samedi 28 janvier - par Arcana

Légendes Arthuriennes, Le Cycle du Graal

 

La légende arthurienne est un fond de légendes mettant en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table ronde. Elle met en scène Merlin l'enchanteur, l'épée Excalibur, Lancelot, Perceval, la recherche du Graal. Les récits de la légende arthurienne ont été recueillis et développés au Moyen Âge, puis encore réécrits par la suite jusqu’aujourd’hui. Tous les spécialistes qui se sont intéressés de manière honnête et sérieuse aux origines de la légende arthurienne se plaisent à rappeler que les grands textes qui font la matière de Bretagne, ceux qui nous racontent le roi Arthur, sont tardifs : les plus anciens datent du début du XII siècle.

 

- Mythologie Chrétienne et Celte

 

- Histoire entre Mythe et Réalité

 

- Analyse et Spiritualité

 



12 réactions


  • yoananda yoananda 28 janvier 15:20

    J’en suis à 27min, très intéressant résumé et sur les liens paganisme/christianisme.


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 janvier 16:49

      Très chouette émission. On la suit tranquillement et on apprend, c’est parfait. Ce serait mieux encore si l’auteur ajoutait des images à son propos. Le résultat serait magnifique. smiley


    • yoananda yoananda 29 janvier 16:54

      @La mouche du coche
      c’est un direct. Impossible de faire du montage en direct.


    • Arcana Arcana 30 janvier 13:16

      @La mouche du coche oui en effet mais c’est le default du direct, mes autres vidéos son illustré


  • juluch juluch 28 janvier 21:34

    Pas mal.....merci pour le partage Arcana. smiley


  • sls0 sls0 28 janvier 21:52

    J’ai lu la semaine dernière la queste del saint graal, sur 118516 mots, Arthur (Artus en vieux français) y est 32 fois, Merlin (Mellin,Mellins, Melin) 9 fois, c’est un conseiller.
    Jhésucrist revient 89 fois.
    Pas d’excalibur, à priori ce n’est pas une version celte que j’ai lu.


  • yoananda yoananda 29 janvier 16:11

    J’ai écouté jusqu’au bout.
    Très bien, instructif, bien présenté.
     
    Seule petite critique : non toutes les forêts ne sont pas Brocéliande, tous les lacs ne sont pas des miroir aux fées, pas plus qu’une simple flaque (mais autant).
    En même temps, oui, potentiellement, il y en a partout si on a les clés pour les voir. Il n’y a pas qu’une seule Brocéliande sur terre non plus.
    Il y a des lieux qui s’y prêtent plus ou moins, qui inspire plus ou moins, qui sont plus ou moins "chargés", certains pas du tout, d’autres beaucoup plus.

    Donc sur ce point, je veux pas dire que tu as totalement tort, mais pas totalement raison non plus.
    C’est pour ça qu’il a des dolmen des chromlech des menhir, c’est parce qu’il y a des lieux spéciaux, et certaines régions on plus de ces lieux ou des lieux plus puissants que d’autres régions. Il y a des lieux spéciaux partout, mais tous les lieux ne sont pas spéciaux.
    La comme ailleurs, l’inégalité règne. C’est la nature quoi smiley

    Même en ayant les/des clés, certains lacs ne donneront rien et d’autres tout sera plus facile ou bien n’ouvriront pas sur les même choses.


    • Arcana Arcana 30 janvier 13:19

      @yoananda oui je partage, certains lieux sont plus charger. Néanmoins pour celui qui apporte du merveilleux chaque lieu peut le devenir. Après certains sont vraiment enchanteurs


  • Soi même 29 janvier 17:56
    Quelques paroles de Rudolph Steiner lors d’un échanges avec les jeunes de l’Ecole Waldorf de Stuttgart, le 16 janvier 1923. Ces propos sont rapportés par le Dr W. J. Stein, qui enseignait l’histoire dans cette classe

