mercredi 15 février - par pegase

Les coulisses diplomatiques de la reconnaissance de la République populaire de Chine (1964) ...

Exceptionel documentaire réalisé par le ministère des Affaires étrangères à l'occasion du 50ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la France et la République de la Chine populaire. 

 

 

En 1949, après 20 ans de guerre civile, Mao Zedong proclame la naissance de la République populaire de Chine. La question se pose alors pour les chancelleries internationales de reconnaître le nouveau gouvernement chinois. Il faudra 15 ans pour que cette reconnaissance arrive.


En 1964, sous l'impulsion du général de Gaulle, la Chine et la France établissent des « relations normales et donc diplomatiques ». Ce film raconte les tractations qui ont précédé ce geste historique.

 

Témoignage exclusif de diplomates.

 

Deux anciens ambassadeurs, Claude Martin et Yves Pagniez ont été parmi les premiers à s'installer dans cette Chine nouvelle en 1964. Leur récit sur cette épopée exceptionnelle est complété par une historienne, Christine Chaigne, juriste et sinologue qui décrit l'évolution du contexte international qui aboutira à ce « coup de tonnerre » diplomatique provoqué par le chef de l'état français.
Illustré d'images d'archives, ce film apporte à la fois un éclairage sur les enjeux diplomatiques de cette décision mais aussi une plongée dans l'ambiance de ce pays nouveau qu'était "la Chine nouvelle".

Voir également la page d'évènements sur France Diplomatie http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/doss...

 

Source :

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-la-reconnaissance-de-la-chine/analyses/les-coulisses-diplomatiques-de-la-reconnaissance-de-la-republique-populaire-de-chine.php

 



2 réactions


  • maQiavel maQiavel 15 février 19:43

    Merci pour le document. Ah le temps où la France avait encore une vraie diplomatie.

    Mais je ne vais pas pour autant tirer à boulet rouge sur nos diplomates actuels, je suis certain qu’ils ne sont pas mauvais au fond mais il y’a selon moi quelque chose qui relève de la praxis : les diplomates de notre temps ne savent pas ce qu’est la guerre !

    Les diplomates de ce temps là savaient ce qu’était la guerre, ils l’ont vécu dans leur chair, sur leur propre sol qui plus est. Il ne peut en découler qu’une compréhension profonde, intuitive et instinctive de la pratique diplomatique.

    Cette gravité tranche radicalement avec la légèreté d’une époque dans laquelle un ministre des affaires étrangères peut se permettre de déclarer devant des caméras qu’un chef d’Etat d’un pays étranger qui ne nous a rien fait, ne mérite pas d’être sur terre. Ou d’une époque dans laquelle un président de la république ose pérorer devant un micro qu’il n’est pas nécessaire de recevoir  le chef d’Etat d’une grande puissance étrangère parce que des désaccords existent.

    Ces anciens documentaires font mal parce qu’ils nous font réaliser le fossé anthropologique qui sépare les politiciens actuels des politiques d’il y’a quelques décennies seulement. Nous n’avons d’ailleurs plus de classe politique mais une classe politicienne constituée d’ agents de communications qui se disputent des parts de marché électoral sous patronage de médias biberonnés au droidelhommisme. Ces gens là ne connaissent pas la guerre (nous non plus d’ailleurs), ils font partie de générations gâtées par des parents qui ont trop souffert et qui souhaitaient oublier des années de souffrances  et de privations en reportant sur eux leur déficit symbolique de bonheur et de jouissance. Comment être un bon diplomate dans ces conditions ? C’est impossible. Les meilleurs diplomates sont ceux qui connaissent les dangers de la guerre. 


  • Et Hop ! 16 février 10:11

    maQuiavel " Ah le temps où la France avait encore une vraie diplomatie."


    Une diplomatie qui n’était pas complètement soumise à l’impérialisme agressif des Anglo-Américains.

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