniques dans un certain nombre de domaines, je ne le nie pas.
     
    Mais cela ne doit pas faire oublier que sa réalisation effective implique de mobiliser des moyens pour ce faire, et donc une volonté d’un certain nombre d’acteurs.
     
    Les choses ne sont font pas toutes seules.
     


    • Captain Flemme 11 septembre 2014 18:38

      D’abord merci Quamarad de mettre se sujet sur la table.
      Je vous conseille la lecture de son Livre "Essais" qui va bcp plus loin dans l’analyse.

      Ce que tu dis me trotte dans la tête depuis des années avant même de connaître la dissidence mais je suis aussi comme Maqiavel. Dans l’etat actuel, c’est vraiment très très dangereux. Les gens ne sont pas prêt à se défendre contre cette oligarchie et celle à venir si on fait une révolution maintenant. laisser allez est aussi risqué. Ils pensent à nous réduire à moins d’1 milliard pour économiser les ressources. Il faut dénoncer leur magouille pour se donner du temps mais avant de trouver la bonne forme de gouvernement, il faut d’abord éduquer le peuple et nous, revoir à fond l’histoire et rien que ca, ca va prendre du temps. En fait, c’est ca le truc, se donner du temps avant de décider ou on va et comment. Tout le contraire du systeme qui veut que ca aille tjrs plus vite.

      Pour ffi, sur le métissage,je le pratique en France depuis 15 ans avec une Brésilienne. Pas de tout repos mais rien de très différent d’un autre mariage car le Brésil catholique est assez proche de la France. On a les memes références culturelles globalement. Pour nos 2 filles, c’est la culture du sol qui prévaut même si on a fait beaucoup d’effort pour les rendre bilingue. Elle sont très francaises dans l’idée de ce qui fonde notre nation depuis 1000 ans.

      Ce qui veut dire que si les parents de cette immigration nord africaine qui pose problème avaient baigné dans un contexte familial ou communautaire adéquat (langue, connaissance de la France), on n’en parlerait plus. Il faut donc trouver les outils pédagogique pour les y aider, plus de respect mutuel, le respect de leur pays d’origine aussi (mais vraiment, pas en faisant semblant). Il faut redéfinir ce qu’est la France et le faire apprendre à tous y compris les "de souche" qui l’ont oublié ou en ont honte. La nouvelle génération qui a grandit dans la langue francaise va y arriver si le système n’explose pas avant mais il faut s’entraider. Ils sont Francais et vont rester quoi qu’il arrive.

      C’est pas un sujet facile entre le droitdl’hommisme qui n’a rien compris au film et les problemes economique et le tous contre tous, ca peut chauffer.

      On peut détailler. Difficile de faire dans la nuance en quelques lignes mais on a le doigt dessus smiley


    • ffi 11 septembre 2014 19:13

      C’est sûr que quand la religion est la même, c’est déjà énorme.
      Reste les habitudes alimentaires et d’autres petites choses qui n’ont l’air de rien de prime abord, mais qui comptent beaucoup dans la vie de couple (loisirs, conceptions de l’éducation,...etc).
       
      Par exemple, j’ai un ami de Père Kabyle et de Mère Catholique. Il m’a expliqué que son père est resté très discret pendant son enfance. Du coup, il a bien habitudes bien françaises.


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 20:19

      Bonsoir à vous FFi,
      Sur l’autodynamisme, c’est un vocable du matérialisme dialectique.
      Je laisse parler Georges Politzer. Dans le résumé écrit de ses cours à l’université ouvrière intitulé "principes élémentaires de philosophie", il écrit :
       "Quand on examine la fleur qui deviendra pomme, puis la pomme verte qui deviendra mûre, on constate que ces enchaînements internes, qui poussent la pomme dans son évolution, agissent sous l’emprise de forces internes que l’on nomme autodynamisme, ce qui veut dire : force qui vient de l’être lui même".
      La mondialisation possède sa force interne, son autodynamisme !
      Je ne nie pas la volonté des acteurs qui influencent leurs époques respectives. Néanmoins, un cadre général s’impose à eux, des règles implicites qui dictent les différents choix que ce soit la mondialisation ou la décadence d’un empire.
      Il y a un exemple d’empire que j’apprécie tout particulièrement : celui de l’empire ottoman !
      De la tentative du malheureux Genç osman de reprendre la main sur les janissaires aux tanzimats, l’empire était en déclin et nul ne pouvait l’enrayer. C’est en fonction de celui-ci que des choix étaient pris ; bien souvent les sultans de la sublime porte préféraient s’enfermer dans leur palais et déléguer les affaires au grand vizir tant la besogne était importante !

