Alren Alren 19 mars 13:02

@Joe Chip

Très remarquable analyse ! Vous devriez écrire plus souvent !

Je ne pense pas, contrairement à certains commentaires, ci-dessus qu’elle soit en rien caricaturale ou à charge.

Les mentalités anciennes, les souvenirs historiques tiennent une place considérable dans le comportement des peuples et de leurs dirigeants et c’est une erreur de ne pas en tenir compte pour expliquer le monde.


Ainsi les Allemands se pensent le plus grand peuple d’Europe surtout depuis leur victoire facile contre le piteux Napoléon III en 1870, qui leur a rapporté outre les minerais de fer de Lorraine, cinq milliards de francs-or qui ont "boosté" leur économie jusqu’en 1900.

Les Anglais le pensent aussi mais ils ont dû en rabattre beaucoup depuis Nelson, la reine Victoria et l’indépendance de l’Inde !


Et Merkel incarne ce sentiment d’une supériorité définitive.

D’autre part elle doit savoir que le succès économique de l’Allemagne est fragile : l’automobile et les machines-outils sont des produits maintenant accessibles à la fabrication par des pays à bas coût de main d’œuvre. L’industrie chimique qui a fait son plus grand bénéfice dans les poisons phytosanitaires est de plus en plus contestée.

La population de l’Allemagne vieillit et par définition le remplacement des travailleurs allemands par des "sudistes" est une perte de "supériorité".

Donc, elle va se crisper sur son principal acquis que sont les traités européens et le libre échange avec le monde qui lui réussit si bien à l’intérieur de l’UE. Elle veut que les produits allemands entrent partout sans entrave douanière, y compris aux USA.


Trump est bien conscient que le snobisme des Étatsuniens envers les voitures allemandes coûte très cher à l’économie du pays et souhaiterait que l’Allemagne, comme autrefois par peur du communisme et de l’URSS, reste une vassale soumise sur tous les plans mais en particulier continuant de favoriser les finances US au détriment des siennes. Mais il n’a pas de solution pour endiguer le déclin de son pays. Son refus de serrer la main de Mme Merkel est plus un aveu pitoyable d’impuissance qu’autre chose.




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