Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 18 avril 11:02

Le sport est par essence une monstruosité infra-humaine quand il s’agit d’une activité répondant au seul critère de la quantité (courir plus vite, marquer plus de buts, sauter plus haut, etc.) C’est pourquoi toutes ses dérives (fric, vulgarité, violence et bêtise du public, destruction de la santé, abus sur les jeunes sportifs, réduction du corps à sa mécanique, esthétique fasciste, apologie de la puissance, destruction de la nature et j’en passe) sont contenues en germe dans ses expressions apparemment nobles et bien polies : en fait, ce ne sont pas des dérives mais l’évolution malheureusement logique d’une activité qui n’est pas humaine au départ. Un activité humaine répond au principe de qualité et ne peut jamais s’en départir car l’humanité est une qualité et non une quantité. Une activité humaine peut d’ailleurs prendre une forme physique et très musculaire, mais elle ne sera jamais réductible au spectacle de la compétition sportive, avec des performances évaluables quantitativement. Un tel spectacle qui ne stimule que l’adoration de la puissance est une pitié ! Il n’est pas digne de l’être humain parce qu’il ne s’adresse pas à l’humain en l’être. Bien sûr, si vous ajoutez de l’art au sport, c’est vraiment autre chose... cela devient tout simplement de l’art : une véritable activité humaine, qui parle aussi à la sensibilité. Le patinage artistique est bien, beau et bon (c’est une activité d’être libres) ; le lancer de marteau est complètement débile (c’est une prouesse d’esclave, de bête bien dressée ou de robot performant). Entre les deux, toutes les nuances existent, variables selon la manière de pratiquer : les randonnées en vélo sont saines, la course cycliste est stupide, etc. 


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