samedi 30 juillet 2016 - par Zatara

Le point de vue de Gaël Giraud, Chef économiste de l’AFD

Comment caractériser le monde d’aujourd’hui, d’un point de vue économique ? Quelles solutions mettre en place pour éviter l’effondrement ? En quelques minutes, avec son franc-parler, Gaël Giraud ( Agence Française de Développement ) nous donne quelques clés de compréhension et d’action...

 

 



11 réactions


  • sls0 sls0 30 juillet 2016 15:26

    Il ne parle pas souvent, il est peu entendu. Ca fait quelques années que je regarde ses chiffres, il maitrise son sujet.
    C’est depuis les années 70 qu’on le sait, à 80-90% on savait pour le stock des ressources et que l’on pouvait estimer quand on se paierait le mur avec 10-15% de précision. On peut continuer à faire l’autruche et faire des plans sur la comète, lutter idéologiquement contre une simple règle de trois c’est pas gagné.

    Quand on voit les discussions sur l’éolien, le nucléaire, les autoroutes,ect, bref toutes discussions de personnes bien installées dans une vie relativement confortable ça fait parfois sourire. On va bientôt gicler de notre confort.
    Flicage pour le terrorisme ? Dans quelques années ça servira pour les français qui ont tendance à râler quand on touche de trop à leur confort et que leurs derniers sous iront dans des multinationales.

    Dormez braves gens, on veille sur vous. Pétrole et ressources, c’est les trente glorieuses, la classe moyenne, on est parti pour les trente piteuses, pas sûr que la classe moyenne soit encore nécessaire.

    Je vis dans un pays avec un PIB de 10.000$ par habitant, il y a plus de sourires qu’en France, on est pas malheureux. 10.000$ c’est ce qu’aura le français moyen dans le futur, vous inquiétez pas vous garderez cet excellent outil pour l’abrutissement des masses qu’est la télé.


  • CoolDude 30 juillet 2016 22:54

    J’ai regardé la conférence de la chaîne youtube associé cette vidéo (Association Adrastia).

    Peak oil annoncé entre 2020 et 2050. 2020, c’est demain... Pfff...
    Avec l’actualité du moment, j’avais oublié cette affaire.

    Il va falloir vraiment s’accrocher dans les années qui viennent.
    Entre la crise énergétique, économique, écologique, les conflits !


  • yoananda yoananda 31 juillet 2016 00:05

    Très bonne intervention.
    Gael Giraud fait partie de cette nouvelle vague d’économistes qui relient ENFIN économie et énergie.
    C’est lui qui à mis à jour le lien de co-intégration entre le PIB et l’énergie et revue à la (forte) hausse l’élasticité PIB / énergie (qui passe de 10 à 60%).
     
    On débouche évidement sur le sujet du pic pétrolier. Sujet passé de mode à cause de la surproduction actuelle (malgré le fait qu’on puisse justement interpréter ce surplus comme un signal de ce fameux pic !) de pétrole.
     
    On peut attendre que le sujet reviennent de lui même dans l’actualité mais ... en vérité je vous le dis, si la thèse du pic pétrolier est avérée, la prochaine fois que vous en entendrez parler dans un grand média, il sera (beaucoup) trop tard, car l’heure tourne, et il se pourrait qu’on ai déjà franchi ce pic.

    Je peux expliquer en détail, si vous le souhaitez, mais c’est un sujet long et complexe. Les libéraux et les économistes classiques ont de nombreuses objections tout à fait valables qu’il faut traiter avant d’aborder le fond de la question. Tout dépends du niveau d’information des interlocuteur sur cette question.


  • Maître Carré (---.---.21.85) 31 juillet 2016 16:50

    Voilà le genre de désinformation qui accroche : Mélanger des problèmes réels à des problèmes fictifs.

    Il dit : « Le climat de bordeaux dans une génération, c’est le climat de Séville aujourd’hui » Qu’en sait-il ? Il relaye l’arnaque climatique ?

