mardi 21 juillet 2015 - par maQiavel

L’histoire du processus constituant en Bolivie

Voici présenté en vidéo un résumé de l’histoire du processus constituant qui a eu lieu en Bolivie , du contexte de sa mise en place et de son exercice.

 

Vidéo, qui a été filmée à l’occasion du débat du 14 janvier 2015 organisé par le collectif 6ème République Paris XX.

 

 

Index chronologique :

 

00 : 00 : Introduction

 

01 : 25 : Contexte géographique, historique et ethnographique

 

09 : 35 : Privatisation et guerre de l’eau, guerre de la terre, guerre du gaz

 

14 : 10 : Nécessité d’un nouveau pacte social.

 

14 : 50 : Historicité du processus constitutionnel

 

26 : 00 : Aspect positif du processus constituant : constitutionnalisation de la propriété des ressources naturelles, reconnaissance des peuples autochtones, constitutionnalisation des libertés fondamentales, mécanisme de participation directe de la population dans les affaires publiques, instauration d’un quatrième pouvoir constitutionnel (organe électoral).

 

28 :15 : Aspect négatif du processus constituant : problèmes d’application de la constitution et des lois, maintien du monopole politique des partis, existence du principe constitutionnel d’obligation de vérité des médias mais question de la propriété des médias non abordée dans la constitution, création et émergence d’une nouvelle oligarchie, inégalité du système fiscal

 

Sources :

Elias S

Blog du plan C, pour une constitution citoyenne écrite par et pour tous les citoyens

 



24 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 juillet 2015 10:34

    @maQiavel

    P.-S. :
    "ils éliront les politiques correspondants, bons ou mauvais,avec ou sans Référendum d’Initiative Citoyenne ! ! !



    • maQiavel maQiavel 21 juillet 2015 11:02

      @Jean-Pierre Llabrés
      Non puisqu’ ils ont des référendum révocatoire.

      En d’ autres termes , lorsque les Boliviens se sentent trahit par un élu , ils ont le pouvoir de le démettre , pouvoir que nous autres ne possédons pas. 

      Et pour mettre en place une mesure , ils n’ ont pas besoin de faire confiance à un élu ( ce qui est d’ une naïveté incommensurable par les temps qui courent) puisqu’ ils peuvent lancer des référendum d’ initiative populaire.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 juillet 2015 13:06

      @maQiavel

      De nous deux, qui est le plus naïf ?...


    • maQiavel maQiavel 21 juillet 2015 13:07

      @Jean-Pierre Llabrés
       Le plus naïf est celui qui fait confiance en des élus et ce n’ est pas moi ...

      Je ne vous attaque pas , sincèrement je le pense ...


    • La mouche du coche la mouche du coche 21 juillet 2015 14:20

      Bon. Ce monsieur n’a pas obtenu grand chose.


    • maQiavel maQiavel 21 juillet 2015 14:25

      @la mouche du coche
      Je n’ ai pas compris ...


    • La mouche du coche la mouche du coche 21 juillet 2015 18:26

      @maQiavel
      Ben il parle bien mais quand on l’écoute, on s’apercoit qu’il n’a pas obtenu grand chose de concret, juste des lois de reconnaissance, pas des avancées significatives. (exemple sur les ogm)


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 juillet 2015 18:28

      @maQiavel

      OK. J’assume d’être le plus naïf.

      "Je ne vous attaque pas"
      Je ne me sens pas attaqué : nous sommes simplement en désaccord.
      ======================================================

      "Je n’ en suis même pas à remettre en question votre projet pour la refondation du capitalisme."
      Vos commentaires sur mon projet m’intéresseraient.





    • maQiavel maQiavel 21 juillet 2015 18:35

      @la mouche du coche
      Mais que crois tu ? Que les choses se passeraient comme dans un dessin animé , un film ou un roman par une transformation radicale du système.

      Il va falloir arrêter de fantasmer sur ce mythe du grand soir , dans le réel , les choses changent petit à petit , étape par étape , combat par combat , on recule d’ un pas on avance de deux pas et ainsi de suite.