      Enfin, dernier point sur le lien entre mondialisation et libre-échange. La mondialisation est un processus perpétuel en ce sens que, sauf cataclysme qui nous ramènerait à l’état pré-néolithique, le progrès technique sans cesse grandissant permet une production toujours croissante et des échanges internationaux qui le sont tout autant. Le libre-échange a un effet démultiplicateur sur la mondialisation, car s’il permet de produire à un rythme exponentiel, il est source de nombreux maux sur lesquels je n’ai pas besoin de revenir. C’est, dans ce cadre, à la fois le produit d’une idéologie anglo-saxonne, ce qui n’est guère étonnant:les anglo-saxons savant pertinemment qu’ils constituent historiquement une thalassocratie et savent où sont leurs intérêts, mais aussi une stratégie d’acteurs qui s’appuie sur le savoir-faire technique et les connaissances scientifiques de l’époque.


    • Qamarad Qamarad 11 septembre 2014 20:22

      Bonsoir à vous Captain Flemme,
      Merci pour la recommandation. Je le lirai, promis ,juré ! Quand vous dîtes qu’il va plus loin dans l’analyse, aborde-t-il spécifiquement le sujet d’un gouvernement mondial et de ses institutions ?


    • ffi 11 septembre 2014 22:40

      C’est donc une reprise du concept de téléonomie, la main invisible, la sélection naturelle !
       
      Mais je ne vois pas comment la mondialisation peut avoir un "auto-dynamisme".
       
      L’auto-dynamisme ne peut s’appliquer qu’à un Être, doté d’une essence (exemple du pommier qui fleurit, fait des pommes, lesquelles tombent, pour produire un nouveau pommier).
      Or la mondialisation n’est pas un Être, la mondialisation est un chemin dans une direction.
       
      Donc vous devriez plutôt dire que l’humanité aurait une force interne, un auto-dynamisme, dont la finalité serait l’Empire-monde, dont le chemin serait la mondialisation qu’on observe.
       
      Personnellement, je ne crois pas à cette thèse.
       
      Vous savez bien que les religions proposent une finalité aux hommes.
      Le nirvana, le paradis,...etc
       
      Le mondialisme est plutôt une religiosité de l’Empire-monde, c’est un impérialisme mondain, cosmopolite. C’est clairement une religiosité de certaines élites financières, économiques et politiques.
       
      Comment ne pas le voir, étant donné l’énergie que ces élites emploient à orchestrer la mondialisation ? C’est vrai que le libre-échange est un dispositif essentiel dans ce dessein. Le libre-échange fut mis en place par une succession ininterrompues d’accords depuis un ou deux siècles.

      Il a été vendu comme moyen de la prospérité. Qui ne voudrait de la prospérité ? Il y a beaucoup d’idiots utiles qui ont adopté cette croyance, qui y ont donné du crédit. Même les socialistes au pouvoir y consentent, c’est dire !
       
      Mais en vérité, le libre-échange n’a rien à voir avec la prospérité, mais tout avec le désordre économique le plus complet. La plupart de nos richesses culturelles en France ont été bâties en dehors d’un système libre-échangiste. L’Allemagne s’est développé par la protection de son marché intérieur, les USA, le Japon, la Corée, la Chine également...
       
      Il n’y a qu’une fois que ces pays ont obtenu une industrie puissante grâce au protectionnisme qu’ils ont accepté de libéraliser et de déréguler : pour cause, les élites industrielles de ces pays escomptaient tailler en pièces les concurrents étranger !
       
      Le libre-échange n’a vraiment rien d’une fatalité, ce fut un choix politique, fait par une élite politique corrompue, consciemment ou inconsciemment, par des gens dévorés par l’ambition.


    • erQar erQar 11 septembre 2014 23:47

      bonsoir ffi
      -
      La mondialisation est avant tout l’interconnexion mondiale des flux....
      -
      Quand on parle de la mondialisation, c’est surtout ce maillage qui standardise les interconnexions de l’humanité...par exemple, un japonnais qui achète du cuivre en Australie pour fabriquer une pièce électronique qui a été réalisé par du gaz russe sera vendu en chine pour fabriquer pour assembler le téléphone coréen pour y être vendu en europe à une multinationale américaine basée au luxembourg qui enverra ce téléphone au cadre de l’entreprise d’origine canadienne qui est en expatriation au brésil pour gérer des mines de cuivre. L’ancien téléphone de l’entreprise sera redonné à la filiale africaine qui gère les mines d’uranium.
      -
      la mondialisation est une finalité et son objectif est le maillage de toute la surface du globe et augmenter la vitesse d’interconnexion que ce soit les capitaux, la marchandise ou bien les hommes...et pour augmenter ses interconnexions, il faut standardiser... Et pour y arriver, elle utilise l’avidité de l’homme en titillant son fétichisme pour la marchandise. Inutile de vous dire que indirectement son envie de capitaux est insatiable et cette faim ne sera jamais rassasié....
      -
      Donc avec logique la mondialisation est un système qui utilise toutes les forces terrestres pour arriver à ce but ultime qui est la multiplication d’interconnexion et d’entrelacs sur cette terre...un peu comme une forêt, ou bien le réseau internet.
      -
      Donc oui la mondialisation a une volonté propre qui dépasse le facteur humain.