    Il dit aussi, en substance, que les finances dégradées ne permettront pas de surmonter les problèmes. Il suppose donc que l’ordre mondial actuel, empêtré par les problèmes insurmontables qu’entraînent les financements étrangers à intérêts, perdurera. C’est une grave erreur car la première chose que feraient les peuples devant les catastrophes qu’il prédit, seraient de se financer en interne, à taux d’intérêt nul.


    • Zatara Zatara 31 juillet 2016 17:08

      @Maître Carré

      Voilà le genre de désinformation qui accroche : Mélanger des problèmes réels à des problèmes fictifs.

      problèmes fictifs ? de quels problèmes fictifs parlez vous ?

      car la première chose que feraient les peuples devant les catastrophes qu’il prédit, seraient de se financer en interne, à taux d’intérêt nul.

      et ça serait autorisé par le gouvernement sans que les banques se mettent à broncher.... et bien, c’est très joli votre truc... dans le genre fictif...


    • Maître Carré (---.---.21.85) 31 juillet 2016 17:26

      @Zatara
      Je pense simplement que devant des problèmes catastrophique, les peuples reviendraient au bon vieux bon sens. Les banques qui prêtent contre des intérêts appartiennent au monde de l’arnaque, pas au monde du bon sens, et continuer l’arnaque entraînerait la disparition inévitable de tout le monde.

      Mais les problèmes soulevés par l’intervenant, en particulier le climat supposé dans xx années, sont largement fictifs. De même que la montée du niveau océanique ou la fonte des glaciers. S’il est vrai que certains glaciers fondent, d’autres se remplument. Le niveau océanique évolue constamment, monte une année et descend l’année suivante… De même le pic pétrolier est largement imaginaire, puisque, d’après les spécialistes russes ou ukrainiens, c’est la terre elle-même qui fabrique continuellement ce produit abiotique.

      Par contre, l’intervenant n’aborde pas les vrais problèmes qui détruisent la vie, et qui sont pourtant résolvables, comme la pollution des plastiques dans les océans.


    • Zatara Zatara 31 juillet 2016 19:53

      @Maître Carré
      merci d’avoir précisé votre avis


    • yoananda yoananda 31 juillet 2016 21:01

      @Maître Carré
      pour le climat, c’est en effet un problème "fictif".

      pour le pic pétrolier :

      "De même le pic pétrolier est largement imaginaire, puisque, d’après les spécialistes russes ou ukrainiens, c’est la terre elle-même qui fabrique continuellement ce produit abiotique."

      cet argument ne tient pas l’analyse. Le pétrole "abiotique" existe (peut-être) mais de manière marginale.

      D’abord, ce n’est pas avec cette théorie qu’on a trouvé les gisements actuels. Il y a de nombreuses objections à cette théorie (notamment pour expliquer pour CERTAINS - et pas tous- puits se remplissent). Enfin, même si c’était vrai, ça ne changerait rien : le rythme de re-remplissement est trop faible vu le rythme d’extraction actuel.

      Bien sûr, c’est un sujet qui demanderait plus de développement que ces quelques lignes. C’est juste pour montrer que c’est largement insuffisant pour pouvoir qualifier le pic pétrolier "d’imaginaire".

      Comme je le disais, c’est un sujet qui demanderait un livre entier pour répondre à toutes les objections de manière rigoureuse.

      Dans l’absolu il faudrait même traiter la question des énergies libres ... j’espère qu’on n’ira pas jusque la  smiley


    • jeannedarc (---.---.136.29) 17 août 2016 09:45

      @yoananda

      bonjour, je suis quasiment ignorante du sujet mais j’aimerais bien savoir ce que sont les "énergies libres"

      et mon ignorance m’amènerait à me dire que certes, la nature produit des énergies fossiles en continu mais qu’on s’est amplement servi sur des stocks qu’elle avait mis très longtemps à produire (ou me trompé-je ?)


  • yoananda yoananda 1er août 2016 12:10

    dommage qu’il ai si peu de réactions sur ce sujet.


    • sls0 sls0 1er août 2016 19:03

      @yoananda
      On a tellement pris l’habitude de réagir à l’émotionnel que la partie raisonnement du cerveau s’en trouve atrophiée. On est plus équipé pour réagir.

      Un siècle de markéting ça laisse des traces.


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