      Pas obtenu grand chose de concret ? Certes , la Bolivie n’ est pas devenu un pays parfait , les boliviens ne changeront pas le monde mais les conditions de la population s’ est amélioré malgré les difficultés , cela est un fait. 

      @Jean-Pierre Llabrés

      En fait , je n’ en vois pas l’ intérêt , on parlerai dans le vide car ni vous , ni moi , ni les français n’ ont le pouvoir de faire appliquer votre programme. 

      Si nous avions le pouvoir , nous pourrions en débattre car nous serions en mesure de la mettre en place , ce qui n’ est pas notre cas aujourd’hui.



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 juillet 2015 18:41

      @maQiavel

      Vraiment ? Ne peut-on en débattre ?
      La réalisation du projet ne se fera pas de notre vivant...
       smiley


    • maQiavel maQiavel 21 juillet 2015 18:41

      @Jean-Pierre Llabrés
      Ça pourrait se faire de notre vivant ... si nous avions le pouvoir.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 juillet 2015 18:48

      @maQiavel

      Oui.
      En attendons, nous pouvons débattre ! ! !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 juillet 2015 18:51

      Erratum :
      En attendant...


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 21 juillet 2015 21:44

      @Jean-Pierre Llabrés

       

      Il y a deux choses à ne pas confondre mais toutes deux nécessaires en politique :

       

      1 - Avoir des idées intéressantes à expérimenter, comme vous en avez en matière d’administration de l’économie et de fiscalité. (Le principe du Dividende Universel est une idée effectivement très séduisante.)

       

      2 - Trouver les moyens d’atteindre la sphère de décision politique.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 juillet 2015 07:46

      @Qaspard Delanuit
      "Trouver les moyens d’atteindre la sphère de décision politique"

      Cela fait des années que je m’y emploie...


    • maQiavel maQiavel 22 juillet 2015 11:07

      @Jean-Pierre Llabrés
      Dans nos conditions institutionnelles , ce n’ est pas possible ...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 juillet 2015 11:20

      @maQiavel

      Mais si ! ! !
      La difficulté vient essentiellement de l’incompétence des politiques.
      Quand le peuple le voudra, il pourra élire des politiques compétents.


    • maQiavel maQiavel 22 juillet 2015 11:33

      @Jean-Pierre Llabrés
      Les politiques ne sont pas incompétents , ils servent des intérêts autres que ceux des gouvernés.


  • jeanpiètre jeanpiètre 22 juillet 2015 15:51

    intéressant, il ne suffit pas d’inscrire liberté égalité fraternité sur le fronton de chaque mairie pour que cet idéal soit réalisé , et il nous démontre que ce n’est pas une constitution qui peut bouleverser à court terme un état de fait.

    On peut faire des remarques sur le processus politique en marche dans la plupart des pays d’amérique latine, mais face au processus occidental de démantèlement des contre pouvoirs "démocratiques" mené dans la parfaite indifférence de notre côté de l’atlantique, la moindre des chose est de le faire en totale humilité.
    Ce sont comme nous des vassaux des US , mais au moins ils affichent une volonté réelle de s’en dégager

    • maQiavel maQiavel 22 juillet 2015 16:17

      @jeanpiètre
      -il ne suffit pas d’inscrire liberté égalité fraternité sur le fronton de chaque mairie pour que cet idéal soit réalisé 

      ------> Evidemment. 

      -et il nous démontre que ce n’est pas une constitution qui peut bouleverser à court terme un état de fait.

      ------> Tout dépend de ce que l’ on entend par "constitution".

      S’ il ne s’ agit que d’ un texte écrit qui décrit l’ organisation des pouvoirs publics , non ce n’ est certainement pas de l’ ancre sur du papier qui peut changer quoi que ce soit à court ou même à long terme.

      SI par contre , il s’ agit de la source de la légitimité de l’ organisation des pouvoirs publics , cela change tout à très court terme.

      Simplement parce que les collectivités humaines n’ obéissent pas à un pouvoir qu’ elles ne considèrent pas légitime ( raison pour laquelle l’ une des premières préoccupation de tout pouvoir politique est de se rendre légitime aux yeux de la collectivité).