    • Captain Flemme 12 septembre 2014 08:27

      salut Qamarad

      Je ne touche rien sur la vente smiley Je n’ai pas encore fini, je suis au début des solutions. Son constat est que le système est trop puissant pour l’affronter et parmi les 1eres solutions, il vaut mieux le noyauter de l’intérieur en créant des services de sécurité par exemple pour utiliser cet argent pour renforcer des structures hors du Système, solidarités, autonomie, résilience, compétence. J’ai l’impression que Dieudo avec l’ananassurance fait la même chose.

      Il pose aussi quelque chose de très fort, que la dissidence soit capable de récréer une base de civilisation nouvelle ou sinon on est condamné à "mourir" dans un effondrement rapide ou lent (lobotomisation)

      Lui comme beaucoup de gens dans les commentaires de cet articles et moi, on a envie de cette gouvernance mondiale pour apaiser les conflits, partager les ressources, etc ... mais le système veut concentrer le pouvoir, l’argent, l’Hubris et il en a les moyens

      On est quelque part protégé par sa cupidité qui le rend parfois stupide, ses conflits internes mais les tensions à venir vont radicaliser les choses dans les 2 camps, les lois liberticides votés aux US (post 9/11) et en France en novembre dernier en sont un exemple.

      Son analyse est brillante avec comme seul bémol, le risque de voir le Système se réapprorier son analyse pour s’en servir contre nous en noyautant et manipulant les "dissidences". Pervertie, son analyse peut aussi être utilisée pour un autre totalitarisme. Le manque de culture des peuples les rendent fragile. Sans éducation massive de la population, la situation d’une petite élite, d’une avant garde peut vite déraper.

      Quand j’aurais fini, je te ferais un signe smiley


    • Qamarad Qamarad 12 septembre 2014 08:45

      Salut Captain Flemme,

      Bien alors, en attendant le retour de la providence smiley


    • Vichy 12 septembre 2014 13:44

      la mondialisation n’a pas de volonté propre car via l’élite l’organise via une législation qui permet le capitalisme ainsi la libre circulation des marchandises-capitaux-personnes-services. les capitalistes ont fait mainte fois la guerre à des pays pour les ouvrir.


      et enfin la mondialisation vient de la volonté de faire un maximum de fric du grand capital et de la finance, c’est via la volonté des multinationales-financiers-banques qu’il y a des délocalisations et j’en passe...

      et toutes ces élites se concertent au bildebrerg, à la trilatérale, au bohemian club, au cfr et co... pour organiser la mondialisation et aussi via les médias du cac 40 pour pousser les envies vers une culture mondialiste.

    • Vichy 12 septembre 2014 18:05

      correction : la mondialisation n’a pas de volonté propre car l’élite l’organise via une législation (faite par l’oligarchie) qui permet le capitalisme et ainsi que la libre circulation des marchandises-capitaux-personnes-services. les capitalistes ont fait mainte fois la guerre à des pays pour les ouvrir.


      et enfin la mondialisation vient de la volonté de faire un maximum de fric du grand capital et de la finance, c’est via la volonté des multinationales-financiers-banques qu’il y a des délocalisations et j’en passe...

      et toutes ces élites se concertent au bildebrerg, à la trilatérale, au bohemian club, au cfr et co... pour organiser la mondialisation et aussi via les médias du cac 40 pour pousser les envies vers une culture mondialiste.

      suite :
      pareil la mondialisation politique (ue, fmi, onu, ocde, omc...) se fait par des organisations politiques dirigés par on sait qui.

      si la mondialisation est indépendante de la volonté des élites, il est impossible d’abandonner la mondialisation libérale via l’action des individus et d’entités gouvernementales ou non, ça veut dire qu’on doit y adhérer.

    • erQar erQar 12 septembre 2014 19:18

      une question vichy si je vous propose un poste bien rémunéré 10 fois le smic par exemple...et vous travaillez pour une société racheté par les saoudiens...donc les bénéfices iront pour les islamistes saoudiens, bien entendu...
      -
      Alors la question est : ou est votre libre arbitre à ce moment là ? qu’est ce qui dictera votre décision ? derrière la survie que se cache t’il ? le besoin d’exister ? mais encore...vous pouvez me dire que vous refuseriez ce poste, mais combien d’entre nous le refuserait ? très peu...voilà la démonstration qu’il y a des forces qui dépassent la condition humaine et ses valeurs culturelles et cela se résume à la mondialisation....
      -
      De plus, si il n’y avait pas d’organisme mondiale, la mondialisation aurait tôt ou tard créé une autre élite et d’autre organisme.
      -
      Donc au delà de la culture et de l’identité,une force pousse l’humanité à augmenter les interconnexions et les entrelacs à l’image des plantes sur cette planète