    - Dites moi à quelle époque c’est passé ce que votre maître vous a raconté ?
    Les enfants répondirent :
    - Au moyen-âge .
    - Sans doute, dit le Dr Steiner , mais on peut préciser davantage. Voyez-vous, au récit des aventures de Parzival, on peut très bien reconnaître l’époque du huitième au neuvième siècle [1]. Ce furent des temps sanglants. Les hommes étaient habitués à vivre dans le sang. Partout s’étendaient encore des forêts sauvages. On se battait dans ces forêts. Partout on y consommait encore des sacrifices sanglants. A travers ces forêts passaient de temps à autre des figures lumineuses et claires, vêtues de cuirasses éclatantes. Lorsqu’elles s’approchaient des lieux où habitaient le hommes dans la forêt, ceux-ci se rassemblaient et discutaient entre eux et cessaient de se battre et de piller.
    Ces chevaliers passants, qui apparaissaient de temps à autre dans leur cuirasses brillantes, faisaient régner à cette époque sanglante un ordre sanglant. Le centre de cette chevalerie dispersée en tous lieux, c’étaient les chevaliers du roi Arthur, ou, comme on peut encore les nommer, « les chevaliers au glaive ». Leur centre de rayonnement était dans le nord de la France et en Angleterre. Mais il y avait à cette époque d’autres chevaliers. Réfléchissez bien : Les chevaliers d’Arthur étaient les chevaliers du Glaive. Que peuvent bien avoir été les autres chevaliers ?
     
    Le Dr Steiner laissa les enfants chercher. Il les aida jusqu’à ce qu’enfin l’un des écoliers déclare :
    - Les autres étaient les « les chevaliers du Verbe ».
    - Oui, vraiment, dit le Dr Steiner, cela est tout à fait juste. Les autres étaient véritablement des « chevaliers du Verbe ». Le verbe, la parole, c’est aussi une épée, mais une épée peu ordinaire. La parole, c’est l’épée qui sort de la bouche de l’homme [2]. Et voyez-vous, c’est de cette épée qu’il est question ici.
    Le Dr Steiner me prit le livre des mains et commença à lire, interrompant sa lecture par des explications [3] :
     
    "l’épée supporte le premier coup, mais au suivant elle se brise"
     
    - L’épée du Graal, dit le Dr Steiner, se brise quand elle vieillit. Il faut alors la rapporter à la source ce dont il ne reste que des fragments transmis par la tradition. Le passé doit être rajeuni à la source de vie. C’est là, à la source de l’esprit que l’épée du Graal se reconstitue [4].
     
    Si tu la porte à la fontaine,
    Elle redeviendra neuve par la Vertu de l’Eau.
    Mais prends le flot de la source
    Au rocher, avant que la lumière ne la touche

     
    Comme nous poursuivions notre lecture, commentant les passages, il fut également question de la source, de la fontaine. Wolfram la décrit ainsi : Sur la fontaine il y avait une boule, sur cette boule était assis un dragon. Le Dr Steiner dit alors :
    - Le dragon qui est assis sur la fontaine dont jailli la source, représente la sauvagerie des hommes de cette époque. Cette sauvagerie, qui est celle des forces du sang, Parzival doit la vaincre [5].
     
    Voyant que le Dr Steiner était prêt à dire encore bien des chose, je formulai une question à laquelle nous n’avions pas encore trouvé de réponse. J’avais fait remarqué aux enfants que dans Parzival certains événements sont décrits plusieurs fois. Par exemple, la double rencontre de Parzival avec Yeschute, l’épouse du duc Orilus. Puis la rencontre avec Sigune, ou celle avec Kundry, ou encore la double arrivée de Parzival au château du Graal etc. J’interrogeai donc :
    - Monsieur, nous n’avons pas pu nous expliquer pourquoi dans le Parzival, les mêmes scènes se trouvent deux fois, et la seconde fois plus pures, plus nobles, meilleures.
    Alors le Dr Steiner répondit :
    - Si les scènes du Parzival apparaissent toujours deux fois, c’est parce que d’abord, on y revit le passé. On s’aperçoit alors qu’il est stérile. Ensuite, se produit une rénovation, les faits sont rénovés à la source de l’Esprit et deviennent alors féconds. D’ailleurs, toutes les scènes du Graal ont un double sens, historique d’une part et universellement humain d’autre part. L’être humain, par exemple, doit toujours retourner à la source, comme Parzival, qui reste en liaison avec la source de l’esprit en envoyant constamment les chevaliers qu’il a vaincu à la femme qui veille sur la source.
     