    • jeanpiètre jeanpiètre 22 juillet 2015 21:04

      @maQiavel
      Les collectivités humaines denses sont surexposées aux messages du pouvoir, un enfant intègre la plupart des logos des puissances globales bien avant de savoir lire voire parler. La légitimité de certains acteurs essentiels qui se partagent les marchés de l’argent, de l’énergie, de l’alimentation etc., est donc intérieurement acceptée par la collectivité.

      C’est pourtant de ce côté qu’il faut chercher une des principales entrave à l’efficacité d’un texte juridique reconnu par la collectivité , face à une gestion venant d’intérêts générés par le corporatisme mondial


    • maQiavel maQiavel 22 juillet 2015 21:18

      @jeanpiètre

       

      -Les collectivités humaines denses sont surexposées aux messages du pouvoir, un enfant intègre la plupart des logos des puissances globales bien avant de savoir lire voire parler. 

       ------> Pourtant, on a vu au cours de l’ histoire des collectivités changer leur représentation au niveau de la légitimité du pouvoir.

      Je pense que précisément, nous vivons une de ces époques. Il suffit de demander aux gens s’ ils considèrent que les pouvoirs actuels sont légitimes pour s’ en rendre compte.

      -La légitimité de certains acteurs essentiels qui se partagent les marchés de l’argent, de l’énergie, de l’alimentation etc., est donc intérieurement acceptée par la collectivité.

       ------>Pour revenir sur le cas de la Bolivie, cet exposé nous montre bien que le processus constituant s’est enclenché en réaction à la perte de légitimité de ces acteurs dans la représentation d’une large frange de la population Bolivienne.

      -C’est pourtant de ce côté qu’il faut chercher une des principales entrave à l’efficacité d’un texte juridique reconnu par la collectivité , face à une gestion venant d’intérêts générés par le corporatisme mondial

      ------> Bien sur mais la vie est faites d’entrave et la politique est un combat.

      Ce serait trop facile sinon. smiley


  • jeanpiètre jeanpiètre 22 juillet 2015 21:54

    Les forces qui vassalisent le politique au sens large sont bien identifiées, et si la collectivité veut obtenir un minimum de poids dans ce combat, à part développer une économie alternative plus efficace pour l’ensemble de ses membres, seule condition d’adhésion massive, les autres solutions ne peuvent qu’échouer , à part temporairement et localement , en fonction des ressources en matières premières.


    Puisque ces forces sont sans nation, même un pays qui s’y oppose ne fera que le servir, et je pense plus à cuba ou l’iran qui gouttent au baiser de la mort qu’à la grèce.... je suis assez septique sur une solution nationale, qui n’est qu’une barricade au milieu d’une armée se nourrissant de combats.

    il serait intéressant de voir la réaction de chouard sur cet exposé , montrant les limites de l’outil constitutionnel.



    • maQiavel maQiavel 23 juillet 2015 11:05

      @jeanpiètre

      -Les forces qui vassalisent le politique au sens large sont bien identifiées, et si la collectivité veut obtenir un minimum de poids dans ce combat, à part développer une économie alternative plus efficace pour l’ensemble de ses membres, seule condition d’adhésion massive, les autres solutions ne peuvent qu’échouer , à part temporairement et localement , en fonction des ressources en matières premières.

       ------> Il faudrait déjà que les forces qui vassalisent le politique autorisent le développement d’ une économie alternative , ce qu’ évidemment elles ne feront pas .

      Pour pouvoir développer cette économie alternative, il faut donc forcer les forces dont vous parlez. Pour forcez ces forces, il faut un rapport de force.

      Ce rapport de force passe par le processus de légitimation, et le socle de ce processus de légitimation peut être la constitution.

      les limites de l’outil constitutionnel.

      ------> Nous vivons dans un monde limité, tous les outils ont leurs limites. Je ne pense pas que le fait de savoir que l’ outil constitutionnel en a change quoi ce soit …

       


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