    • Vichy 12 septembre 2014 21:24

      ce n’est pas un argument ce que tu me sors, l’oligarchie capitaliste c-à-d les financiers, multinationales, actionnaires et banquiers délocalisent, se font des bénefs de bourse en bourse, font les lois permettant la libre circulation de tous, détiennent les médias qui promeut la world culture... la mondialisation vient uniquement de l’action de certains, je retournerais ton argument contre toi, rockefeller/Rothschild/Morgan élaborent le NOM car ils ont l’avidité d’argent et du pouvoir (en grande partie c’est pour ça), des forces les poussent à êtres horribles, mais malgré tous ces forces les poussent quand même à diriger un NOM et à organiser la mondialisme et l’esclavage financier, ainsi le mondialisme et co... c’est bien contrôlé-dirigé par des personnes.


      la mondialisation a été créé par une élite, la mondialisation dépend de l’élite, les consommateurs esclaves n’ont fait que se faire emporter par ce processus dépendant des volontés de l’oligarchie et des forces surhumaines (démoniaques) les enivrant.

      sinon je refuserais ce post, je suis croyant, j’ai des valeurs, etc...

      là tu es comme maqiavel bientôt tu diras que l’oligarchie ne contrôle rien et qu’il y en a même aucune. là tu avales al propagande en faveur du système qui vise à masquer le fait que ce système pourrit est contrôlé par un certain nombre de personnes.

    • erQar erQar 12 septembre 2014 22:01

      c’est difficile à concevoir mais je pense que la mondialisation existait avant l’homme...elle est dans l’air, la terre, la mer...dans les plantes, les animaux, les insectes, les bactéries, les virus, etc.....tous ces organismes poussent tant que faire se peut à la mondialisation. L’homme étant un outil réalisant son paradigme, il le réalise par sa colonisation de la surface du globe, par le système bancaire et par internet
      -
      J’ai compris que ces élites (sataniques) sont le plus en phase avec le paradigme de la mondialisation et c’est pour cela qu’ils sont à cette place et encore là.
      -
      Le jour ou ces élites trahiront le paradigme de la mondialisation, alors cette mondialisation les éjectera comme de vulgaire nation
      -
      C’est juste une question de bon sens, l’homme accompagne un mouvement et il est récompensé lorsqu’il est en phase avec celui -ci. Le jour ou la mondialisation est bloqué par l’hyper classe, cette mondialisation s’en débarrassera...exemple, ça marche pour poutine (identité nationale forte)
      -
      Je pense que ma différence avec maQ, c’est que la mondialisation récompense ceux qui n’ont ni valeur morale (usure par exemple) et ni identité nationale, alors que maQ pense que ce point est secondaire
      -


    • Vichy 13 septembre 2014 00:11

      tu changes le sens du terme mondialisation pour définir toute la nature. les conquêtes et colonisations ont été tous organisé par des hommes par un certain nombre de gens, mais tu l’occultes. là tu justifies tous simplement l’impérialisme financier et colonial en disant que c’est naturel que ça fait partie du paradigme humain. toutes les horreurs tu les justifie car aucun en est responsable, c’est un processus.


      une seule et même oligarchie a organisé la mondialisation ce que tu ne comprends pas, la mondialisation moderne et ultime c’est c’est l’oligarchie capitaliste actuelle qui l’a faite.

      l’hyper classe a organisé la mondialisation je t’ai donné des exemples concrets dans mes posts précédents, la mondialisation découle directement des actions des multinationales-financiers-maçons.

      on va voir dans quel camp tu es : pour toi y a t’il un complot visant à établir un NOM et gouv mondial ? réponds.



    • erQar erQar 13 septembre 2014 00:46

      on va voir dans quel camp tu es : pour toi y a t’il un complot visant à établir un NOM et gouv mondial ? réponds.
      -
      Dis donc vichy t’es pas un peu esclavagiste ? smiley
      -
      J’ai dit que l’hyper classe est en phase avec la mondialisation et la mondialisation souhaite un gouvernement mondiale afin de standardiser les échanges.
      -
      En fait c’est le complot ultime, au-delà du complot de l’hyper classe judéo-maçonnique.... smiley
      -
      J’ai dit que la mondialisation renforce une hyper classe qui n’a pas de valeur morale (usure entre autre) et qui est sans identité nationale (international si tu préfère)


    • Vichy 13 septembre 2014 01:12

      la mondialisation vient de mon cul lol ? la mondialisation qui vient de ma commode est en train de faire un gouv mondial seule comme une grande avec ses mains ? si tu es musulman tu peux peut être interpréter comme ça satan fait la mondialisation.


