Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 20 mars 04:23

En termes de rhétorique éristique, Mélenchon a un point faible : dans les discussions, il a une tête et des expressions qui lui donnent par moment un air tyrannique et buté. Bref, il fait peur, et les gens n’aiment pas ça. Exceptés ceux qui veulent se venger et cherchent avant tout un chien d’attaque (vieux cocos et jeunes écolos). Tous les leaders prennent la mauvaise habitude de cultiver ce qui plaît à leurs militants... et peut repousser les autres. 

Dans un débat avec Mélenchon, un adversaire intelligent ne devra pas se situer sur le terrain de l’agressivité (dans lequel Mélenchon excelle) mais au contraire incarner le sens de la négociation et de la réforme. Il devra s’adresser à Mélenchon comme à un révolutionnaire brutal capable de sacrifier une partie de la population sans état d’âme. Pour la majorité des électeurs français, le président de la République ne doit pas être un capitaine mais un monarque. Le fait est que Mélenchon apparaît comme un meneur de troupes, et cela ne plaît qu’à une très petite partie de la population. Sarko avait aussi ce côté "capitaine" qui est resurgi en cours de mandat et il a laissé un très mauvais souvenir à la population pour cette raison (parmi d’autres). Les Français ne veulent pas d’un Sarko de gauche et même si sur le fond ce n’est pas cela que veut incarner Mélenchon, sa nature et son apparence donnent cette impression. "La France, ce n’est pas Cuba, Monsieur Mélenchon.", voilà ce qu’il va se prendre dans la poire dans les débats  smiley

De toutes façons, JLM ne dépassera jamais un plafond de verre de 15 % et il le sait (c’est suffisant pour qu’il existe politiquement et c’est ce qu’il vise : continuer à exister politiquement.)   smiley


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