    Telles sont les paroles que prononça alors le Dr Steiner."
     

    Notes :

    [1] Le consensus universitaire veut que le Arthur historique ayant inspiré toutes ces légendes soit un personnage du sixième siècle

    [2] Symbole classique tiré de l’apocalypse de Jean. Très important pour comprendre la signification de certaines épées dans le conte du Graal : pourquoi le héros reçoit une nouvelle épée, pourquoi elle se brise, comment une mauvaise épée est restaurée en une bonne épée...

    [3] Parzival livre IV, les explications de Sigune concernant les propriétés de l’épé que Parzival a reçue au château du Graal

    [4] Steiner ne décrit pas là quelque chose qui a trait au pouvoir de la parole d’une personnes, mais plutôt le nécessaire processus de régénération qui est entrepris lorsqu’une nouvelle communauté initiatique se manifeste dans la matière. Elle apporte un nouvel enseignement, tiré de la source de l’Esprit, la gnose, dans lequel on retrouve les traces laissées par les enseignements du passés réactualisés.

    [5] Il est évidant que ce dragon est également présent en chaque homme et que ce récit ne relate pas (seulement ?) les aventures d’un Perceval historique mais décrit les étapes d’un processus intérieur comme Steiner le précise un peu plus loin.


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 janvier 19:56

      @Soi même
      "Ce furent des temps sanglants. Les hommes étaient habitués à vivre dans le sang. Partout s’étendaient encore des forêts sauvages. On se battait dans ces forêts. "

       smiley smiley Votre docteur bidon, vous pouvez vous le garder. smiley smiley


    • Soi même 29 janvier 20:08

      @La mouche du coche de la par d’une mouche c’est tous un honneur.


  • pegase pegase 30 janvier 02:50

    @ l’auteur,



    Attention, Merlin n’est pas une légende, ce personnage a réellement existé, c’est Merlin qui est l’auteur des fameuses prophéties concernant une "pucelle" de Lorraine venue pour délivrer la France, une pucelle étant à cette époque non pas une fille vierge, mais une servante — ou du latin "puella" jeune fille en âge de se marier — souvent les deux à la fois ..

    Ces Prophéties de Merlin auraient été délivrées par l’Enchanteur à Vortigern, un des principaux souverains de Bretagne au Ve siècle (vers 425), lors de son exil au Pays de Galles. Elles ont d’abord circulé sous forme orale avant d’êtres mises en vers en langue vernaculaire. Vers 1135, Geoffroy de Monmouth, alors magister au Collège Saint-George d’Oxford, les traduit en latin. Sa traduction circule d’abord de manière autonome avant d’être incorporée (vers 1138) à son Historia Regnum Brittannie dont elle constitue le quatrième livre – ou les paragraphes 111 à 117 selon les éditions.

    La Bibliothèque d’agglomération de Saint-Omer possède une édition ancienne de l’Historia regum Britanniae, contenant les prophéties (cf. les illustrations ci-dessous). Ce volume est paru chez Josse Bade à Paris en 1517. Cette édition est reliée en un recueil factice avec une édition d’Orose imprimée à Paris chez Jean Petit en 1506.

    Source :

    http://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/jeanne-darc/

    Voir aussi : 

    https://medievales.revues.org/5800

    Enquêtes sur les Prophéties de Merlin

    http://www.yoran-embanner.com/contes-legendes-et-mythologie/7-enquetes-sur-les-propheties-de-merlin.html


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