    • Vichy 13 septembre 2014 01:13

      l’élite fait la mondialisation qui lui profite : la conclusion.

      et depuis quand la mondialisation seule abstraite peut faire des complots pdtdr ?

    • erQar erQar 13 septembre 2014 01:29

      ha mais satan complote à chaque instant et même que ça tend smiley vers la mondialisation...mais que l’on soit d’accord, c’est vers sa mondialisation que cela tend


    • Vichy 13 septembre 2014 01:35

      c’est l’antéchrist (élite mondialiste) c-à-d les agents de satan qui font la mondialisation, pas satan.



    • erQar erQar 13 septembre 2014 02:07

      oui je suis d’accord....dans la multinationale, c’est pas le président qui fait le boulot mais ses sbires...


  • ffi 11 septembre 2014 19:02

    5°/
    [L’empire] il a plusieurs fois changé d’idéologie dont celle originelle n’est ni la réforme protestante du 16ème siècle, ni les lumières du 18ème siècle ; sa substance est ailleurs.
    L’empire britannique s’est constitué par la victoire de l’Europe du nord sur l’Europe du sud et sur la victoire de l’Angleterre sur la Hollande. Il a succédé en temps que producteur et puissance dominante à l’empire hispano-portugais par le traité de Tordecidas en 1494.
    L’idéologie impériale de l’époque est le catholicisme et son objectif est la défense des classes supérieures.

     
    Dire que le catholicisme a pour objectif la défense des classes supérieures est une erreur. On ne compte pas les hôpitaux, les orphelinats et autres oeuvres de charité créés par l’église catholique. Grande propriétaire au moyen-âge, elle logeait souvent pour des prix modiques les gens modestes ou les veuves. Il en est d’ailleurs toujours ainsi à Rome. Vous rappelez-vous des protestations qu’il y a eu dernièrement en Italie quand le gouvernement a projeté de taxer les Biens de l’Église ? Certains se sont lamentés des perspectives d’augmentation de loyer qui en découleraient...
     
    L’objectif de l’église catholique est d’évangéliser. Cela peut en effet être le support d’un impérialisme. Pour cela, elle s’est appuyée sur les gens qui avait cette capacité. Par exemple : Charlemagne au début de l’Empire Franc, ou le Portugal et l’Espagne ensuite.
     
    Pourquoi l’église catholique a-t-elle jetée son dévolu sur le Portugal et l’Espagne à l’époque ? Je suppose que c’est parce que le Roi d’Angleterre avait fondé sa propre Église, que l’Empereur Germanique avait voulu se mêler de nommer les évêques (querelles des investitures) et que le Roi de France Philippe le Bel fut en conflit avec la papauté. L’Église a donc opté pour les pays qui lui étaient le plus favorables.
     
    Ce partage est d’ailleurs certainement en grande partie à l’origine du Protestantisme. Désobéir au Pape permettait d’aller chercher sa part du gâteau en Amérique.
     
    Sur ce point de la propagation du protestantisme, en France, les villes étaient segmentées généralement en plusieurs zones, dont certaines étaient dirigées directement par l’Église, et d’autres dirigées par la Commune : une oligarchie bourgeoise élue par les habitants. Il y avait donc un intérêt direct pour la bourgeoisie à se délier du Pape : cela permettait à la Commune d’étendre son pouvoir sur les zones dirigées par l’Église.
     
    Cela dit, toute puissance impériale qui veut durer favorise les gens qui lui sont favorables, ce qui produit de fait une classe supérieure. Il en est de même pour l’empire Anglo-Saxon, lequel favorise ses réseaux d’influences. C’est la raison pour laquelle il convient de décrypter ces réseaux, ce que fait très bien Pierre Hillard.


  • ffi 11 septembre 2014 20:19

    6°) L’Europe du sud entre en crise face à la montée de l’empire ottoman. En réaction, les espagnols conquièrent l’Amérique pour y trouver de nouveaux marchés et cet empire meurt de sa victoire. Les flux de métaux précieux (80% des flux mondiaux) sont favorisés au détriment de l’économie productive, ce qui l’entraine dans une chute inexorable.
     
    A ce sujet, on peut faire un intéressant parallèle avec la situation actuelle. À l’époque, la monnaie est fondée sur l’Or et l’Argent. Les empires en question ont donc cherché à acquérir des unités monétaires pour avoir une grande puissance financière.
     
    Or, actuellement, il y a exactement le même mécanisme avec l’Euro. L’Euro est fait le plus fort possible pour avoir une grande puissance financière, ce qui permet de développer massivement les importations. Hélas, celles-ci se font au détriment des productions locales. L’économie productive s’effondre.


