maQiavel maQiavel 18 mars 00:33

@yoananda

Non, je ne cherche pas à te convaincre non plus.Oui je sais que ton approche systémique te conduit à minimiser le facteur humain, ce ne doit pas être facile d’appréhender la chose politique dans ces conditions.

Pour ce qui est de tes mises en situation lu là tu reviens dans mon univers, comme quoi le fait qu’on ait des perceptions du monde différentes ne devrais pas empêcher le dialogue (même si le risque de se perdre reste présent. smiley

Alors pour te répondre sur la guerre, il faudrait déjà qu’on détermine de quel type de régime politique on parle car le tirage au sort est un outil qui peut être utilisé différemment à différent niveaux. Concernant Athènes qui était assez radicale dans l’utilisation du tirage au sort, elle a dominé la Grèce pendant des décennies avant de perdre contre Sparte (qui elle-même a perdue contre Thèbes qui était une démocratie).

A priori, dans nos sociétés modernes, tout dépendrait de la façon de l’utiliser mais si on l’utilise de sorte à instituer la souveraineté populaire, je pense que ce serait un plus en terme de puissance (cfr le couple sécurité / puissance ).

Mais pour te répondre de manière générale , quel que soit l’utilisation qu’on fait du tirage au sort et quel que soit le régime politique , il y’a un principe important.

A un moment donné, confronté à une menace de destruction, un régime politique même de tendance démocratique doit se doter dans ses institutions  d’une procédure de concentration des pouvoirs pour gagner en efficacité et en rapidité. Les romains appelaient cette institution « la dictature » et aujourd’hui dans notre constitution, c’est « l’état d’exception » ( il y’a aussi "l’état de siège" à un niveau supérieur ).

C’est-à-dire que dans ces circonstances exceptionnelles ou la vie de la cité est en jeu , on donne tous les pouvoirs à un chef d’Etat. Bien sur il y’a trois conditions pour établir une telle concentration de pouvoirs :

-Il faut que cette dictature soit strictement limitée dans le temps dans la constitution

-Il ne faut pas que cette fonction soit renouvelable.

 -Il faut un comité de surveillance qui a le pouvoir de destituer si nécessaire le dictateur.

Ce que je dis là est valable aussi bien pour les guerres militaires qu’économiques ( et bien entendu les catastrophes naturelles de grandes ampleurs qui nécessitent une grande réactivité).

Concernant la construction Européenne, je pense qu’avec un régime plus démocratique , nous n’y serions pas autant qu’aujourd’hui, déjà nous n’aurions jamais ratifié le traité de Lisbonne puisque les Français ont rejette la constitution Européenne par référendum en 2005 et aucun politique, lobby ou réseau n’aurait eu les moyens de nous l’imposer et celui qui aurait essayé aurait été destitué. Donc la prééminence de l’Allemagne ne se poserait pas dans les mêmes termes qu’aujourd’hui.

Pour ce qui est de la gestion des conflits, je ne suis pas inquiet du tout. 


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