  • ffi 11 septembre 2014 21:18

    7°) L’empire anglo-saxon émerge alors au 17ème siècle en 1640 lorsque la monarchie des Stuart fait faillite une première fois parce qu’elle, l’aristocratie foncière , ne peut rivaliser avec une caste de marchands dont la richesse ne cesse de croître.
     
    Il manque un élément : les Empire maritimes d’Italie du Nord, Florence, Gènes et Venise, ont fini par voir leurs débouchés se réduire fortement avec l’apparition soudaine de l’Empire Ottoman et la fin des royaumes chrétiens en Oriant.
     
    Ce sont les marins de ces empires maritimes qui se sont projetés sur l’Atlantique (il fallait bien que les bateaux servent !).
     
    Christophe Colomb a commencé son apprentissage en tant que marchand au service des familles génoises Centurion, Di Negro et de Spinola [source wikipedia]. Il s’est mis au service de l’Espagne.
     
    Giovanni da Verrazzano et Amerigo Vespucci étaient Florentins. Ils se mirent au service du Roi de France pour le premier, et au service des Rois d’Espagne et du Portugal pour le second.
     
    Jean Cabot était vénitien. Il se mit au service du Roi d’Angleterre Henri VII (c’est son fils Henri VIII qui rompit avec la papauté).
     
    J’ai entendu dire que les réseaux Vénitiens se sont plutôt transportés en Europe du Nord, c’est-à-dire en Angleterre et aux Pays-bas. Venise avait déjà inventé pas mal de chose en terme de Banque.


    • Haze Haze 11 septembre 2014 22:11

      Ouais, et à cette époque les banquiers plaçaient déjà les leurs aux quatre coins de l’Europe.
      Par exemple, la banque Bracci-Cambini ( florentine ) enverra un certain Bartolomeo ( pisan ) à Lisbonne. Et en s’enrichissant grassement là bas c’est lui qui financera les expéditions de Vasco de Gama en Inde. Il fallait des mecs comme ca ou la royauté directement pour financer de telles expéditions. La plupart des nobles étaient des mecs de la terre, et investir dans un voyage incertain à l’autre bout du monde ça ne les bottaient pas. A l’inverse, les marchands italiens eux avaient ce flair et le gout du risque pour tenter des investissements pareils.


    • Haze Haze 11 septembre 2014 22:14

      Par contre ’ il fallait bien que les bateaux servent ’ n’est pas exact puisqu’ils naviguaient sur des bateaux fait pour la méditerranée. Les caravelles sont une invention portugaise.
      Il faudrait plutôt dire ’ il fallait bien que leur argent serve ’, car à cette époque, ils manquaient surement d’investissements à faire. D’ailleurs la banque Bracci-Cambini citée plus haut fait faillite au même moment. Donc tous ces marins italiens ont du aller chercher du boulot là ou il y en avait.


    • ffi 11 septembre 2014 23:03

      Intéressant.
      Sauf que Christophe Colomb a joint l’Amérique à bord d’une caraque, mot issu du génois "Carraca", bateaux du moyen-âge couramment utilisés en Méditerranée. Verrazzano et Cartier ont aussi traversé l’atlantique avec une caraque. Mais c’est un point de détail.


    • Haze Haze 12 septembre 2014 09:39

      Effectivement, la caravelle était utilisée par les portugais. De toute facon l’un et l’autre on eu recours aux savoirs italiens pour construire leurs bateaux. Le prince portugais Henrique ( Henri le Navigateur ) fondera une école de navigation à Sagres en y invitant arabes et italiens. C’est eux qui inventeront la caravelle. Je pense qu’à cette époque, fâce aux difficultés commerciales des italiens ( ottomans ect ), beaucoup ont flairé que le futur était en Ibérie et s’y sont précipités. Colomb avant de partir à l’Ouest avait fait des expéditions en Afrique ect pour rapporter des esclaves.
      D’ailleurs les italiens se donnaient à cette époque déjà à l’esclavage ( esclaves slaves achetés sur les côtes dalmatiennes ) et les faisaient déjà travailler dans les champs ( de canne à sucre en Crête et Chypre ) ou bien esclave domestique ( récupérés sur les côtes de mer Noire, soit des esclaves de type russe, spécialement des femmes ) Elles devaient surement faire tourner la tête des italiens qui étaient bien content d’en avoir une à la maison. S’en suivit de maintes et maintes histoires de bâtards, nés de ces esclaves.
      Des esclaves pour la liberté sexuelle de leurs maitres
      C’est donc très certainement les italiens qui ont fait comprendre aux espagnols et portugais les bénéfices de l’esclavage, que eux même ont découvert dans le monde arabe.


    • ffi 12 septembre 2014 21:29

      Ta réflexion est extrêmement intéressante, et je suis quasiment sur cette conception, sauf sur un tout petit point : elle est trop "généralisante". Les "italiens du nord" ciblent pas assez large d’un certain point de vue, mais pas assez de l’autre.
       
      Pas assez large, car il y avait aussi en Andalousie des marchands d’esclaves (Séville notamment). Plusieurs ports en relation avec l’Orient musulman (qui utilisait beaucoup d’esclaves) en faisait commerce.
       
      Trop large, car une société est fondée... par son fondateur et elle tend à continuer avec le pli initial. Or, il est rapporté par Wikipédia, à l’article christophe Colomb si je me souviens bien, que, dès son second voyage, Christophe Colomb ramena des Amérindiens et les vendit comme esclaves en Espagne. Cela fit scandale. C’est l’évènement qui mena à la controverse de Valladolid.
       
      Cela montre bien que Christophe Colomb n’était pas opposé en principe au commerce d’esclave. Certainement y fut-il initié lors de ses premières aventures aux services des marchands génois. Il est connu qu’il y avait à Gènes des marchands d’esclaves.
       
      Christophe Colomb a donc fondé dès l’origine une société esclavagiste en Sud Amérique. Une fois le plis pris, l’esclavage a continué en Sud Amérique et ses dépendances (Antilles et golf du Mexique). Comme la couronne Espagnole interdit d’asservir les indiens, les esclaves furent ensuite importés d’Afrique.
       
      Pour comparaison, considère Champlain : il n’a pas fondé une société esclavagiste en Nord Amérique, mais une société fondée sur le commerce entre Amérindiens et Européens. Il n’y a donc pas eu d’esclavage au Québec, puis, par extension, en Amérique du Nord.


  • marauder 12 septembre 2014 08:56

    C’est bien de parler d’un super auteur hors systeme, libre penseur, autodidacte, ca doit etre surement un homme vermeilleux vu que tu le dis cher Qamarad !

    Nan, faudrait plutot parler de se mouvement a la con qu’est egalité et reconciliation.

    l’art du mensonge, de la bétise et d’un égoiste en mal de reconnaissance.

    Jusqu’ou va ce parti de chiotte pour se brouiller les pistes ?

    Deja tres loin.


    • stabilob0ss stabilob0ss 12 septembre 2014 11:24

      Blablabla.
      T’as qu’a te faire ton article et parler des sujets qui t’intéressent hein.
      Nulle doute que tu vas rassembler des coms d’enfer.
      Ensuite, E&R n’est pas un parti et il ne peut pas aller aussi loin que tous les boulets de ton genre. Tsé, du genre des dégénérés anti-catho, modernes, porteurs de lumière et adorateurs des marchands du temple, qui commencent sérieusement à nous les briser avec leur visions universelles et leurs défécations systématiques sur le traditionnel, tout ce qui n’est pas hype et "moderne".


    • Qamarad Qamarad 12 septembre 2014 11:32

      @stabilobOss
      Une question qui me turlupine depuis un petit moment : votre avatar si sombre serait-t-il issu du manga "l’attaque des titans" ?


    • stabilob0ss stabilob0ss 12 septembre 2014 21:13

      Qamarad,
      Non du tout. Je ne connaissais pas.


  • herve_hum 12 septembre 2014 10:34

    Partant de l’idéologie mondialiste, c’est-à-dire l’idéologie de l’empire, définie comme "doctrine ou tendance politique visant à l’unité de tous les peuples considérés comme formant une communauté unique.", il l’envisage sous différents angles

    Déjà, il y a une aporie à parler d’idéologie mondialiste et d’idéologie de l’empire.

    L’empire se définit sur la base d’un système hiérarchique de type pyramidal où tout en haut se trouve un empereur avec son élite dominant des peuples. Sinon, ce n’est certainement pas un empire. Cela signifie que l’idéologie de l’empire est mondialiste par nature. Donc, dire que l’idéologie de l’empire est mondialiste est une tautologie. Sauf qu’aucun empire du passé et présent (surtout USA) ne contrôlait la Terre, sinon qu’une partie de la Terre.

    Maintenant, la mondialisation au niveau planétaire étant un fait et non une théorie, elle ne peut être réduite à une simple idéologie. Autrement dit, la mondialisation est un empirisme et non une idéologie de l’empire. La différence repose sur l’inversion du sens. L’idéologie de l’empire est une volonté de domination mondiale par une élite sur le reste de la population constituant les peuple. Alors que la mondialisation étant une réalité factuelle, ne dépend pas de la volonté d’un empire, mais de l’intégration dans la conscience des citoyens constituants tous les peuples habitant la Terre, qu’ils partagent ce même espace (et non plus seulement un empire). De fait, l’élite dominante se retrouve être l’élite parasitaire de trop, car elle se situe là où précisément il n’y à de domination que la Terre elle même.

    L’empire à besoin pour survivre et prospérer d’un système expansionniste, mais dès lors où cette expansion est nulle en terme d’espace, l’idéologie de l’empire ne peut survivre, elle s’effondre sur elle même. Or, la mondialisation est le contraire de l’expansion, elle fait émerger l’idéologie de gestion de l’espace.


  • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 12 septembre 2014 17:33

    @Qamarad "Cela va de soi : avant d’écouter un exposé quelconque, il est de rigueur de savoir quelle est l’orientation idéologique de son auteur, son parcours, sa méthode d’analyse." 


    C’est intéressant ce que vous écrivez là, car je pense que le contraire serait bien plus pertinent : écouter ce qui est dit pour en découvrir la valeur intrinsèque, indépendamment de l’origine. Car si nous commençons par nous faire une idée sur un énoncé à partir d’un jugement porté sur sa source et sa famille idéologique, nous ne serons plus capables de l’entendre sans prévention. Le propre de l’intelligence, c’est d’être une pensée ouverte et donc de ne pas se limiter à chercher en toute occasion des signes de confirmation de ces jugements antérieurs.

    Appliqué à la recherche de la vérité devant une cour de justice, imaginez la catastrophe que serait le comportement que vous préconisez. Cela signifierait que tout ce qu’un homme déclare devrait être considéré non en tant que propos plus ou moins conforme aux faits, mais d’abord à la lumière de son passé... donc un ancien voleur accusé de vol serait forcément coupable, un homme sans casier serait forcément innocent, etc. 

    Je pense donc que l’inverse exacte de votre introduction est beaucoup plus juste :

    Cela va de soi : avant d’écouter un exposé quelconque, il est de rigueur de se débarrasser de toute idée préconçue concernant l’orientation idéologique de son auteur, son parcours, sa méthode d’analyse.

    Cela étant dit, merci pour cette conférence très intéressante, que j’ai bien sûr écoutée en ayant pris soin de mettre de côté toutes mes idées préconçues sur le conférencier !

    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 12 septembre 2014 17:37

      Grrrr "de SES jugements antérieurs"


    • Qamarad Qamarad 12 septembre 2014 20:05

      @Qaspard Delanuit
      Bonjour,
      Il y a une part de vérité dans ce que vous écrivez là : il y a effectivement le risque de se focaliser sur l’homme et de projeter, à partir de cette première approche, sur le contenu ses appréhensions et idées préconçues. Néanmoins, même en l’existence de cette "déviance" possible, je persiste à croire que l’homme et son oeuvre politique surtout, ou si l’on veut ici-même le propos, sont si liés que vouloir hiérarchiser ou ordonner les deux n’est pas la meilleure approche. Elle, l’oeuvre, est toujours la résultante partielle d’un parcours, d’un vécu, d’un milieux social d’origine et d’un parti pris idéologique. Connaître le parcours et l’idéologie politique me sert à éclairer le propos. Il m’est arrivé, comme à tant d’autres, de dénicher écrits et propos qui, parce qu’ils n’explicitaient pas leurs propres soubassements, m’étaient incompréhensibles. Une fois cette démarche décrite plus haut faite, l’épais brouillard se dissipe alors et on se finalement compte que si cela avait été fait initialement, on aurait alors économiser un temps précieux. Pour donner un exemple, j’avais au départ mal compris le propos d’un Francis Cousin .La compréhension de ses influences marxiennes, debordiennes et, d’une certain façon traditionaliste et de leur agencement m’ont permis d’y voir plus clair...
       Cela requiert évidemment un effort d’élévation, c’est-à-dire prendre connaissance de l’individu tout en dépouillant les projections de notre propre esprit ; la besogne n’est pas aisée et les erreurs de jugement se greffent bien trop souvent.
      En vérité, j’ai fait une erreur fondamentale dans la formulation : "exposé quelconque". Il est vrai que cela crée ,de fait, une confusion qui ne tient qu’à mon erreur, qui est l’oubli du mot politique. Méa Culpa donc ! Il est évident que cela ne s’applique pas à un phénomène judiciaire . Et si j’ai pu, malgré une entrée en scène approximative, vous faire découvrir un autre point de vue sur la question du devenir de l’état nation, mon objectif est atteint !


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 12 septembre 2014 20:59

      Bon, je vous taquinais un peu sur la forme, en fait ! Je pense qu’on sera d’accord pour dire qu’une première écoute sans prévention, est bienvenue ; et qu’ensuite (dans un second temps) il est intéressant de replacer le propos entendu dans le contexte plus large d’un parcours intellectuel, afin d’en mieux saisir le relief. 


  • Soi même 12 septembre 2014 23:32

    Intéressant toute ces informations, en même temps , je ne vois pas où est la résistance à tous cela !
    Les gens me paraissent amorphe, fataliste, décourager !
     


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